La Fed face à Trump, c’est le coeur de l’éventuel changement d’orientation des USA. Rien n’est joué, mais la guerre n’est pas déclarée. Au contraire. cette question de l’attitude de la Fed est centrale pour l’avenir de la politique des Trumponomics.
Nous préparons un travail sur ce sujet.
Si la Fed abandonnait la politique qu’elle suit depuis la fin des années 70 et le début des annes 80, et acceptait de se rallier, ce serait un véritable changement.
Il aurait une influence sur le monde entier. Rien pour l’instant ne transpire et les propos de Yellen la semaine dernière ou ceux de Fisher n’engagent à rien pour le moment. Elle dit OK , mais elle pose ses conditions: il faut stimuler l’ investissement et la productivité et ne pas dépasser les marges de manoeuvre. Jusque la , tout le monde est d’accord…
Le vice-président de la Fed Stanley Fischer a estimé lundi que des mesures de relance budgétaire seraient bienvenues pour soutenir l’économie américaine.
« Même s’il y a un désaccord sur le type de mesures budgétaires à prendre, la combinaison d’une amélioration des infrastructures, d’une meilleure éducation, d’un encouragement à l’investissement privé et d’une régulation plus efficace ont probablement un rôle à jouer dans la promotion d’une croissance plus rapide de la productivité et du niveau de vie », a affirmé M. Fischer lors d’une conférence à Washington.
Le président-élu Donald Trump a promis au cours de sa campagne électorale des mesures massives de relance budgétaire en terme de dépenses d’infrastructures et de réductions d’impôts pour les sociétés.
Tout en paraissant plus enthousiaste sur des mesures de relance que ne l’a montré Janet Yellen, la présidente de la Fed, devant le Congrès la semaine dernière, le numéro deux de la banque centrale a toutefois ajouté qu’il n’y avait « pas de grande marge de manoeuvre pour creuser le déficit ».