Editorial, le populisme, rempart contre la guerre.

Il y a une  raison pour voter en faveur de ceux que l’on appelle « les populistes », cette raison est valable pour tous: ils sont contre la guerre. C’est une raison unifiante.

Les populistes sont de tous horizons, de droite, de gauche, dirigistes, libertarian, etc;  économiquement leurs options sont variées sinon divergentes, mais ils ont quelque chose en commun: le refus de la marche vers la guerre. Et la guerre , compte tenu de l’expérience que nous avons maintenant de ce qui s’est passé ces dernières années est la vraie affaire de notre époque. La guerre compte tenu de la dislocation de nos sociétés, du cynisme des élites redevient possible aussi bien sur les théatres extérieurs qu’à l’intérieur. 

L’ordre du monde , le status quo sont ménacés , comme ils l’ont été dans les années 30, voilà la première chose qu’il faut comprendre si on veut avoir la clef de la compréhension de la situation de  nos sociétés et de leur mouvements atypiques. L’ordre du monde a cessé de pouvoir durer et se reproduire en 2008 quand les moyens (béquilles)  de la reproduction se sont dérobés: les recours aux crédit ont rencontré leur limites. Pendant 35 ans on a repoussé les limites par les promesses, le crédit est une promesse, et subitement en 2008, le crédit a cessé d’être infini, illimité  et éternel; il a buté.

Tout depuis cette date s’analyse comme une tentative de prolonger, par tous moyens, coûte que coûte, l’ordre ancien. Et la guerre, la question des frontières, la question de l’extension des marchés, la question de l’accès aux ressources, la question de la mise au travail des populations du monde entier, la question plus exactement de la baisse du coût du travail, tout cela est devenu central. Bref , face aux limites rencontrées, il faut élargir le champ d’action du système, intégrer plus de populations, il faut repousser les frontières. Imposer les mêmes normes.

On a tenté de le faire par la concertation, les fameux « G » , la mondialisation , par le libre échange, par l’impérialisme monétaire, mais tout cela bute sur la rareté; le surplus mondial se réduit, il n’y a plus de grain à moudre, donc la lutte pour le surproduit devient plus féroce, plus violente aussi. Ce qui fait s’effondrer les solutions anciennes comme la mondialisation pacifique : elle régresse, le monde se re-domestique, il se fragmente.  Notre phase historique restera dans les mémoires comme celle ou l’on a érigé des murs. Des murs au sens propres et au sens figuré, des murs symboliques. Il n’y a plus qu’une seule chose qui circule librement: les capitaux.

Ce qui parait incroyable, c’est le déchaînement de violence qui accompagne maintenant chaque élection. Absolument tous les coups sont permis, c’est « bas les masques » généralisé,  finies les conventions polies, fini le respect, finie l’hypocrise. On ne cherche plus à dissimuler, pas plus les mensonges que les menaces. Nous sommes dans une période de révélations. Tout cela existait en profondeur, enfoui, mais maintenant cela ose se donner à voir.

Comment expliquer l’attitude de la presse mondiale qui préfère mettre en avant l’attitude de Trump face aux charmes féminins, plutôt que de débattre des positions de Clinton en politique étrangère? Comment mettre en balance, d’un côté la goujaterie manifestée par un homme il y a plus de 10 ans et de l’autre, le risque d’une confrontation nucléaire? Comment être aveugle au point de ne pas voir que la Russie est démonisée, assaillie, menacée par des accumulations d’armes et de troupes à ses frontières, provoquée verbalement et concrètement. On la pousse à l’escalade, on la peint en  ennemi  selon un processus bien connu dans l’hstoire: ce sont des préparatifs. Tout est fait pour lui faire croire qu’on va l’attaquer et on s’étonne, mais c’est la dialectique de la guerre, qu’elle s’y prépare! Nous sommes dans une situation de faux danger, tout est faux, manipulé, bidon, tout est manufacturé, fait à la main. Par qui? Par ceux qui financent Clinton, par ceux qui tiennent les médias et les ont mis au service non de la démocratie mais de leur vision d’un monde qu’ils veulent restructurer à leur profit. Ils ont mis à feu et à sang l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, l’Egypte, le Yemen, le Mali, le Nigeria, le Soudan, ils préparent leurs coups en Tunisie, en Algérie. Mais tout cela ne suffit pas, car le chaos exige, il produit de proche en proche toujours plus de chaos. Le calme relatif de nos sociétés occidentales ne leur convient plus, il faut les disloquer, les faire traverser par des courants de haine et de division, il faut briser les consensus  ; ce qui permet la mise en place de  lois scélérates, ce qui permet  le contrôle de la population, le contrôle de ceux que l’on désigne deja comme extrêmistes.

