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Le moral des grandes industries japonaises reste au plus bas depuis mi-2013, selon la dernière enquête Tankan de la Banque du Japon (BoJ) qui va de déconvenue en déconvenue dans sa stratégie de relance menée de concert avec le gouvernement.

L’indice de confiance des firmes manufacturières de premier plan s’est maintenu au même niveau (+6), a révélé lundi l’édition de septembre de cette étude de « sentiment à court terme », réalisée à un rythme trimestriel auprès de plus de 10.000 entreprises et perçue comme un indicateur important de l’état d’esprit du monde des affaires. Les économistes espéraient mieux (+7).

Il faut remonter à juin 2015 pour trouver trace d’une hausse. Depuis, l’indice Tankan n’a fait que stagner ou reculer, signe du peu d’enthousiasme des principaux patrons de l’industrie face à une conjoncture économique médiocre.

Quant au niveau de l’indice, il n’a jamais été aussi faible depuis trois ans (même s’il reste positif). Porté par la politique « abenomics » mise en oeuvre par le Premier ministre Shinzo Abe, il avait été propulsé dans les mois suivants à +17, du jamais vu en plus de six ans.

Plus de trois ans après le coup d’envoi des « abenomics », la troisième économie mondiale continue à souffrir des mêmes maux malgré le discours volontariste du Premier ministre Shinzo Abe, qui vante régulièrement les effets positifs de sa politique.

La semaine dernière, il a promis d’accélérer la mise en oeuvre de sa stratégie, qui mêle largesses budgétaires, politique monétaire ultra-accommodante et réformes structurelles. Après l’annonce cet été d’un massif plan de relance de 28.000 milliards de yens (245 milliards d’euros au cours actuel), il envisage entre autre de réformer les pratiques de travail dans un pays champion des heures supplémentaires, afin d’attirer la main-d’oeuvre féminine, mais les économistes restent sceptiques, soulignant le peu de progrès constaté sur le front structurel au fil des ans.

Parallèlement, la Banque du Japon (BoJ) vient d’adopter, sous l’égide de son gouverneur Haruhiko Kuroda, une nouvelle stratégie dans l’espoir d’atteindre son objectif d’inflation de 2%, aujourd’hui hors de portée.


[Bloomberg] Asian Stocks Advance as Japan Shares Climb, Bank Concerns Ease

[Reuters] Oil prices fall on high production despite planned OPEC output cut

[Bloomberg] Japan Tankan Corporate Sentiment Gauge Misses Expectations

[WSJ] Deutsche Bank, U.S. DOJ Continue to Discuss Mortgage-Securities Settlement

[WSJ] An OPEC Output Cut Not Likely to Alter Oil Imbalance

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