Les Français ont perdu les élections; et vous encore plus…Le faux pas de Marine.

Article Bruno Bertez du 9 mars 2017

Titre : Les Français ont perdu les élections ; et vous encore plus…

La plupart des candidats justifient leur présence sur la ligne de départ au nom de leur capacité à faire barrage au Front national. Alors que la présidente du FN dominait largement les enquêtes d’opinion jusqu’ici, faisant presque systématiquement la course en tête au premier tour au-dessus des 25%, Macron  passe devant d’une courte tête ce jeudi. Dans un sondage Harris Interactive réalisé pour France Télévision, le chef de file d’En Marche recueille 26% des intentions de vote, contre 25% pour Marine Le Pen.

L’ancien banquier gagne 5% en une semaine. Cette enquête est en effet la première réalisée par cet institut depuis le ralliement de François Bayrou, président du MoDem. François Fillon, toujours plombé par les soupçons et les affaires qui le visent, plafonne autour des 20% (-1%), en troisième position.

Un sondage Odoxa , la semaine dernière donnait Emmanuel Macron en tête du premier tour avec 27%, suivi de marine Le Pen à 25,5%, avec un François Fillon éliminé au premier tour à 19%. 

Les Français ont perdu les élections ; et vous encore plus…

Pareil titre mérite évidemment une explication. Lorsque nous disons que les Français ont perdu les élections présidentielles de 2017, nous voulons signifier que les habitants de ce pays que l’on appelle La France ont subi une défaite que l’on peut qualifier d’historique ; il s’agit d’une reddition. L’Allemagne va pouvoir prendre le contrôle pacifique des leviers de commande essentiels du pays.

Lorsque nous disons « et vous encore plus », nous nous adressons plus spécifiquement à nos lecteurs. En effet, nous nous doutons que leur fidélité exceptionnelle et le temps passé proprement colossal sur nos articles signifient que, pour l’essentiel, ils partagent nos préoccupations. Nos préoccupations sont des préoccupations de dignité, de liberté, d’autonomie. En bref, notre préoccupation politique se résume en un seul mot : « la souveraineté ». Celle  du peuple français. Attention, nous n’utilisons absolument pas le sens de souveraineté ou le concept de souverainisme dans le même sens que les leaders politiques qui se donnent cette étiquette. Eux sont souverainistes pour la Nation française, un concept abstrait ; nous, nous sommes pour un souverainisme concret qui est celui des Français, ceux qui existent, ceux qui vivent, ceux qui travaillent. Les souverainistes nationaux récupèrent l’idée du suffrage universel et de la souveraineté du peuple pour exercer un pouvoir sur le peuple. Nous, nous sommes pour le renversement de cette perspective, c’est-à-dire pour un retour à la souveraineté concrète des gens d’ici.

Ceci étant posé, l’évolution des derniers sondages censés préfigurer l’élection présidentielle est tout à fait conforme, malheureusement, aux tendances de long terme. Le petit jeu du nom ou de la personnalité des candidats est un attrape-nigaud. En effet, tous les candidats, sauf Marine Le Pen, sont européistes sous une forme ou sous une autre. Ils sont pour le maintien, coûte que coûte, de la construction européenne dans ses grandes lignes et les différences qu’ils affichent sont, soit purement marginales, soit de pure cosmétique. Les différences ne vont pas au-delà du marketing politique. Et c’est même tristement vrai pour Mélenchon qui, sous des dehors anti-allemands, développe une critique circonstancielle, mais, néanmoins, reste attaché aux principes qui sous-tendent la construction européenne.

Les dés sont jetés depuis fort longtemps et si vous lisez les textes que s’échangent entre eux les européistes et leurs Think Tanks, vous vous apercevez que le jeu électoral n’a pas beaucoup d’importance dans leurs réflexions. Certes, ils agitent les épouvantails à l’image de ce qu’ils ont fait pour le Brexit, pour influencer les gens, pour faire peur, mais fondamentalement, ce n’est pas à ce niveau que les choses se jouent.

Depuis le départ, le plan des européistes a été un plan machiavélique et ceci est écrit en toutes lettres, il suffit d’avoir un peu de courage et de se référer aux commentaires qui ont été produits sur les textes fondateurs. Depuis le début, à l’instigation d’ailleurs des Américains, il a été conçu une construction européenne « sur la tête ». Tout le monde peut s’en assurer mais il n’y a qu’Asselineau pour le dire et l’étayer.

