Summers a absolument raison, dans la voie qui est suivie, il faudra en arriver là, c’est la logique et je dirais même la nécessité.
On a unifié le champ des assets, tout est devenu money-like, tout a dégénéré, plus rien ne représente un vrai droit de propriété. Le système est devenu abstrait. Et il faut absolument continuer à pomper, à souffler dans la grande mississipi bubble des temps modernes:
Il faut à tout prix empêcher la loi de la gravitation pour sauver le système, quite à tuer le système!

Il faudra dévaler cette pente. La BNS et le Japon l’ont déja fait s’en se rendre compte de ce qu’elle faisaient; elles ont fait de la prose comme monsieur Jourdain, sans le savoir, mais cela peut être théorisé.
Maintenant que l’on a usé les fonds propres en soufflant dans la dette, il faut souffler les fonds propres afin de les remettre en proportion

A partir du moment ou on réduit les droits de propriété à « un rendement plus un risque » comme c’est le cas dans les théories modernes, il n’y a plus aucune raison de s’arrêter aux frontières des actions, il suffit de faire comme le fait la BNS, prétendre ne pas utiliser les droits de vote.
Acheter les actions c’est, pour les Banques Centrales faire baisser le coût du capital et donc subventionner les firmes et le capital privés sur le dos des citoyens et de tous les détenteurs de monnaie. C’est augmenter le taux d’exploitation du travail.
Summers est l’un des plus intelligents et aussi l’un des plus cyniques. Il dit calmement ce qui se passe; il expose ce que nous avons développé il y a quelques moins, le socialisme monopolistique financier de Banque Centrale.
Les keynésiens se moquent du long terme, on connait la fameuse énormité de Keynes: « dans le long terme nous serons tous morts ». Stupidité incommensurable car n’oubliez jamais, nous, nous sommes dans le long terme de l’inénarrable Greenspan, et nous sommes toujours vivants et nous payons les imbécillités de Greensapn. Il est temps de démystifier toutes ces idioties. Le long terme de Bernanke c’est aujourd’hui, c’est le notre et le long terme de Yellen c’est demain, celui de nos enfants.
September 30 – Bloomberg (Chris Anstey): “Former U.S. Treasury Secretary Lawrence Summers floated the idea of continuous purchases of stocks as a potential ingredient in a recipe for the developed world to strengthen economies struggling with subdued growth and inflation. Among the proposals that deserve ‘serious reflection’ is the purchase of a ‘wider range of assets on a sustained and continuing basis,’ Summers said in a lecture at a Bank of Japan conference…”
Note: Il y a deux dollars , beaucoup plus que deux , mais pour notre raisonnement il y en a deux: le dollar financier celui que l’on déprécie sans cesse en faisant monter le prix des assets et le dollar-travail, le dollar-valeur travail ou pouvoir d’achat ou encore le dollar-GDP. La solution de long terme de tous les problèmes est de réconcilier les deux dollars, de déprécier également le dollar-travail le dollar-GDP afin que le GDP nominal et les cash flows de revenus montent nominalement, inflatent. Mais cette solution bute sur une impossiblité ; si le dollar-GDP inflate, si le dollar-revenus inflate alors les taux d’intérêt montent et le système qui est positionné pour des taux bas à l’infini chavire.