La stagnation, l’appauvrissement ne sont pas une fatalité, mais un choix, … leur choix!

La presse de l’establishment claironne que la politique d’Obama a porté ses fruits, que les problèmes sont résolus et qu’en conséquence il faut élire Clinton.

Nous démontrons quotidiennement que les paysages économiques américain et mondial sont  fait de carton pâte, c’est une économie globale Potemkine que l’on nous donne à voir. Derrière l’actif qui est de moins en  moins brillant, le passif est horrible. A un point tel que Larry Summers et Lael Brainard, y vont de nouvelles propositions pour sortir du marasme. Avec eux, c’est toujours plus, on n’en a jamais fait assez… de quoi ? De dettes. Pour justifier de nouvelles dérives, ces zozos soutiennent qu’il faut accélérer la création de dettes pour financer des investisemsnts/gaspillages publics. Et pour prouver qu’ils  ont raison ils assignent une rentabilité de 6% aux investiisements publics!  Pourquoi être si modeste pour quoi ne pas dire 15%. Avec des taux bas , voire nuls , depuis des années, tout ce qui était intéressant a déjà été fait et si cela n’a pas été fait, il y a des raisons!

La dette américaine vient encore d’augmenter de 1,7 trillions et elle sera à 20 trillions au moment du changement de Président.

Le déficit fédéral a recommencé son ascension en 2016 il est à 589 milliards soit 3,2% du GDP, ce qui parait incroyable alors que les USA, si on en croit Obama, sont en expansion depuis  … 87 mois, l’une des plus longues de l’histoire!  Il doit y avoir quelque chose qui cloche, les données sont contradictoires. Le compte n’y est pas. Comment expliquer une situation aussi atypique? La réponse est simple et vous ne verrez personne parmi les bien-pensants la donner: en huit ans, Obama a produit plus de dette que tous les présidents américains qui l’ont précédé, il a doublé la dette!

Obama a crée autant de dette publique que l’on en avait produit en 220 ans! Cela signifie une évidence, par nature la dette consiste à repousser les problèmes, donc Obama a repoussé tous les problèmes devant lui, pour les autres, pour les générations futures. Ah les braves gens! El ce sont ses gens là, qui prétendent qu’il faut se résigner , qu’il faut se résigner pour l’avenir à une croissance séculaire faible sinon nulle! Ce sont ces gens qui ont usé toute la capacité d’endettement du pays pour leurs agendas politiques, qui, ayant mangé le pain blanc nous disent il faudra vous contenter du pain noir.

La croissance d’un pays a pour origine en termes financiers,  le pouvoir d’achat et le pouvoir d’achat  est  la somme des revenus et de l’accoissement de la dette, si vous ne pouvez plus croitre la dette et si la croissance est réduite aux effets des seuls revenus, le taux de croissance s’effondre, bien sur. Ces malhonnêtes ont épuisé le pouvoir de créer de la dette, il faudra donc se contenter des revenus courants.

Mais il y a pire encore car les revenus courants doivent être ponctionnés à la fois pour servir les dettes passées mais aussi pour maintenir le taux de profit du capital accumulé, autant dire que la tendance à la baisse de la part des revenus gagnés, dans le système, va se renforcer, ce qui va peser sur le pouvoir d’achat et la capaĉité à faire tourner la machine.. On comprend le pessimisme des élites , elles ont  construit la régression et elles savent de quoi elles parlent.

Les revenus des salariés sont sous pression et ils vont l’être encore plus, voila la réalité et à partir de là il n’y a rien d’étonnant si les prévisions avancent l’idée d’une stagnation séculaire. Avancer cette idée, c’est essayer d’habituer les gens à la stagnation / régression, c’est désamorcer par la propagande, les mécontentements.

Le capitalisme n’est défendable que si il produit plus, si il assure  la prospérité, si il permet l’ascension sociale, si il crée des emplois, si tout cela disparait le capitalisme cesse d’être légitime, car ses coûts sont élevés en termes d’inégalités et de destruction des qualités de vie.

Tout est carton pâte et comme ce sont les données réelles, les vraies qui agissent, il n’y a rien d’étonnant si les résultats ne sont pas au rendez vous des proclamations politiques.

La dette publique augmente, nous abordé cette question plus haut.

La dette totale malgré les faillites de l’immobilier subies par les acquéreurs de logement ne s’est pas résorbée; la dette totale des USA publique et privée reste dans les plus hauts.

Evolution du ratio de dette sur GDP aux USA, pour ceux qui tomberaient dans le piege de la propagande qui cherche à faire qu’Obama a résolu les problèmes. Et plus le ratio de dettes est élevé, plus le taux de croissance annualisé de l’économie se réduit. 

GDP Growth Rate Vs. Leverage Ratio - Click to enlarge

La raison de la situation et de l’impossiblité de la croissance , vue sous l’angle de la demande et du pouvoir d’achat est simple, il n’y a pas de pouvoir d’achat suffisant une fois que ‘on a tenu compte de la l’inflation réelle, de la hausse des prix des dépenses obligatoires: santé, énergie, alimentation et logement. Les indices de prix officiels sont bidons,  bidonnés aussi bien aux USA qu’en France, et le pouvoir d’achat vrai est bien inférieur à celui qui est calculé. Les indices de prix sont politiques, ils sont destinés à brouiller les perceptions, mais on ne paie pas avec des perceptions, on paie avec du vrai argent pour de vrais prix.

Le revenu réel médian des populations en fait ne cesse de baisser. 

Real Median Household Income

Vu sous l’angle du capitalisme, c’est à dire du sytème dans lequel nous vivons, la cause de la stagnation c’est l’absence d’investissements productifs, créateurs d’emplois et distributeurs de revenus

Evolution des investissements 

Net Real Business Investment - Click to enlarge

Et si il n’ya pas d’investissements, c’est parce qu’il n’est plus rentable d’investir, les occasions rentables d’investisseemnts ont disparues.

Et si il n’y a plus d’accasions  rentables d’investissement, c’est par ce qu’il y a un excès considérable de capital qui est en compétition pour arracher sa rentabilité.

Et si il y a un excès de capital qui se fait concurrence c’est parce que   l’on n’a pas le courage de détruire le capital ancien périmé et parce qu’ on laisse s’accumuler un capital fictif, le capital de poids mort qui augmentent  sans cesse du montant des dettes qui s’accumulent.  Les dettes des uns font le capital des autres. Ne l’oubliez jamais.

 

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