Fillon, « tous les faits évoqués sont légaux et transparents »

16h12 : Fillon se dit victime de calomnie
« Je fais face à une attaque d’une violence inouïe. A ma connaissance, du jamais vu sous la Ve République. C’est le candidat de la droite qui est visé et j’assume mes responsabilités. Tous les faits évoqués sont légaux et transparents.  Oui, j’ai employé mon épouse comme collaboratrice. Elle a ensuite été celle de mon suppléant, puis encore la mienne par la suite. Tout ceci pour un salaire parfaitement justifié pour une personne diplômée de droit et de lettres ». 

L’ancien Premier ministre évoque la mauvaise foi des médias qui l’accusent et qui présentent les faits selon lui de manière biaisée : « On brandit un montant d’un million d’euros pour faire sensation ! En oubliant de préciser qu’il s’agit d’un montant brut. De même, on qualifie cet emploi de fictif… Tous les élus savent bien que ce métier recouvre les tâches les plus diverses ».

16h17 : C’était légal, mais était-ce moral ?
Après avoir relaté les détails de cette affaire, François Fillon conclut en disant que tout ce dont parle la presse était légal. Mais il poursuit en regrettant d’avoir privilégié les membres de sa famille dans le choix de ses collaborateurs, puisque cette pratique choque les Français : « C’était une erreur, je le regrette profondément et je présente mes excuses ».

16h24 : « Le système veut décider du résultat à la place des électeurs »
François Fillon dénonce la volonté du « système » d’imposer aux Français une confrontation entre le « gourou » Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Selon lui, l’objectif est de priver les électeurs du résultat de la primaire.

16h45 : François Fillon répond aux questions
A l’issue de son intervention, le candidat répond aux questions des journalistes. Calmement, il se défend, ne changeant pas de ligne. Il attaque les médias sur leur traitement discutable de l’actualité politique : « Lyncher pendant dix jours un candidat à l’élection présidentielle comme vous l’avez fait, je pense que cela pose un problème démocratique » dit-il.

 

La contrattaque de Fillon est ferme mais son contenu est limité. L’argument principal c’est, « tout était légal, mais j’ai commis une erreur d’appréciation ». Il souligne la volonté de certains (?) de décider du résultat à la place des électeurs. Son attaque porterait encore mieux si il désignait ceux qui veulent décider du résultat à la place des électeurs. L’attaque anonyme serait partiellement déconsidérée si on pouvait identifier sa source. Elle serait en quelque sorte dévalorisée par ses origines. Les coups à répétition finissent par jouer pour lui car cette répétition prouve l’acharnement et l’intention pas très pure.

L’intervention de Lacharrière ce jour était positive. Il n’ y a rien  à redire à ses décorations! 

Maintenant la balle va être dans le camp des Républicains, leur entrée en campagne peut décider du renversement ou non de l’opinion publique et surtout de la reconstitution du noyau dur nécessaire pour passer le premier tour.   Eux auront la parole plus libre et plus proche car il y a des choses que Fillon ne peut pas dire dans sa position.  


François Fillon « n’accuse personne »

 Bruno Jeudy pour Paris Match a évoqué les « officines » mises en cause par François Fillon et a cité le nom de Jean-Pierre Jouyet, proche du président de la République François Hollande. « Je n’en sais rien, je n’accuse personne. Je dis simplement que les faits sont troublants. Pourquoi monter cette opération contre moi ? Maintenant, je n’ai pas d’officine à ma disposition pour mener l’enquête. Si vous avez l’énergie pour le faire je vous y invite » a répondu le candidat.

François Fillon réaffirme qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen

 A une journaliste qui posait la question « A qui profite le crime » des affaires, François Fillon a répondu : « Le crime profite à ceux qui veulent que la droite ne soit pas présente à l’élection présidentielle. Le crime profite à ceux qui ne veulent pas du programme de rupture qui est le mien. »
Ceci semble indiquer que Fillon n’oriente pas les recherches vers son propre camp.

Interrogé sur ses déclarations sur le « général de Gaulle mis en examen » qui visaient Nicolas Sarkozy, François Fillon a affirmé ne pas regretter d’avoir tenu ces propos : « Je n’ai rien changé. J’ai dit que mis en examen je ne serais pas candidat à l’élection présidentielle, je n’ai pas changé. Cette situation me fait réfléchir, mais elle ne change rien à l’engagement que j’ai pris. »


 

Laisser un commentaire