Le relèvement des taux directeurs américains représente un « vote de confiance » dans la solidité de l’économie des Etats-Unis, a assuré mercredi la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen.
La Fed est quasi en campagne électorale: il s’agit d’affirmer que « mission est accomplie ». Le commentaire est exactement la répétition d’une phrase de Dudley il y a quelques mois. A cette époque il s’agissait d’empêcher que les marchés ne réagisssent négativement à la hausse des taux car nous étions dans une période « mou » dans la conjoncture. On craignait la rechute.
« C’est un vote de confiance dans l’économie », a déclaré la dirigeante lors d’une conférence de presse après la décision de la Fed de relever d’un quart de point son principal taux directeur, de 0,50 à 0,75%.
Yellen a assuré que ce relèvement du coût du crédit aurait un impact « très modeste » sur l’accès des ménages au crédit. La Fed répond à une critique des économistes , ceux ci font valoir que seul le crédit soutient la demande des ménages et qu’il est dangereux sinon inopportun de le renchérir.
Interrogée sur les mesures de relance budgétaire promises par Donald Trump, Janet Yellen a reconnu qu’elles pouvaient changer les perspectives économiques mais qu’il était trop tôt pour les évaluer. C e qui est tout à fait raisonnable. Elle a souligné que peu de membres de la Fed avaient intégré ses promesses de relance dans leurs prévisions de hausses des taux pour 2017 et 2018 celles ont néanmoins été augmentées « très légèrement ». Cette augmentation très légère est plutot justifiée par les évolutions du pétrole, des matières premières et surtout par les anticipations inflationnistes que cela déclenché.
Le facteur temps est important et les autorités, elles, le savent alors que les marchés le négligent. Les marchés ramènent toutes leurs anticipations à l’instant présent, même si en fait ces anticipations sont à la fois hasardeuses et lointaines. Ce n’est pas avant 18 mois que l’on pourra voir les éventuels effets de la relance dite Trump, or entre temps, avec la hausse du dollar, les vents contraires sont immédiats. Aussi bien pour l’économie US que pour le reste du monde (et la chine), et surtout pour le refinancement de gros. La hausse du dollar réduit, resserrent immédiatement les conditions financières.
Notre analyse: la Fed a surtout choisi de ne pas « faire de mal », « no harm ». Elle ne veut pas se précipiter en aucune sorte et renverser comme on dit aux USA, the « Apple Cart », la charette de pommes. C’est une décision de sagesse.
Hausse du dollar à 102,10 au DXY
Les Treasuries 10 ans sont à 2,57%
Le pétrole WTI baisse de 4% à 50,90
EN PRIME Le communiqué de la Fed
Following is a reformatted version of the Federal Open Market Committee statement released today by the Federal Reserve in Washington:
Information received since the Federal Open Market Committee met in November indicates that the labor market has continued to strengthen and that economic activity has been expanding at a moderate pace since mid-year. Job gains have been solid in recent months and the unemployment rate has declined. Household spending has been rising moderately but business fixed investment has remained soft. Inflation has increased since earlier this year but is still below the Committee’s 2 percent longer-run objective, partly reflecting earlier declines in energy prices and in prices of non-energy imports. Market-based measures of inflation compensation have moved up considerably but still are low; most survey-based measures of longer-term inflation expectations are little changed, on balance, in recent months.
Consistent with its statutory mandate, the Committee seeks to foster maximum employment and price stability. The Committee expects that, with gradual adjustments in the stance of monetary policy, economic activity will expand at a moderate pace and labor market conditions will strengthen somewhat further. Inflation is expected to rise to 2 percent over the medium term as the transitory effects of past declines in energy and import prices dissipate and the labor market strengthens further. Near-term risks to the economic outlook appear roughly balanced. The Committee continues to closely monitor inflation indicators and global economic and financial developments.
In view of realized and expected labor market conditions and inflation, the Committee decided to raise the target range for the federal funds rate to 1/2 to 3/4 percent. The stance of monetary policy remains accommodative, thereby supporting some further strengthening in labor market conditions and a return to 2 percent inflation.
In determining the timing and size of future adjustments to the target range for the federal funds rate, the Committee will assess realized and expected economic conditions relative to its objectives of maximum employment and 2 percent inflation. This assessment will take into account a wide range of information, including measures of labor market conditions, indicators of inflation pressures and inflation expectations, and readings on financial and international developments. In light of the current shortfall of inflation from 2 percent, the Committee will carefully monitor actual and expected progress toward its inflation goal. The Committee expects that economic conditions will evolve in a manner that will warrant only gradual increases in the federal funds rate; the federal funds rate is likely to remain, for some time, below levels that are expected to prevail in the longer run. However, the actual path of the federal funds rate will depend on the economic outlook as informed by incoming data.
Voting for the FOMC monetary policy action were: Janet L. Yellen, Chair; William C. Dudley, Vice Chairman; Lael Brainard; James Bullard; Stanley Fischer; Esther L. George; Loretta J. Mester; Jerome H. Powell; Eric Rosengren; and Daniel K. Tarullo.