Sur la tête, cela signifie qu’il s’agissait dans l’esprit des Américains, d’entamer une construction européenne acceptable a minima par les populations, sous des dehors anodins, libre-échange, monnaie commune, coordination de certains services, mais non pas pour en rester là, mais pour ensuite produire une construction politique. Quand nous disons donc sur la tête, cela signifie que, cyniquement, la construction européenne a démarré comme la célèbre charrue, avant les bœufs, mais avec le projet, tout à fait dissimulé pour les peuples, de les placer dans une situation telle que les progrès accomplis allaient devenir irréversibles. En un mot, il s’agissait de mettre en place une construction dont on savait depuis le départ qu’elle était brinquebalante, la construction économique, financière et monétaire, pour obliger ensuite, face au chaos et à la multiplication des crises, à une intégration politique de plus en plus forte. Et ce, quasi subrepticement, quasi à l’insu de la conscience des peuples.

Certains se sont étonnés des imperfections de la construction monétaire par exemple. Ce sont des naïfs, personne n’a jamais douté que la construction monétaire, mise en place par Delors et ses comparses, étaient imparfaite, absolument personne. Tout le monde savait qu’elle ne résisterait absolument pas à une situation de récession. Tout le monde savait que la construction n’était que temporaire et que, pour être viable, le monétaire impliquait le budgétaire.

Qu’est-ce que le budgétaire, c’est évidemment la solidarité, c’est-à-dire les transferts au sein de la construction européenne, les transferts des riches vers les pauvres, les transferts des créanciers vers les débiteurs, les transferts des excédentaires vers les déficitaires, les transferts d’épargne des uns vers les investissements productifs des autres. Voilà comment fonctionne une union monétaire et voilà ce que tout le monde savait : il faut transferts, convergence, unification de l’espace.

Une nation dispose de deux outils. Le premier est le monétaire et le second est le budgétaire. La souveraineté s’exerce par le fait de battre monnaie et de lever l’impôt. Si vous mettez en place une construction boiteuse, nous ajouterions sciemment et cyniquement boiteuse, vous savez fort bien qu’un jour ou l’autre il faudra, pour faire face aux difficultés, réunifier les deux outils. Il faudra réunir sous une même autorité le pouvoir de battre monnaie et celui de décider des impôts et de leur affectation.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les européistes et les Américains ont engagé un processus de tromperie. Ce processus consistait à mettre la construction européenne sous ses aspects les plus inoffensifs sur les rails, sachant où ces rails allaient conduire.

L’euro a été un atout considérable, et il faut reconnaître l’intelligence de ceux qui s’en sont servi comme appât. Grâce à l’euro, la plupart des pays ont bénéficié d’avantages importants. Ils ont bénéficié de la stabilité monétaire, ils ont bénéficié de taux d’intérêt extrêmement bas, d’un accès au crédit auquel ils n’auraient jamais pu prétendre auparavant. Tout ceci a favorisé une sorte d’attachement à l’euro. On aime sa monnaie quand elle ne déçoit pas trop dans la vie courante et dans la gestion des affaires personnelles. Il y a un côté rassurant, simple, qui constitue un actif extrêmement important pour cette monnaie. Les inconvénients de la monnaie ont beau être considérables, ils ne sont pas perçus. Aller faire comprendre à un citoyen lambda que la parité monétaire de l’euro sert l’économie allemande et les Allemands, mais qu’elle dessert l’économie italienne. C’est peine perdue. D’un côté, il y a des avantages pratiques, immédiats, que les citoyens touchent du doigt ; de l’autre, il y a des inconvénients qui sont abstraits, lointains, qui semblent, à la limite même, ne pas les concerner. On a fait en sorte que les peuples vendent leur liberté et leur souveraineté pour un plat de lentilles.

