L’économie mondiale tourne à pleins cylindres grace au « crédit impulse » qui vient de Chine. Les indicateurs pointent vers le haut haut. Pourtant les autorités répugnent à monter les taux, ce qui fait dire qu’elles sont en retard, en arrière de la courbe.
Aux USA , malgré un PMI manufacturier à 58,8, une pleine utilisation des capacités et des pénuries de main d’oeuvre, le marché ne donne qu’une probabilité de 36% de hausse de taux! En Europe, le même PMI est à 57,4, et en Allemagne à 59,3. Draghi repousse la discussion sur la normalisation.
Les observateurs ne comprennent pas. Les autorités monétaires sauraient elles quelque chose que nous ignorons? Non elles ne savent rien de plus mais elles sont dans la seringue, paralysées, coincées: elles ont une conscience aigué de la fragilité de l’édifice financier qu’elles ont élevé.
Les Banques centrales sont prisonnières des contradictions du monde réel. Le problème délicat à régler est celui du temps; aujourd’hui il y a d’incontestables risques de surchauffe, mais demain il y a la certitude de la récession.
La politique monétaire s’use si on s’en sert.
Note: cet article n’est pas en arrière de la courbe (!), il est très en avance!
Bientôt, la suite de cet article ….