Il y a juste un an, les marchés dévissaient sur la baisse du yuan et la crainte d’un éclatement de la bulle chinoise. Les turbulences ont duré quelque temps, mais elles ont été maitrisées grâce à une concertation globale; les chinois ont joué le jeu.
Le travail a été efficace et la seconde alerte, celle du début 2016 semble avoir été bien controlée, même si elle a été sevère. Nous avons soutenu alors qu’il y avait eu une sorte de consensus de Shanghai.Et celui-ci a bien fonctionné puisqu’il a permis aux marchés mondiaux de se calmer d’abord, de retrouver le chemin de la hausse et des records ensuite et enfin aux spreads de toute sorte de se contracter fortement. La bulle chinoise a laissé passer de l’air sans éclater, le risk-on s’est réinstallé.
Les américains ont différé la nomalisation des taux, les japonais, les européesn puis maintenant les britanniques ont remis en place une politique monétaire stimulante. Celle ci va contraster avec celle des américains, surtout si Yellen confirme sa seconde tentative de hausse des taux en septembre ou décembre.
Nous sommes au pied du mur:
-La conjoncture est médiocre, mais les trois blocs ont une sorte de petit rythme de croisière qui finalement suffit, il n’y a plus de risque de récession immédiat, même après le vote Brexit
-le dollar est stable dans les bas niveau , autour des 94/95 au dollar index, ce qui convient aux Emergents et aux marchés
-les commodities se sont reflatées, le pétrole est à un bon niveau
Est ce qu e oui ou non le monde global peut se payer une hausse des taux US? Est ce que le dollar funding va se faire plus difficile ou non?
Au plan économique, la réponse est oui,cela est évident, le monde global peut supporter un léger renchérissement américain.
Au plan financier dans une perspective courte, , sur les marchés, on peut dire oui également, la préparation a été longue, on a entretenu l’incertitude, tout le monde n’est pas du même coté du bateau. Les marges de sécurité sont confortable .
Le problème est ailleurs et il n’est pas visible dans les données immédiates: est ce que la relance, la re-création de la grande divergence entre les USA d’une part et le reste du monde d’autre part ne va pas susciter, à nouveau des flux de capitaux indésirables, contreproductifs?
Nous imaginons que les autorités y ont songé, et nous pensons q u’elles y sont préparées. Ont elles les outils pour y faire face si cela se produit?
Le climat des affaires a subi une détérioration surprise en Allemagne en août, montre l’enquête mensuelle publiée jeudi par l’institut Ifo.
L’indice Ifo, calculé à partir d’un échantillon de quelque 7.000 entreprises, est ressorti à 106,2 ce mois-ci après 108,3 en juillet. Le consensus Reuters le donnait à 108,5, les estimations des économistes allant de 107,4 à 109,1.
Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a également connu un recul inattendu, à 112,8 contre 114,8 (chiffre révisé) le mois précédent et un consensus de 114,9, tout comme celui des anticipations, ressorti à 100,1 contre 102,1 (chiffre révisé) en juillet et un consensus des économistes de 102,5.
La fin de la grande rotation en faveur du luxe
Tiffany a vu ses ventes du deuxième trimestre à périmètre comparable fléchir plus que les analystes ne l’anticipaient en raison d’une diminution de la fréquentation touristique et d’un dollar fort.
Le joaillier a fait état d’une baisse des ventes de 8% des boutiques ouvertes depuis plus d’un an sur le trimestre clos le 31 juillet, ce qui représente une septième contraction trimestrielle d’affilée.
Les analystes projetaient une baisse de 6,9%, selon le consensus Consensus Matrix.
« L’environnement général reste marqué par des difficultés bien connues qui, nous le pensons, ont eu des effets d’ampleur sur les dépenses de consommation locales et sur celles de touristes, chinois en particulier », dit le directeur général Frédéric Cumenal dans un communiqué.
Les ventes sont en baisse en Europe continentale en raison de la baisse de la demande des touristes et des populations locales, alors que les performances au contraire se sont améliorées au Royaume-Uni.
Le chiffre d’affaires net a fléchi de 5,9% à 931,6 millions de dollars.
Le bénéfice net a toutefois légèrement augmenté, à 105,7 millions de dollars, soit 84 cents par action, contre 104,9 millions (81 cents) un an plus tôt.
Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donnait un bénéfice par action de 72 cents et un C.A. de 934,74 millions de dollars.
L’action perdait 2,7% à 67 dollars en avant-Bourse.
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