Le découpage politique nouveau se dessine à l’évidence, partout: d’un coté la coatition du status quo et de l’autres les peuples qui refusent le destin funeste qu’on leur construit. Tous contre « Un », contre ceux que l’on épingle comme populistes parce qu’ils expriment le refus des peuples au sort qui leur est fait.

Trump est le seul candidat aussi bien aux primaires qu’à l’élection finale qui a dit et réaffirmé qu’il ne voyait aucun point de friction avec la Russie; il a  répété qu’il voyait clairement que Poutine souhaitait le dialogue et voulait  travailler avec les occidentaux afin de trouver des solutions avantageuses pour tous. Clinton, fidèle à ses maîtres a affirmé à trois reprises que Poutine était le nouvel Hitler! Elle veut un changement de régime en Russie comme en Syrie, comme en Libye etc. A qui peut on faire croire que la Russie dont la puissance ne dépasse pas les 7% de celle des Etats-unis, les menacent. A qui fera-t-on croire que le monde dit libre court le moindre risque alors que les bases américaines couvrent la planète face à des Russes confinés dans leur modeste périmêtre? Périmêtre que les américains et leurs alliés Atlantistes prennent totalement en étau.

Le populisme est aussi bien de droite que de gauche avons nous dit. Ce n’est pas une idéologie contrairement à ce que l’on veut vous faire croire, non, c’est un moyen. Nous insistons, c’est un moyen , c’est un canal par lequel s’exprime , enfin,  dirions nous, l’éveil de la conscience politique des classes moyennes. L’éveil de la conscience politique des classes moyennes a été lent, car il a fallu attendre la crise pour qu’elle décape, pourqu’elle démystifie, pour qu’elle démasque  les élites des deux cotés, à droite et à gauche, pour ce qu’elles sont: une alliance scélérate pour  piller, et opprimer.

Nous disons que le populisme n’est pas une idéologie et qu’il est un moyen , un canal: le populisme peut être dirigiste, nationaliste, mais il est aussi libertarian, ouvert, voire anarchiste.

Quel rapports entre tous ces populistes comme Peron, Castro, Chavez d’un coté et de l’autre les Thomas Paine, les Samuel Adams, ou Ron Paul? En Islande un parti populiste monte en  flêche, le Parti Pirate, il s’est constitué autour d’anarchistes , de libertarians, de hackers, d’antiglobalistes. Nous sommes loin, très loin de Trump!

Le populisme  n’est ni de droite ni de gauche comme les élites essaient de l’épingler, non c’est une forme de lutte politique, une stratégie qui réunit ceux qui refusent l’agenda que les élites cherchent à imposer. La meilleure définition du populisme pour nous, c’est :  « les populistes sont ceux que les élites centristes détestent »!  Les modérés de l’échiquier politique sont alliés, solidaires dans la gamelle du  bi-partisme afin de proteger le status quo contre lequel luttent  les autres, tous les autres, les extrémistes classés à droite ou à gauche.

Les modérés qui ont pris le contrôle de l’appareil d ‘état auquel il faut ajouter l’école, la culture, les médias, la fonction publique, ces modérés sont de façon structurelle, fondamentale opposé à l’éveil, à la  prise de concience politique des classes moyennes.  Leur objectif est de les maintenir en deça de la conscience et de l’expression politique, de les rejeter hors du champ politique. Ces modérés qui sont en réalité de vrais extrémistes qui portent le masque de la bien pensance, ces modérés sont totalement opposés à l’avènement  politique de ces classes moyennes, car le risque est qu’elles découvrent qu’ellles sont majoritaires.

L’expression politique dite populiste est obligatoirement, différente de celle des modérés. Il faut en effet simplifier, grossir le trait pour faire comprendre aux gens qu’ils sont exploités, qu’on leur marche dessus. Marx dirait: pour qu’ils comprennent qu’ils sont exploités. Mais il faut prendre, pour parler juste, l’exploitation au  sens large comme processus de confiscation du sens de sa vie. L’expression populiste utilise l’émotionnel comme le font la Pub et la Com, c’est un sacrilège!  Comment ose-ton utiliser les mêmes armes que les modérés?  Comment les manants, les serfs  osent ils retourner les armes?

Les modérés veulent maintenir l’exploitation des classes productives, des vrais chefs d’entreprises, confisquer la plus value, le pouvoir, les honneurs, le rang. Ils veulent le faire par les taxes sur les entreprises et les individus, par la peur, par le contrôle, par la confiscation de la souveraineté et finalement en dernier ressort, par les guerres .

