Les attaques contre les retraites commencent, les sénateurs en éclaireurs!

C’est le coup d’envoi des attaques contre les retraites. Ce qui est extraordinaire, c’est que les élites françaises acceptent d’endosser la pérennité des exigences de Bruxelles , c’est à dire des Allemands. Un rapport soit disant français banalise et « francise » des directives de Bruxelles. Les Allemands considèrent que nous sommes des paresseux et ils ne supportent pas l’idée que le régime des retraites en France soit plus généreux que le leur.

Les choses commencent toujours de la même manière, un rapport qui donne une allure de technicité à des mesures qui, au fond, sont purement politiques. La technicité est le masque que prend le laminage des populations.  On le sait la technicité, c’est l’autorité suprême.; elle sert à bloquer les débats. Elle est l’outil de l’unilatéralisme que l’on va ensuite habiller de fausses concertations. Ah le dialogue!

La nécessité de réformer le système des retraites en France n’est pas contestée, simplement elle pourrait partir de considérations spécifiques françaises au lieu de s’appuyer sur des comparaisons.

La plupart des réformes imposée aux Français viennent des GOPE, c’est à dire que ce sont des exigences extérieures, non démocratiques et à peine logiques. Car dans chaque pays, la situation , sous tous les aspects, est différente. Mais le moule Bruxellois et Allemand est imposé. Curieuse situation que cette soumission de tous les partenaires politiques français à cette « normalisation ».

 Les GOPE:  « d’importantes économies à court terme ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale »

Traduction : il faut s’attendre à une baisse massive des remboursements de santé, puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale [7], ainsi qu’à une privatisation rampante de la Sécurité sociale, via le recours croissant aux mutuelles privées, présentées comme solution à tous les problèmes.

Pour la branche vieillesse, il s’agit bien évidemment des retraites qui sont en ligne de mire. Après la hausse de l’âge de départ à la retraite, vient maintenant le gel du montant des pensions [8].

Pour les retraités, la perte de pouvoir d’achat c’est maintenant ! Le texte de la Commission européenne parle d’ailleurs explicitement de gel des retraites et d’autres pensions sociales, ce qui confirme une fois encore que le gouvernement ne fait qu’appliquer la politique de l’oligarchie euro-atlantiste. (Source UPR.)

La réforme systémique des retraites annoncée par le gouvernement ne peut esquiver le relèvement de l’âge de départ à la retraite, estime un rapport sénatorial présenté mercredi.

Les sénateurs Jean-Marie Vanlerenberghe (Union centriste) et René-Paul Savary (Les Républicains) se sont rendus avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, dans ces trois pays pour observer les « conditions de réussite » des réformes qui y ont été engagées dans les années 1990.

« Dans les trois pays que nous avons visités, la question des âges de la retraite demeure centrale », écrivent-ils dans le rapport présenté devant la commission des Affaires sociales du Sénat. « La réforme des retraites ne pourra pas éluder cette question. La position de notre commission, appelant depuis plusieurs années au relèvement de l’âge minimum légal à 63 ans, demeure plus que jamais d’actualité. »

La réforme vise à unifier les 42 régimes existants et faire en sorte qu’un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé ». Emmanuel Macron a exclu pendant la campagne présidentielle de modifier l’âge légal de départ à la retraite.

En Italie, en Allemagne et en Suède, l’âge moyen de départ se situe autour de 64 et 65 ans, plutôt qu’à 62 ans comme en France.

En Suède, « les femmes et les travailleurs moins qualifiés partent plus tôt avec des niveaux de pension insuffisants ». Une réflexion est donc en cours pour augmenter l’âge minimum de 61 à 64 ans.

Pour les sénateurs, « la difficulté qui consisterait à ne pas augmenter l’âge minimum légal, pour respecter la promesse de campagne du président de la République (…) aurait pour conséquence de ‘fabriquer’ des retraités plus pauvres ».

Lier l’age de la retraite à l’espérance de vie

C’est également l’avis du nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

« On n’échappera pas, comme ont fait les autres, à lier l’âge de la retraite et l’espérance de vie », a-t-il dit à Reuters. « Ce qu’ont fait les partenaires sociaux de manière assez courageuse, c’est de faire en sorte que pour avoir sa retraite complémentaire à taux plein, on a besoin de cotiser plus. Il y a une décote quand on prend sa retraite à 62 ans. »

Une complexité qui rend les réformes non transparentes

Il est déjà établi par le haut-commissaire que le nouveau système serait géré par points, c’est-à-dire que chaque actif cumulerait des points tout au long de sa carrière. Ces points seront ensuite convertis en fonction d’un coefficient au moment de la liquidation de la retraite. L’Allemagne a fait le choix de ce type de régime en 1992.

La Suède et l’Italie ont opté pour un système en comptes notionnels, dans lequel chaque actif alimente un capital de retraite virtuel en euros (ou couronne suédoises).

Ce capital, revalorisé chaque année en fonction de l’évolution des salaires, est converti par un coefficient (comme dans le système à points) au moment de la liquidation de la retraite. La pension versée dépend toutefois de l’espérance de vie de la génération à laquelle cet actif appartient ainsi que du montant total des cotisations versées par cette génération.

Les sénateurs estiment que, comme pour ces pays, « il est nécessaire de définir clairement un mécanisme d’alerte » lorsque la pérennité financière du système est à risque, mais souhaitent éviter tout rééquilibrage automatique.

Confrontée à une baisse de la croissance et à une hausse du taux de chômage en 2010, la Suède, qui est dotée d’un tel rééquilibrage, aurait pu voir ses pensions diminuer de 4,2%. Le gouvernement a toutefois décidé de limiter la baisse à 3% en la lissant sur trois ans et en mobilisant des fonds de réserve.

Les parlementaires précisent également que les systèmes visités combinent de façon équilibrée une gestion par répartition pour leur régime de base et par capitalisation pour leur régime complémentaire.

« Aucun débat d’émerge pourtant à ce stade sur la question de la capitalisation en France. Les esprits, en particulier des partenaires sociaux, ne semblent pas encore assez mûrs ».

Ils préconisent par ailleurs une période de transition pour passer d’un régime à l’autre de 20 ans, comme en Suède.

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