Tout ceci pour dire que l’attachement des Européens à l’euro est considérable. Au nom de cet attachement, on peut quasi tout leur faire avaler. Et nous en venons à nos affirmations de début de texte : la seule chose importante, politiquement, pour la construction européenne, c’est le capital que constitue cet attachement des Européens à l’euro. La force de cet attachement est absolument considérable. Ainsi, c’est au nom de cette dépendance à l’égard de la monnaie unique que la Grèce a choisi de devenir un pays sous-développé, sans dignité, sans avenir. Tsipras savait qu’il bluffait, que jamais il n’irait jusqu’au bout du rapport de forces avec les élites de Bruxelles, Francfort et Berlin. Il s’est séparé de Varoufakis qui, lui, depuis le départ avait correctement analysé la situation. Varoufakis savait que prix à payer pour le redressement de son pays, c’était le sacrifice de l’euro.

Pour sortir de l’emprise de la dette, de l’emprise de l’Allemagne, de l’emprise de Bruxelles, il faut oser retourner à la monnaie nationale et se résoudre à abandonner la monnaie commune. La monnaie commune est l’instrument de transmission de la servitude, pas de la prospérité et encore moins de la dignité.

Lorsque vous regardez les sondages européens, en particulier tous ceux qui sont faits par de grandes firmes mondiales, comme Pew Research, vous constatez que, même dans les pays les plus en difficultés, même dans les pays les plus détruits par la construction européenne, il subsiste une majorité de la population qui s’exprime en faveur de l’euro. La population ne voit pas l’incohérence entre d’un côté son soutien à l’euro, et de l’autre, le rejet de Bruxelles, le rejet de la Commission, le rejet du diktat allemand. Il y a une sorte de dissonance cognitive en ce domaine. C’est un phénomène classique: on veut les avantages, mais on refuse d ‘en payer le prix. C’est quasi le principe qui sous tend cet attrape nigaud que sont devenues nos démocraties.

Le découpage politique domestique est une sorte de poudre aux yeux. On agite des nuances, on fait chatoyer des promesses, mais l’ensemble des principes qui sous-tendent les programmes convergent vers une chose extrêmement simple : le maintien de l’euro.

Si vous regardez, par exemple, le programme de Hamon qui est un tissu d’imbécilités et d’aberrations budgétaires, vous constatez évidemment qu’il est incompatible avec les Traités. Mais les gens s’en fichent. Il n’y a aucune chance pour que ce programme puisse être compatible avec les engagements français, mais Hamon prétend rester dans l’Europe. Plus européiste même que lui, tu meurs. C’est la dissonance cognitive que nous avons invoquée ci-dessus qui est à l’œuvre. Les fidèles de Hollande, le tonton flingueur de l’Elysée, s’en donnent à cœur joie maintenant en flinguant Hamon, en savonnant sa planche pour diriger les électeurs « raisonnables » du PS vers Macron. Résultat , ils ont cassé la dynamique de sa candidature, Macron monte, Hamon baisse. Les stratèges autour de Hollande s’emploient à marginaliser Hamon.

L’exemple de Hamon est intéressant car il est caricatural. Il adopte une position qui peut passer pour une rupture, alors qu’elle présuppose, dès sa formulation, la soumission. Ce qui est vrai pour Hamon en caricature est vrai également pour Fillon et, bien entendu, pour Macron. Macron se positionne comme le premier de la classe, c’est-à-dire celui qui saura le plus efficacement cornaquer les Français vers la soumission, tandis que Fillon, tout en ayant le même positionnement fondamental, rajoute une petite touche de conservatisme et d’identitaire pour suggérer qu’il n’est pas tout aussi servile que Macron. Le sociétal sans conséquence de Fillon masque mal une soumission économique et politique équivalente à celle de Macron.

Quels que soient les résultats des élections, et c’est là que nous voulons en venir, ce qui importe, c’est simplement qu’elles ont lieu, qu’elles soient passées, c’est-à-dire que l’échéance soit derrière nous. L’important pour les européistes, c’est que l’obstacle des élections soit sauté et que les élites aient le champ libre pour mettre en place l’étape que l’Allemagne a choisi d’imposer. Cette étape est commercialisée et « propagandée » sous le nom « d’approfondissement de l’Europe ».

Une remarque préliminaire, lors des dernières élections européennes, un peu partout les citoyens ont voté pour demander moins d’Europe, et ce qui a été décidé par les élites, immédiatement après, c’est le contraire, plus d’Europe.

Qu’est-ce que l’approfondissement de la construction européenne ? C’est ce que nous avons dit au départ, la mise en place du second pilier qui lui permet de tenir, le pilier budgétaire. Donc l’approfondissement de l’Europe, c’est un moyen de s’écarter encore plus des illusions de souveraineté nationale et de se rapprocher d’une construction politique.

