Le portefeuille de l’Etat n’a pas brillé en 2016.
Selon les chiffres annuels publiés par l’Agence des participations de l’Etat (APE), la valeur du portefeuille de valeurs cotées de l’Etat a ainsi perdu 11,5% de sa valeur l’an dernier, soit environ 7,8 Milliards d’euros, pour revenir sous 60 MdsE, à 59,75 MdsE.
La valeur de ce portefeuille avait déjà chuté de 13,1% en 2015.
Les participations de l’Etat ont donc nettement sous-performé l’indice CAC 40, qui a progressé de 4,9% en 2016, et de 8,5% en 2015.
La baisse est à imputer en premier lieu à la chute des titres du secteur de l’énergie.
Le titre EDF a plongé de 28,7% en 2016 et celui d’Engie de 25,7%, l’Etat détenant respectivement 85,6% et 32,7% du capital de ces deux groupes.
Toujours dans l’énergie, l’action Areva a abandonné 20,7%. L’Etat détient en direct 28,8% du capital du géant nucléaire public en pleine restructuration, mais il en contrôle en sus 57,7% via le CEA (54,4%) et Bpifrance (3,3%).
L’action Air France a perdu 26,3%, tandis qu’Orange a cédé 6,8%, Renault 8,8%, Peugeot PSA 4,4% et ADP 5%. La banque Dexia, un cas particulier, géré dans une structure de défaisance après sa faillite, a perdu 77,3% de sa valeur.
Les titres en hausse n’ont pas permis de compenser la baisse des poids-lourds du portefeuille : le groupe minier Eramet a tout de même presque doublé de valeur l’an dernier (+92,3%), profitant d’un rebond des cours du nickel, tandis que dans la défense, Thales a bondi de 33,3% et Safran a pris 8%. Enfin, l’assureur CNP(dont l’Etat ne détient plus que 1,1%) a gagné l’an dernier 41,5%, et l’avionneur Airbus (dont l’Etat détient près de 11%) a progressé de 1,3%.