Fillon a gagné les primaires
François Fillon a gagné les primaires. Il en sort affaibli.
La bouffonnerie des primaires ne peut satisfaire que les observateurs à courte vue. Les primaires ont obligé Fillon à se marquer à droite ce qui va lui nuire lors de la présidentielle. N’oubliez pas que les jeux sont loin d’être faits. La remontée de Fillon doit vous faire prendre conscience du fait que l’électorat est versatile et qu’il a la mémoire très courte. Les français sont politiquement immatures quoi qu’en disent les flagorneurs.
La gauche va jouer le thème « Au secours la droite revient » et l’obligation qui a été faite à Fillon de passer pour « un dur » va crédibiliser cette thématique. Fillon est dans la seringue: par son positionnement il est obligé de « délivrer » de rappeler qu’il fera ce qu’il a promis et c’est là ou il va être attendu au tournant. Les primaires ont réduit sa marge de manoeuvre. Les français demandent d’abord et avant tout … à être protégés, c’est ce que disent toutes les enquêtes sérieuses. Ils veulent le changement pour les autres, pour la musique, mais pas pour les paroles et encore moins pour les actes. La politique c’est l’art du possible or les primaires ont réduit le champ des possibles pour Fillon.
La logique de la primaire l’a obligé à se situer entre Sarkozy et Juppé, Sarkozy éliminé, il a glissé vers la droite et les médias et la gauche l’ont poussé aux frontières du Front National. Le soutien de ceux que l’on appelle scandaleusement la « fachosphère » a achevé de « marquer » Fillon.
La gauche a déja commencé à dérouler sont argumentaire en particulier dès dimanche soir, sur ordre, bien entendu, en stigmatisant Fillon comme le conservateur, l’homme de la manif pour tous, le brutal, le sans coeur etc. La CGT de Mercier a complété le tableau en promettant les émeutes dans la rue. Que dire de l’opération qui a consisté à mettre en scène pour compléter le panel Frederic Mitterrand? Rien, sinon qu’elle est subtile, vicieuse, puisque Mitterrand a été sous minstre sous Fillon, mais qu’il …
Juppé « l’humaniste »! »a été pour beaucoup dans cette entreprise de droitisation de Fillon lors du débat du second tour, ce qui est une faute politique inadmissible de la part d’un homme aussi expérimenté. Les baisers post-débat ne changent rien à l’affaire, c e sont des baisers mortifères : Juppé à marqué Fillon à droite, souvenez vous des questions sur l’IVG, et c’est une infamie. seule l’extreêm droite apprécie une droite sasn complexe, provocatrice, bruatle, le corps éléctoral francais aime els robinets d’eau tiède et il le manifeste dasn les présidentielles, au second tour. Contrairement à ce que pensent les observateurs politiques, je ne aprie aps ur le rejet a priori de la gauche. Le clivage, la repolarisation sert la gauche, elle lui permet de limiter les dégats en forçant au reclassement politique et aux retrouvailles familiales. Et le reclassement politique donne un champ debataille partagé à 48 contre 52 , avec un marécage de 4% qu’il faut séduire.
Le point favorable de la situation politique ainsi créée, pour les gens de l’establishment, c’est une sorte de désamorçage des arguments du Front National, puisqu’il sont en apparence récupérés par Fillon. « Nous allons faire l’économie du Front National » avons nous entendu.
Le débat » que toute la presse a salué a été très primaire. Il n’a pas fait progesser la conscience politique et la clairvoyance des Français. Il a été très domestique, nombrilistique, sans envergure. La médiocrité des journalistes et les instructions qui leur ont été données expliquent malheuresement ce constat. Aucune vision, aucune analyse de la place la France dans le monde, des limites à l’action nationale et encore moins d’analyse de la crise. On a oublié que 80% des lois nationales sont des directives décidées à Bruxelles ; que tous les grands sujets monétaires, économiques et sociaux, sont verrouillés par les traités européens.
On a oublié que si la France est engagée à fond dans l’Atlantisme néo-con comme mercenaire pour compte américain, cela a des causes, et que ces causes doivent être démélées si on veut sortir de cette situation de vassalité sordide. Le projet du non alignement gaullien n’est envisageable que si il a des fondations et refondations. Les primaires ont forcé Fillon à trahir le gaullisme social de son mentor , Philippe Seguin, elles n’ont pas été l’occasion de populariser et de donner substance à un renouveau gaulliste soucieux de la place de la France dans le monde et de sa souveraineté.