Chacun sait que le budget, c’est-à-dire les recettes et les dépenses c’est ce qui est important. Eh bien, cet outil de la souveraineté, Schauble a choisi de le retirer des mains des politiciens ex-nationaux. D’abord, cet outil a été encadré par des normes dans les textes inauguraux,  ensuite il y a eu des engagements renouvelés dans le  Traité ratifié scélératement par Hollande. Mais cela n’a pas suffit, car l’obligation de conformité est très difficile à mettre en œuvre. Les observations de la Commission, tout le monde s’en fiche, les réprimandes de Schauble ne sont pas écoutées. Il faut donc passer plus loin. Il faut s’orienter vers une sorte de Ministre du Budget européen. Sous quelque nom que ce soit, le projet d’approfondissement tourne autour de cette idée, le dessaisissement budgétaire des politiciens nationaux. On ne peut leur faire confiance pour augmenter les recettes, pour réduire les dépenses. On ne peut leur faire confiance pour mettre en place des politiques qui seraient, pour eux, suicidaires. Car la réalité de nos démocraties est celle-là, les politiciens achètent leurs élections. Donc il faut vider la démocratie de ses derniers contenus.

Marine le Pen n’a jamais eu la moindre  chance d’être élue. Il y a longtemps que le sort en est scellé. Tout à été noué quand Mitterrand à fait en sorte à la fois de favoriser l’ascension de Jean Marie Le Pen et en même temps de le diaboliser. Un piège stratégique redoutable  dans le quelle « la droite la plus bête du monde » est bien sur tombée. Elle a assisté impuissante à la montée de ce rival politique qui aurait pu être un complément,  tout en prêtant son concours à la gauche pour le démoniser, pour le mettre hors-jeu citoyen. La droite s’est privée de l’aile marchante qui aurait du lui assurer le pouvoir. Elle n’a pas su arrêter sa croissance, pas su la réintégrer au jeu politique, elle n’ a pas trouvé un terrain  d’entente pour tenter une alliance.

La stratégie de Marine n’a guère été brillante; elle s’est contentée de remédier à l’image négative qui avait été collée sur son parti. Elle n’a pas réussi comme le prouve ses résultats actuels dans les sondages. Elle n’a pas su, comme son père en son temps, jaloux de sa boutique, s’entourer, former des cadres, construire une organisation. C’est le vide organisationnel.

-elle plafonne, voire régresse, ses positions ne s’améliorent pas malgré sa tentative de dédiabolisation. Au contraire on note un certain effritement dû probablement à la tiédeur de ses propos sur certains sujets chers à son noyau électoral.

-elle n’a absolument rien gagné sur la déconfiture de Fillon , même pas une frange d’électeurs hésitants

-elle n’a pas amélioré son standing, elle reste paria , personne ne veut faire alliance avec elle et au contraire , « ils » se proclament tous unis pour la faire perdre. Le barrage est la raison d’être suprême. C’est la femme à abattre et il faut bien voir que ceci est presque un prétexte: chacun sait qu’elle n’a aucune chance de l’emporter, mais dire que l’on est anti Le Pen justifie que l’on n’aie pas besoin de fournir d’autre motivation, d’autres excuses, d’autres justificatifs! Bref cela dispense d’un programme et sert même d’excuse de ralliement à la soupe du sinistre  Bayrou.

-au plan thématique, elle a commis une erreur magistrale en se marquant comme madame Frexit, alors que les Français crèvent de peur de perdre le bénéfice de l’euro. Car la perception des Français est celle là: ils bénéficient de l’euro alors même qu’ils ne le méritent pas et qu’ils le savent. Aller répéter que l’on échangera les euros contre des Francs à hauteur de 1 pour 1 et qu’ensuite on laissera la parité s’ajuster est une imbécillité sans nom. Comment et qui a pu lui souffler cette ineptie non seulement électorale, mais technique? C’est un arrêt de mort électoral, une barrière insurmontable.

Les Français tiennent à l’euro!

C’est une grosse pierre dans le jardin de Marine Le Pen. Selon un sondage Elabe publié jeudi soir, la grande majorité des Français reste opposée à une sortie de l’euro et à un retour au franc, l’une des mesures phares de la candidate du FN à la présidentielle.