Contrairement aux idées reçues et diffusées, le populisme est fait pour rester dans le paysage politique et c’est pour cela qu’il doit se bonifier, s’organiser, s’insérer, se diversifier; il sera une composante incontournable des prochaines années. C’est une construction de long terme, à l’échelle de l’histoire, donc de genérations. Une construction qu’il faut laisser ouverte, il faut empêcher sa confiscation et la constitution de monopoles comme le Front National , en particulier par les étatistes. Il n’y a pas de stratégie de rechange pour obtenir un changement radical. Pour éviter la guerre. Déja le populisme a gagné une bataille, celle  du Brexit. Il gagne  à l’est de l’Europe.

EN PRIME

Why Donald Trump is the Anti-War Candidate

Lawrence Murray:
Why Donald Trump is the Anti-War Candidate

From the Jordan to the Moskva, war drums beat. The powder keg that set off the first world war was an ethno-religious conflict in the lands of the former Ottoman Empire, and in a sense it threatens to do so once more. The Balkan nations were not impressed with the botched settling of the Eastern Question, and a mix of state and non-state actors took matters into their own hands, leading to a globalized conflict. As late as 2006, the borders of the region were still being contested, when Montenegro voted to break away from Serbia.

Today, millions of people in the Levant, especially in Syria and Iraq, reject the imposed settlement of their borders. These were drawn by imperialists and zionists nearly a century ago under the Sykes-Picot Agreement to serve the interests of Britain, France, and the overseas Israeli community—and the successors of those diplomats wish to maintain those same borders. The ethno-religious conflict I am referring to in the former Ottoman Empire is of course the:

  1. Syrian civil war
  2. Iraqi civil war
  3. Turkish-Kurdish conflict
  4. American intervention in Iraq
  5. American intervention in Syria
  6. Iranian intervention in Iraq
  7. Iranian intervention in Syria
  8. Russian intervention in Syria
  9. Hezbollah campaign in Syria
  10. Yemeni civil war
  11. Libyan civil war
  12. NATO intervention in Libya
  13. Egyptian counter-insurgency
  14. War on Terror / global Islamic jihad
  15. US-Russian Middle Eastern proxy war
  16. Arab-Israeli conflict

Oh. Too many? This is the scope of conflicts that the Leviathan on the Potomac has gotten itself into, and just in the former Ottoman Empire. This does not include the:

  1. South China Sea territorial dispute
  2. Korean civil war
  3. War in Afghanistan
  4. Russian-Ukrainian border war
  5. Combat support in various African countries
  6. Occupation of Germany

In November, Americans will roll to the polls on their motorized scooters to elect the next Commander-in-Chief of the Armed Forces of the United States. Hillary Clinton has a track record of following neoconservative foreign policy imperatives that favor “exporting” democracy and disrupting the enemies of Israel, such as Baathist (Arab nationalist) Iraq and Syria. Or as Republicans put it, “muh benghazi.” The Alt-Right cleverly notes that combined with America’s post-1965 immigration laws, this is a policy of “Invade the World, Invite the World.” If not for the dual policies of bombing Muslims and importing Muslims, the United States would be a radically different society. Instead of a bomb-sniffing watchdog state, we might have a night watchman state (like we used to). As late as 2000, some airline pilots would let you into the cockpit, especially if you had a small child with you who wanted to see it. Now even lingering at the front of the plane for to long means you’re a terrorist.

But it’s more than just a cultural change and anxiety about being in crowded, target-rich, or sensitive areas. The United States is required to spend billions of dollars a year now in order to prevent the next 9/11, which could have easily been prevented by not allowing immigration from Saudi Arabia, a country which practices shariah law, polygamy, and beheading of religious dissidents. Indeed, the surveillance and counterterrorism operations the United States is required to carry out against its citizens in the name of security as a result of mass immigration from outside of Europe put the state police of bygone regimes to shame. East Germany would be envious.

The other option is Donald Trump.

Donald Trump has never played a role in the shattering of nations or in conducting airstrikes against embittered medieval tribespeople. He has never been blamed for the death of an American ambassador or his staff. He has never chuckled about killing Muammar Gaddafi, whose autocratic and idiosyncratic rule of Libya raised living standards, generated oil wealth for his people, and prevented Islamist terror movements from spreading in a region where that is a problem. He has spoken favorably of Saddam Hussein, who likewise while imperfect did not preside over a millennarian civil war between two strains of jihadists and nationalist-secularists. There is something to be said for leaving these parts of the world to their own devices, even if it means they don’t get an American or parliamentary democracy. They can live without it. In fact, they literally livewithout it. What is happening right now in Syria and Iraq and Libya and Afghanistan and other hotspots is not life. It is death, and it is being funded with your tax dollars. By a Democratic administration that is fighting to preserve disputed borders in foreign countries while neglecting our own.

