France perspectives encore revues en baisse

L’économie française affichera sur l’ensemble de 2016 une croissance limitée à 1,3%, selon les dernières prévisions de l’Insee livrées jeudi soir. Par rapport à ses précédentes prévisions, qui remontaient à fin juin, l’institut revoit en baisse de 0,3 point le produit intérieur brut attendu pour cette année. En cause, le chiffre négatif (-0,1%) du deuxième trimestre, qui était le premier depuis l’hiver 2013.

L’institut de la statistique s’aligne donc sur les dernières anticipations des organisations internationales comme l’OCDE, le FMI ou la Commission européenne. Rappelons que le projet de loi de finances 2017 du gouvernement table sur une croissance de 1,5%. Les déficits seront donc supérieurs aux prévisions d’autant que l’on ne cesse d’acheter des voix pour l’élection de 2017 par des cadeaux.

L’Insee table sur une progression du PIB de 0,2% au troisième trimestre et de 0,4% au quatrième, envisageant une amélioration graduelle après le profil très contrasté du début d’année (+0,7% au premier trimestre, -0,1% au deuxième)…

Emploi, qualité ou quantité?

L’institut confirme sa prévision d’un retour du taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) à 9,5% en métropole (9,8% avec les Dom) fin 2016, soit 0,4 point de moins qu’un an plus tôt.

L’Insee table sur à 117.000 créations nettes d’emplois en 2016 (soit +0,7% sur un an) dans le secteur marchand salarié. « Depuis l’an dernier, (les créations) sont portées par la reprise de l’activité et les différents dispositifs d’abaissement du coût du travail  : crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, Pacte de responsabilité et de solidarité et prime à l’embauche dans les PME », peut-on lire dans la note de l’Institut.

Nous rappelons que dans la situation de déficit de competitivité et de spécialisation internationale insuffisante de l’économie française, ce qui compte c’est non pas l’emploi au sens politique mais « l’emploi productif de biens et services échangeables sur le marché international ». Le vrai emploi c’est celui enrichit le pays, pas celui qui répartit la pauvreté.

A l’inverse toutefois, « dans les secteurs non marchands, l’emploi ralentirait nettement au second semestre (+4.000 postes après +25 000 au premier semestre) du fait d’un repli attendu du nombre d’emplois aidés, en particulier d’emplois d’avenir ».

Cette semaine, la Cour des comptes a justement critiqué l’efficacité de ce dispositif pour favoriser l’emploi des jeunes. Au total donc, l’emploi augmenterait de 165.000 postes en 2016 (après +157.000 en 2015).

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