Selon ce sondage, réalisé pour ‘Les Echos’, ‘Radio classique’ et l’Institut Montaigne, près des trois quarts des Français, 72% exactement, ne sont ainsi pas favorables à une sortie de l’euro.

Les retraités sont les plus opposés à un tel changement. Même chez les sympathisants du FN, la proposition ne fait pas l’unanimité : seuls 60% des personnes qui se déclarent proches des idées du parti d’extrême droite sont pour un retour du franc.

L’idée de la construction européenne n’a plus la cote

Mais, si les Français ne sont pas favorables à une sortie de l’euro, ils sont loin d’être europhiles : ainsi 37% des personnes interrogées par Elabe juge que l’appartenance à l’Union européenne apporte plus d’inconvénients que d’avantages et 31% l’inverse. « Clairement, l’idée que l’Europe représente le progrès n’est plus majoritaire dans le pays », constate Bernard Sananès, le président d’Elabe, cité par ‘Les Echos’.

Mercredi, Marine Le Pen a confirmé et détaillé sur la radio ‘RTL’ ses projets de sortie de l’euro. Si elle était élue présidente, la candidate du Front national entend établir un nouveau franc qui, à sa création, aurait la même valeur qu’un euro.

Une dévaluation de 10% à 20% en cas de retour au franc ?

« Il n’y aura pas la valse des étiquettes qui a existé lorsque nous sommes passés du franc à l’euro, pas de divisions, de multiplications épouvantables, pas de double étiquetage pour les commerçants, la situation sera évidemment beaucoup plus simple », a expliqué la présidente de FN.

L’éventuelle sortie de la France de l’Union européenne (« Frexit ») ferait de son côté l’objet d’un référendum, a promis Marine Le Pen.

A noter que la banque américaine JP Morgan Chase a publié jeudi une étude estimant qu’en cas de retour au franc français, ce dernier perdrait 10% à 20% face au dollar pour tenir compte de la prime de risque supplémentaire exigée par les investisseurs pour détenir cette nouvelle devise nationale. Cette chute serait comparable à celle subie par la livre sterling depuis le vote des Britanniques en faveur du Brexit, en juin 2016.

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4 réflexions sur “Les Français ont perdu les élections; et vous encore plus…Le faux pas de Marine.

  1. Les médias MSN et les sondages veulent nous faire gober du Macron du matin au soir.
    Pour ma part, je ne crois pas une seconde aux sondages donnant Macron devant MLP au 1er tour et encore mois qu’il ait gagné 5% en quelques jours.
    Les élections en GB et aux US ont suffisamment démontré que ce qui était certain de se produire, d’après les sondages et les médias MSN – Remain et Clinton -…ne s’est pas produit.

    D’autre part, un candidat inattendu par le Système, François Asselineau, qui a déjà 480 parrainages, va participer à cette élection. Et, là, il y en a qui vont se retrouver tout nus quand il va falloir argumenter car à part JLM, les autres n’ont vraiment pas le niveau pour débattre sur le fond avec lui.
    La quintessence de son programme est sans ambiguïté la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’Otan et les citoyens français vont enfin pouvoir entendre un discours clair sur ce choix fondamental; pas un discours tiédasse et surtout trompeur – renégociation des traités par exemple – comme certains candidats tentent de faire croire que c’est possible.

    J’ai lu ici même : « la vérité rassemble, le mensonge divise » et comme Asselineau dit beaucoup de vérités, notamment sur l’UE, l’Euro et l’Otan, il rassemblera. Dans quelles proportions, nul ne le sait mais il sa candidature va changer la donne.
    En tous cas, sur BFM – média qui favorise factuellement Macron par le temps d’antenne dont il bénéficie -, ils commencent à comprendre les difficultés qu’ils vont rencontrer quand il faudra inviter François Asselineau à débattre.
    Cette petite séquence de 6 mn, sur BFM en dit long sur le mépris de ces journalistes pour les « petits candidats ». L’attitude et les propos de Ruth Elkrief sont édifiants.