Obama and Clinton get away with warmongering because they aren’t George W. Bush. But short of committing tens of thousands of ground troops, they are doing almost the same thing he did in Iraq and Afghanistan. Perhaps worse because of the low human cost of the war to the Western side, we could potentially intervene in this conflict for, well, as long as the drone program is funded and fuel is loaded into our planes. There is no attrition. Just us turning various cities into replicas of Guernica. No bodies are sent home; no one cares.

This would be bad enough on its own. But Obama and Clinton also want to import hundreds of thousands of Muslims to the United States. Muslims are not stupid people. They know the United States has been bombing Muslim countries for the past 15 years (and inserting itself into other conflicts since the 1960s, particularly on behalf of Israel). They also know that a large amount of Americans are uncomfortable with Muslims being here. They have customs that are frankly incompatible with Western secular liberal society (for what it’s worth at least).

Thus you have two problems here: 1.) an internationalist solidarity with other Muslims who, correctly, see the United States as oppressing them, and 2.) living in a country which they cannot truly be integrated into because of the political demands Islam makes not as a Westphalian-style Christian sect but as a system of government and social organization. This produces tension. It produces risk. It has produced terrorism in Europe and in the United States. Ask yourself this, how many attacks would you be willing to tolerate before you think restricting Muslim migration is a good choice? At what body count do you say enough is enough? Do you want to find out?

Don’t start saying, “well they were born here so they were Americans, not immigrants.” I hear that quite often. America indeed has had a number of “home-grown” jihadists. But if I were born in Saudi Arabia to oil industry contractors from Texas, no one would call me an Arab or a Muslim. I would be an American expat. Most countries do not have jus soli.Being born on American soil doesn’t make you an agnostic WASP. In fact, if you understand anything about immigration, you’d understand that many immigrants move to highly diverse places such New York or California, where not only do they frequently live in pre-existing immigrant communities of their co-ethnics, but also often live in broader areas where there is no majority to assimilate to in the first place. They have children there too. Can you become an “American” if you spend all your time around, say, Afghans, Russian Jews, Puerto Ricans, and Chinese people? Or do you take trips back to Afghanistan (Orlando shooter) or Saudi Arabia (San Bernardino shooters) or wherever and then decide you want to reconnect with the ongoing struggles of your religious and ethnic cousins? Some of them do. And it matters that some of them do.

Trump wants to solve the entire Muslim problem in a few executive orders. He says Iran and Russia are fighting ISIS. He’s right. We should work together. We shouldn’t be saber rattling at the Russians for supporting the de jure government of the Syrian people while we’re the ones bankrolling and arming a violent and uncontrollable rebellion against an established government. An untraceable amount of arms we give the Syrian insurgents may end up in jihadist hands. The idea that we can just gift weapons to the special “moderate” rebels is totally bunk. What if they are defeated in battle and those weapons get captured? By the Syrian government? By ISIS? What if they sell them? We have no control over this. Aleppo is not worth a nuclear holocaust, and by any measure, the United States is the villain here, funding a violent Islamic revolution.

More importantly, Trump recognizes that the importation of Islam into the United States is a terrible idea. There are dozens of Muslim countries. Many are extremely wealthy and could take in Muslim refugees and immigrants, who would fit in better in Arabic-speaking Muslim nations than an English-speaking and predominately European and Christian nation. Why subject ourselves and our Democrat-sponsored guests to alienation and even racism?

There is only one United States. How much of it are you personally willing to give up because there is a civil war somewhere in another country, or because a group of foreigners want to come here to earn higher wages? Is that all that matters to you? Virtue signalling and materialism?

Trump wants to end war in Syria and Iraq by working with the Russians and Iranians to defeat the number one enemy of international peace, which is ISIS. He also wants a moratorium on the importation of violent overseas ethnoreligious conflict into the United States.

Clinton wants to continue fighting the de jure Assad government, which benefits ISIS vis-a-vis just as much as it benefits the “moderate” rebels and non-ISIS jihadist groups. At the same time, she also wants to make the United States incrementally more Muslim each year. That’s how immigration works—less x and more y each year. Why recreate Syria in Seattle? Iraq in Idaho?

Trump wants to end the wars abroad and at home. He wants to put America First. What does Clinton want to put first?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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