Les banques au centre de la crise

On l’a oublié, pas moi qui le rappelle sans  cesse, mais les banques ont été au centre de la tourmente de la Grande Crise Financière. Le point boursier le plus bas a été touché dans la première quinzaine de mars 2009 , c’est à dire lorsque sous la pression du Congrès, les normes comptables du FASB ont été modifiées afin sortir du Mark to the Market. On a autorisé le Mark to fantasy, c’est à dire  l’arbitraire. C’est qui a stoppé le « run » bancaire et provoqué la reprise de toute la Bourse. 

Progressivement , la sitaution s’est améliorée avec l’aide du Trésor américain et avec les mesures d’urgence de la Fed ausi bien au plan domestique qu’au plan international. 

La baisse de staux, les injectionsd eliquidités, puis les achatsde titres à long terme ont permeide donner une apprenced esolvabilité au secteur et ainsi de decolmater les tuyayx qui étaient bouchés.

Au lieu d’en rester là et de metre à profit l’amélioration  pour restruturer, reformer et traiter le probleme de la solvabilité, on a utlisé la politique monétaire dasn sa version extreme afinde traiter, cette fois, non pas la crise fiancière et bancaire mais la Grande récession. Ona voulu se servir de la politique monétaire pour relancer l’économie sans traiter la question de fond. 

Les résultats ont été mitigés, pour ne pas dire décevants mais le prix à payer a été une hausse exceptionnelle du prix des actifs financiers. Cette hausse a re-solvabilisé le système en gonflant les actifs des bilans  et en favorisant le gout pour le risque.

La contrepartie en a été une surévaluation, une fragilisation , une instabilité financière généralisée. La contrepartie en a été aussi, la politique monétaire ayant été prolongée trop longtemps de détruire le modèle d’exploitation des banques, par disparition de tous les spreads, c’est à dire de toutes les rémunerations normales de l’activité bancaire. Les banques européennes, plus faibles et fragiles que les américaines en ont été particulièrement affectées, surtout du coté des Périphériques. Elles sont dzasn l’impasse en raison de l’intransigeance Allmeande sur les aides publiques.

Le secteur bancaire est à nouveau dans  l’oeil  du cyclone pour ces raisons fondamentales et pour des raisons circonstancielles et locales. Le secteur bancaire est prone à la contagion, on le sait et ce quise passe ici rejaillit là bas. Le Brexit n’a rien arrangé il crée une incertitude de moyen terme;  pas plus que certaines réformes américaines qui pénalisent et restreignent le « funding » international en dollars.

De moteur de la reprise boursière, les banques sont devenues un boulet. Il suffit de regarder le graphique du secteur pour s’en rendre compte: elles sont « laggardes ». 

Ce graphique ($BKX) reste haussier, mais il se détériore fortement. On peut casser la tendance haussière qui date de 2009, on peut faire une configuration baissière dans un avenir proche. Nous serons bientot à une jonction, une croisée des chemins. 

Le secteur bancaire est tout en même temps: un reflet, une cause, un symptôme, c’est le coeur de nos systèmes. 

Nos économies sont incroyablement complexes et interconnectées, le système financier n’est plus aussi simple qu’avant la grande dérégulation/globalisation, il se compose :

-des marchés

-des banques, 

-du shadow banking

-des trésors publics 

-des banques centrales 

Toute la politique depuis 2009 a visé à faire remonter les risques du bas vers le haut, ou si on veut des Péripheries vers le Centre. Le risque a été rejeté hors du système classique (par l’innovation du Put)  et il est remonté vers le couple banques centrales/gouvernements. 

Indice $BKX des banques 

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