    J’aimerais profiter de ce post, si vous me le permettez, pour relayer une initiative, via une pétition, visant à défendre notre droit au pluralisme politique, droit que le système entend manifestement nous confisquer.
    https://www.change.org/p/conseil-superieur-de-l-audiovisuel-au-csa-respectez-et-faites-respecter-notre-droit-au-pluralisme-politique?recruiter=104933805&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

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  2. Je découvre votre message à l’instant, alors que je venais écrire mon dégoût à la suite de cet article : à l’instant, Thomas Legrand, présentant sur France Inter l’offre des candidats à droite vient de discréditer d’un seul mot Asselineau aux yeux des auditeurs. Il l’a qualifié de « conspirationniste » !
    Voilà, tout est dit, circulez, y’a rien à voir !
    Et ces types sont payés avec mon argent, cela me révolte. Font-ils seulement exprès ou ne récitent-ils pas tout simplement leur bréviaire sans même se poser la moindre question sur ses idées ?
    Je me sens seul. Parmi vous tous, lecteurs de ce blog certes, mais vraiment seul autour de moi, je vous l’assure.
    La machine à niveler la pensée est un redoutable rouleau-compresseur. MLP peut passer à l’antenne à longueur de journée, les journalistes savent, comme vous le dites, M Bertez, qu’elle n’a aucune chance. Un type comme Asselineau, au contraire, ces mêmes journalistes n’ont pas de prise sur lui pour le traiter de fasciste ou autre, alors on réduit, on simplifie, on le catégorise : conspirationniste, donc farfelu, inutile, benêt…
    Et l’affaire est dans le sac.
    « Ah, les braves gens ! » pour vous paraphraser M Bertez.

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  3. Bonjour,

    Il ne faut pas écarter les risques italiens et hollandais comme pouvant provoquer un électrochoc aux français.

    Je pense surtout à la Hollande … nous verrons.

    Macron n’a aucune chance de réussir si il devient président, on a vu déjà l’opposition aux « réformes » qu’Hollande a rencontré alors que c’est un robinet d’eau tiède.

    Aucun gouvernant, ne peut transformer un pays avec une adhésion si faible.

    Je pense que c’est la pression des marchés via les taux qui réglera le sort de la France in fine et que l’Allemagne ne lèvera pas le petit doigt pour nous aider, trop contente de ne pas à avoir à jouer le méchant.

    Mais personnellement, je pense qu’effectivement il est trop tard et je souhaite quitter la France parce que j’ai des enfants et je ne veux plus qu’ils grandissent dans ce pays qui se décompose de plus en plus rapidement, et surtout de plus en plus violemment (voir les incidents dans le lycée en SSD).

    Pour un jour y revenir et apporter ce qu j’aurai appris.

    Cdlt.

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    1. Bonjour

      Je suis d’accord avec vous, ce sont les évènements qui dirigeront les décisions, en particulier à l’intérieur de la zone euro (je penche plutôt sur l’Italie, avec répercussions des montées de taux sur le Sud, y compris la France).

      Dans ce cadre, je me suis fait à l’idée que ces élections 2017 ne sont qu’un détail, que ce soit Fillon (probable à ce stade), ou Macron (je n’y crois pas), les 2 se soumettront aux institutions européennes sous domination allemande, comme bien dit dans cet article.
      Si l »élection est Le Pen ou une surprise type Mélenchon, il y aura du sport.

      Mais dans tous les cas le pays sera ingouvernable, les scissions entre les 2 ou 3 France (Cf. C. Guilly) sont béantes.

      La vraie question est l’après : que fera un tel président et son gouvernement chancelant dans une situation de crise, face à un pays ingouvernable, avec possible convergence de crises (économique, terroriste, tensions communautaires) ?

      L’alternative positive serait une union des français autour d’un projet souverainiste, réaliste; il sera douloureux certes (beaucoup d’erreurs ont été commises). En bref, à travers un gouvernement de salut public, la nécessité d’un retour au réel, avec défense des intérêts de la nation, des nations européennes même, dans un monde qui devient dangereux. De ce point de vue, les contributions d’Asselineau, Le Pen et même maintenant Mélenchon sont porteuses d’espoirs : malgré les anathèmes grossiers et suffisants des médias, les français décilleront ils ?

      Je suis comme vous pessimiste, les tensions entre français me semblent irréconciliables, l’individualisme trop prégnant, la « zombification » trop avancée.

      Il reste la question : les évènements permettront-ils de durer 5 autres années dans ces conditions, et de laisser une dernière chance en 2022?

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