Les premiers pas de Trump: retrait d’urgence du Traité transpacifique, retour aux accords bilatéraux…analyse

Donald Trump a affirmé lundi que, le premier jour de sa présidence, il engagerait le retrait des Etats-Unis du traité commercial transpacifique (TPP). L’accord a été signé en 2015 par 12 pays de la région à l’exclusion de la Chine.

Ce partenariat commercial est « un désastre potentiel pour notre pays », a expliqué  Trump, qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier, dans une vidéo diffusée lundi par son équipe de transition. « A la place, nous négocierons des traités commerciaux bilatéraux et justes qui ramèneront les emplois et l’industrie sur le sol américain », a ajouté Trump.

Dans la vidéo, le président élu détaille les mesures qu’il prendra dès sa prise de fonctions. Concernant l’immigration, Trump indique qu’il « ordonnera au ministère du Travail d’enquêter sur les abus des programmes de visas ».

En matière d’énergie, il affirme qu’il « annulera les restrictions tueuses d’emplois dans la production de l’énergie américaine – y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre – créant ainsi plusieurs millions d’emplois bien payés ».

Pour la sécurité nationale, il « demandera au ministère de la Défense et au chef d’Etat-major d’élaborer un plan complet destiné à protéger les infrastructures vitales de l’Amérique des cyber-attaques, et de toutes les autres formes d’attaques ».

Enfin, il imposera aux responsables de l’exécutif une interdiction de faire du lobbying pendant cinq ans après leur départ de l’administration. Cela c’est sa promesse de lutter contre les élites et le nettoyage du marécage, le swamp.

En outre, d’une manière générale et afin de réduire la bureaucratie, l’adoption d’une nouvelle réglementation s’accompagnera de la suppression de deux anciennes réglementations, a-t-il affirmé.

Il s’agit de « réformer » la classe politique, de « reconstruire notre classe moyenne » et de « rendre l’Amérique meilleure pour tout le monde », a-t-il expliqué.

 L’une des questions qui se posent, pour le succès de Trump est celle du contrôle du parti républicain, saura t il s’imposer et faire basculer les rapports de force?

L’autre question est celle de la philosophie de la Fed. Elle est actuellement incompatible avec les Trumponomics, mais rien n’est définitif. En particulier parce que la Fed est prisonnière d’une contradiction majeure dans laquelle elle s’est enfermée depuis les début des annnées 80. C’est une séquelle de la grande inflation maitrisée par Volcker. Chacun son traumatisme!  La Fed souhaite une inflation minimum, mais elle est terrorisée par les risques d’inflation salariale. Or comment enclencher de l’inflation sans laisser filer les salaires?  L’inflation la vraie, c’est une échelle de perroquet entre les prix et les salaires. Nous y reviendrons.

Nous reviendrons bien sur , sur toutes ces questions .

La politique esquissée par Trump, contrairement à toutes les analyses idiotes et superficielles ne se comprend ni  comme un retour au Reaganisme ni comme une politique inconnue des Républicains! C’est une politique qui a eu une longue tradition aux USA avant que les partisans de Nelson Rockefeller ne soient défaits par Barry Goldwater et que le parti républicain ne bascule vers une idéologie plus «  »free market » à la Friedman.

Trump est dans ligne de son électorat: les femmes blanches, les cols bleus, les classes moyennes, le Middle West.

Trump fait renaitre dans une certaine mesure, un grand courant qui a traversé toute la politique américaine jusque vers 1976, courant modéré, , dit « Rockefeller Republicanism » ou encore avec un certain mépris, appelé Rino, « Republican in name only ». Rino car assez proche des démocrates.

 

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