Goldman vient de prédire 2400 pour le S&P 500 à la fin du premier trimestre 2017, soit une hausse de 9%. Il prévoit une progression des earnings à 130$ qui mettrait le PER à 18X.
L’une des inconnues majeures, le pétrole semble avoir été levée ce jour avec une coupe de 1,2 millions de barils par jour, le cours du pétrole est en hausse de 7 à 8%.
Tout cela nous donne un air de déjà vu: c’est comme cela que les choses se passent quand les animals spirits se réveillent. Un signe ne trompe pas, il y a quasi unanimité pour considérer que l’on ne risque rien à court terme, c’est çà dire tant que l’on monte l’escalier, le fameux escalier dont on sait qu’il constitue le meilleur moment des amoureux.
Le consensus haussier a fait un bond qui le place dans une zone ou il devient un indicateur contrarian

Depuis l’élection de Trump, le Dow a monté de 5%, le Nasdaq de 4,5%, le S&P 500 d’environ 4% et le Russell 2000 de 12%. Les financières, ont tenu la vedette, Goldman et JP Morgan en tête. On recherche les industrielles, les matières premières.
Les capitaux affluent pour jouer le rally Trump, singulière revanche pour lui et ses partisans.
Claque énorme à la fois pour l’establishment et les zozos de la Fed qui ont échoué à créer l’enthousiasme que Trump le maudit, en quelques semaines, a suscité. Finie la croissance séculaire lente, finie les taux bas, finie la déflation, tout cela est jeté à la poubelle de l’histoire.
Déjà avant Trump, la confiance remontait

Ironie, ironie, les kleptocrates de Wall Street, sans pudeur osent parler de « new era », de nouvelle ère.
Pour un peu de pudeur et de bon sens relisez nos articles sur les Trumponomics, ce n’est par parce que les animal spirits sont en ébullition que nous changeons d’avis, sur aucun point.