Sans commentaire autre que celui ci: les élites ont peur, je les lis, je les écoute et je vous assure, elles ont peur. Ce n’est pas le moment de relacher la pression. Attention, elles sont prêtes à lacher des miettes pour conserver le gateau.
Leurs reflexions s’aiguisent, elles acceptent de reculer sur la globalisation pour préserver le système, l’ordre qui se cache derrière et qui est la financarisation/la financialisation. Le stade financier du capitalisme. Elles veulent preserver ce capitalisme pervers, ce que j’appelle « capitalisme financialiste de banque centrale » par similitude dérisoire avec le « capitalisme monopoliste d’état ».
Elles vont lacher du lest. Déja elles reculent sur la question de la guerre. La guerre est maintenant moins probable. Elles lachent même sur l’unilatéralisme et l’impérialisme, vous allez voir. Ce n’est pas encore sur, mais cela se pressent. Trump va leur servir d’alibi pour couvrir ces mutations tout en sauvant la face.
Je pense que l’on va vers une détente, une tentative d ‘apaiser tous azimuts. Je ne serais pas étonné que dans cette perspective les élites essaient de rentrer la Russie à nouveau dans le jeu. En le faisant, elles retrouveraient des marges de manoeuvre et les contestatires, les rebelles, les gens d’en bas, perdraient un allié, une réference.
Suivez bien l’actualité avec cette clef d’interprétation en tête: les élites font machine arrière!
« Si le Brexit et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ont « en commun une volonté de repli à l’intérieur des frontières », ce n’est pas pour autant que cela condamne un « système économique largement fondé sur le commerce international », estime la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde dans un entretien accordé à ‘L’Obs’…
Croissance « inclusive »
La directrice de l’institution estime cependant que cela doit nous amener à repenser impérativement les conséquences de tels événements… Christine Lagarde plaide pour une « croissance inclusive ».
Selon la définition fournie par l’OCDE, il s’agit de l’idée selon laquelle « la croissance économique est importante mais pas suffisante pour générer une augmentation durable du bien-être ». Cela suppose donc « un partage équitable des dividendes de la croissance entre individus et groupes sociaux ».
Réduire les inégalités
Pour Christine Lagarde, la priorité doit donc être donnée aux réductions des inégalités, car le commerce international n’y est pas parvenu. Pour cela, le FMI dipose de trois leviers : « l’analyse économique, la surveillance qui nous permet de donner des conseils, les programmes de financement pour les pays en grande difficulté, assortis de recommandations », détaille-t-elle encore…
Cela passe aussi par la redistribution des revenus. Dans le cas des Etats-Unis par exemple, « nous avons recommandé l’augmentation du salaire minimum, qui est une forme de redistribution par le système privé, et la distribution par l’Etat d’un complément de revenu aux foyers les plus modestes », rappelle-t-elle.
Augmentation du salaire minimum par le privé (prise le profit des producteurs privés) et distribution d’un revenu minimum par le public (financé par les impôts prélevés sur les producteurs privés). Où est le partage pour les kleptos ?
Le vrai partage serait que les takers d’en haut (la finance) donnent des miettes aux takers d’en bas (les assistés).
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