L’esprit d’analyse consiste à séparer, à isoler et à faire en sorte que l’intelligence ne puisse pas accomplir son travail. Il s’agit de faire ce que font les gouvernements, les Enanistes, les fonctionnaires, les médias, découper le réel en tranches de telle sorte que les citoyens ne puissent jamais saisir le paysage d’ensemble, et reconstituer la logique des situations.
C’est pour cela que je critique sévèrementc eux qui se croient l’élite du service public, les Enanistes: ils pratiquent la pensée analytique, celle qui est idéologiquement trompeuse et mystifiante. Ce corps, ce cancer a infecté toute la société, et c’est lui qui tient le haut du pavé, même dans l’ex et ancien secteur privé. Le problème du pantouflage, c’est cette pollution par l’esprit ENA.
La vérité et l’efficacité ne sont pas dans l’analyse, mais dans la mise à jour des relations entre les situations, entre les faits et entre les idées. Or la pensée dominante fait tout pour empêcher les mises en relation de parvenir à la conscience et au savoir.
La pensée positive dominante vous abreuve de parcelles d’information , vous noie, afin que jamais vous ne puissiez accéder au « tout ». C’est le sens profond de mon exergue sur brunobertez.com, lorsque que j’affirme: »il n’est de vérité que du tout ».
Comprendre la fonction systémique de l’immigration est une tache ardue, elle reste à faire, je m’y emploie mais c’est un travail, une déconstruction de la pensée dominante, une construction, mieux une reconstruction. Il faut d’abord abattre les fausses affirmations, les pseudo évidences répétées à l’envi et seulement ensuite, voir objectivement ce qui se passe, sans tomber dans le piège de croire ce que veulent et ce que disent les gens . La vérité ce n’est pas l’évidence, ce n’est pas ce que l’on dit mais ce que l’on découvre par le travail. La vérité c’est ce qui est enfoui derrière les mensonges, les illusions, les déformations.
Il y a un lien entre la crise du système qui est en cours et la globalisation d’une part et les phénomènes migratoires. Ce lien c’est la constitution d’un monde unifié sous le signe de la marchandise et de la finance. Ou plus exactement sous le signe du Pouvoir qui leurs sont attachés.
Pour se reproduire malgré sa crise, le système a besoin de s’étendre, de gagner en extension, il a besoin de laminer, de standardiser, de mettre tout le monde en concurrence dans l’arène économique, et bien sur, de faire chuter ses coûts. Le sens profond de la globalisation c’est cela, et l’immigration fait partie du processus. L’immigration joue sur les coûts de reproduction du système et en même temps sur la demande qui lui est adressée. L’immigration pour employer un langage technique fait à la fois baisser les coûts de production et en même temps le coût de production de la demande. Désolé si c’est compliqué.
Ceci é été affirmé il y a peu lors du vote Brexit par les idiots utiles de l’Union Européenne: les quatre libertés, ont ils dit aux anglais, sont indissociables, et la liberté de circuler fait partie de ce tout. Sous une autre forme, C’est le credo de la flexibilité, de la remplaçabilité, entendez par là, la lutte contre les rigidités.
Il faut que tout soit flexible pour que toutes les valeurs deviennent mondiales et que le système puisse franchir une nouvelle étape et se survivre. Le système pour survivre a besoin de bénéficier de l’énergie, de la richesse qui sera libérée par cette mise en concurrence. Le système pour repousser ses limites a absolument besoin que toutes les valeurs convergent, deviennent globales. I faut briser un ordre pour libérer l’énergie qui est emmagasinée dans cet ordre.
Pour comprendre il faut comparer à un barrage, à une retenue d’eau: lorsque l’on fait sauter les digues du barrage, lorsqu’ on fait chuter l’eau au niveau inférieur et que l’on instaure un niveau moyen plus bas, une énergie considérable est libérée… et récuperée par ceux qui tiennent le pouvoir.
L’immigration , comme la disparition des droits de douane, comme les droits de l’homme abstrait, comme la destruction des identités et celle même du genre, l’immigration est un vecteur. Un vecteur que l’on habille de n’importe quoi: l’humanisme, la fraternité, la tolérance, la compassion , etc etc, mais toutes ces litanies sont des récupérations, des feuilles de vigne qui cachent une opération cynique, peut être pas intentionnelle (sur ce point le débat est ouvert) , certes, mais en tous cas terriblement efficace dans son mouvement de bulldozer.