Malgré les dissimulations morbides du Pouvoir qui souhaite le black-out afin de ne jamais rendre compte de son incurie, on en sait un peu plus sur l’environnement des assassins du père Hamel et sur la filière en cause.
On apprend que l’action a pu être pilotée ou suscitée par le biais de « conversations » . Une fois de plus on ne peut que s’étonner que malgré les surveillances, malgré les contrôles, malgré la réduction considérable des droits et des libertés des citoyens , aucune action n’ait été entreprise avant les crimes. Ce qui importe, c’est le mot « avant ». Tout se passe comme si les responsables, dans leur coin, accumulaient des informations, des savoirs, mais que ces collectes n’étaient jamais utilisées.
L’argument est toujours le même, « on ne peut mettre un policier derrrière chaque personne suspecte ». Mais compte tenu des moyens déployés et du coûts de ces moyens , une question alors se pose: combien y a t il de personnes suspectes, y en a t -il tant que cela pour que l’on ne puisse rien préventivement contre elles?
Nous sommes face à un double discours; d’un côté quand il s’agit d’agir « ils sont trop nombreux », mais quand ils ‘agit de politiser, « ils ne sont qu’une poignée ». Et puis face à la débauche cosmétique de moyens qui n’en sont pas, comme les patrouilles tous azimuts, ne convient il pas de s’interroger: et si au lieude vouloir prouver que l’on agit, on agissait? Si on abandonnait cette cosmétique criminelle et coûteuse ; voire névrotique? Tout est fait pour donner un spectacle, montrer la sécurité alors que rien en profondeur n’est mené à bien. Et si on stoppait la politique pour faire un peu de vraie sécurité?
Autre question: quand on sait la valeur du renseignement, l’importance des informations comment se fait il que tous les terroristes soient tués même quand ils ne mettent en danger la vie de personne , avec des armes quelquefois dérisoires.
La détention et les interrogatoires sont fondamentaux, les militaires américains l’ont souvent rappelé, non seulement pour accéder aux informations matérielles et factuelles, mais surtout pour comprendre les processus qui consuisent à ce que les idiots appellent la radicalisation, puis les passages à l’acte. Au passage quand donc nommera-t-on des gens compétents à ces postes bien en vue comme ceux crées pour lutter contre les radicalisations au lieu de nommer des copains et des copines … Seule une appréhension « vivants » des terroristes peut permettre de cerner leur histoire, leur évolution, leur cheminement meurtrier. Une appréhension aurait en outre l’avantage de nous épargner les imbécilités que l’on nous débite sur ordre sur les chaines de télé , imbécilités assénées par des soit disant spécialistes …Mais qui dit terroristes vivants dit terroristes « parlants » et donc dit « révélations ». On on ne veut surtout pas de révélations, d’ou leur exécution sur place. En fait on tue sur place des gens qui en savent trop!
Le Pouvoir ne veut pas que les citoyens soient associés à la lutte, il veut tout couvrir, fut-ce au prix de plus de tueries. Il ne veut pas qu’ils comprennent, qu’ils sachent, qu(ils soupçonnent ; la sécurite est une chasse gardée, centralisée, politisée. Manipulée, instrumentalisée.
Les assassins du père Jacques Hamel à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) fin juillet étaient en contact avec Rachid Kassim, un Roannais de 29 ans établi en zone irako-syrienne qui semble avoir « piloté » leur action, rapporte l’Express.
Contacté par Reuters, le parquet de Paris n’a souhaité faire aucun commentaire.
Selon l’Express, grâce à l’exploitation de matériel informatique, les enquêteurs ont découvert des conversations sur le réseau Telegram entre les deux meurtriers de 19 ans et Rachid Kassim, qui serait membre du groupe Etat islamique (EI).
L’homme, qui est connu des services antiterroristes, est très actif sur les réseaux sociaux où il utilise son nom ou son prénom. Il est suspecté d’avoir exercé au minimum « une influence virtuelle dans le passage à l’acte » des deux jeunes tueurs, souligne l’hebdomadaire.
Le djihadiste est l’administrateur d’une chaîne de plus de 200 abonnés sur laquelle il publie quotidiennement des messages d’une extrême violence et incite « les musulmans » à attaquer en France avec une insistance morbide, ajoute-t-il.
Rachid Kassim serait également l’auteur de l’enregistrement audio diffusé une semaine après la tuerie de l’église sur le Telegram de l’un des tueurs, Adel Kermiche, dans lequel il félicite chaleureusement ses « frères » pour l’opération.
Le djihadiste serait donc le nouvel administrateur de la chaîne d’Adel Kermiche qui, dans ce cas, lui aurait transmis ses codes d’accès avant de mourir sous les balles des policiers, ajoute l’Express.
Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui n’étaient entrés en contact l’un et l’autre que quelques jours avant l’opération, ont été abattus par les forces de l’ordre après avoir égorgé le père Jacques Hamel le 26 juillet lors d’une messe dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray.
L’attentat a été revendiqué par l’EI.