UBS relève ses prévisions de croissance en Suisse et dans le monde

UBS  relevé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse cette année, à 1,4%, contre 0,9% jusqu’ici. Ses économistes sont optimistes pour les Etats-Unis sous l’ère Trump.

« La Suisse s’est reprise étonnamment bien depuis la crise financière, et ce en dépit de la devise la plus forte du monde », a commenté mardi devant les médias à Zurich Daniel Kalt, économiste en chef pour la Suisse de l’établissement . Elle s’est  remise plus vite que prévu du choc de l’abandon du taux plancher en janvier 2015, a-t-il ajouté.

Après un trimestre négatif consécutif à la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de supprimer le seuil fixé entre le franc et l’euro, le pays n’a pas connu la récession redoutée. Et en 2016, la progression s’est avérée « décente ». La banque a par conséquent relevé son estimation domestique, à l’instar des autres prévisionnistes avant elle.

Pour 2017 toutefois, son estimation demeure inchangée. Comme à l’été, UBS escompte une progression du PIB de 1,3% l’an prochain. Les facteurs moteurs, tels que l’émigration, se sont affaiblis. En outre, les taux négatifs vont continuer à pénaliser les investisseurs en Suisse, estime Daniel Kalt. Dans le meilleur des cas, il n’attend pas de relèvement des taux par la BNS avant 2019.

Au niveau mondial pourtant, la croissance devrait s’accélérer à 3,1% cette année, et à 3,5% la prochaine, portée par l’amélioration de la croissance américaine et en dépit du ralentissement chinois. Outre-Atlantique, les experts d’UBS anticipent +1,5% cette année, et +2,4% en 2017.

« Il ne faut pas confondre le scénario de base et le fait accompli », prévient UBS, en référence notamment aux risques associés au scrutin aux Etats-Unis. Grâce à la stabilisation des cours pétroliers, à la politique monétaire accommodante et aux mesures de relance budgétaire espérées sous l’administration républicaine du président élu Donald Trump, les entreprises américaines devraient même étoffer leurs bénéfices de 8% en 2017.

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