A propos de la hausse des taux de la Fed et/ou de la normalisation: il ne faut pas que cela aille trop bien

Le jeu de bonneteau sur la hausse des taux de la fed avant la fin de l’année continue d’attirer les badauds, ils se pressent autour de la table de jeu installée autour du casino boursier. Pour l’instant on est à 50/50 sur décembre, on a éliminé septembre.

Les indicateurs économiques se sont détériorés et ils sont moins convaincants, ils supportent de moins en moins l’idée d’une hausse des taux conjoncturelle, c’est à dire fondée sur la régulation du cycle.

Il suffit de regarder l’évolution en baisse des prévisions de GDP (les GDP Now des différentes Fed et le consensus Blue Chips) , celle de l’inflation et le « slack » en général, c’est à dire la non utilisation des capacités de production. L’emploi est un faux indicateur « bidon » et « bidonné »; seules , à la rigueur les heures travaillées permetraient une appréciation du « slack »;  mais le réservoir d’heures potentiellement travaillables et non travaillées  est de 40%, il y a de la marge!

Mais l’expression « mission accomplie » de Yellen  est ambigue comme celle de Bush en son temps puisque personne ne connait la vraie mission, personne ne connait les motivations exactes de Yellen, pas plus que l’on ne connaissait celles de Bush.

S’agissant de yellen nous faisons  fais le pari que la motivation exacte de Yellen n’est pas formulée et que c’est celle du troisième mandat: la stabilité financière. C’est devenu en fait la priorité majeure et c’est pour cela qu’il ne faut pas en parler; le Congrès n’a pas voté pour cela et si on parle de stabilité, alors, on effraie. Mais, pour nous,  le mandat qui est prioritairee est celui de la stabilité financière.Elle a été trop difficile à restaurer, la fragilité est trop grande comme l’ont démontré les accidents/ révulsions de l’été 2015 et de Janvier 2016.

La stabilité financière risque d’être mise à mal en cas de tentative normalisation inopportune ou mal calculée dans son timing. Si on normalise au mauvais moment il y aura un choc sur les marchés.

Plus précisément, si on normalise alors que la mission est accomplie ont fait chavirer l’édifice de cartes péniblement construit. En effet normaliser alors que la croissance repart et que l’inflationse redresse, c’est garantir des anticipations de hausses des taux à 100%! C’est faire monter le dollar, resserrer le « dollar funding », c’est déstabilisr le marché de gros du refinancement, bousculer les bilans des banques, bref, c’est metrte en place une mécanique de destruction massive.

Pour pouvoir normaliser il faut , c’est obligatoire , que l’on soit dans une phase de doute aussi bien sur la croissance que sur l’inflation; sinon, il n’y aura qu’un sens, ce sera la ruée vers la sortie. Tout est comprimé et les ressorts se détendront.

 

 

Les prévisions de GDP s’inflêchissent , le PPI est loin des 2%

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