Les dépêches mardi 25 Juin, or au plus haut de 6 ans, tout sur la répression financière

«Répression financière» est le terme utilisé pour identifier une période de taux d’intérêt extrêmement bas et d’injections de liquidité constantes. Cette politique  a un impact très négatif sur les épargnants. L’objectif  est d’obliger les citoyens à cesser d’épargner et à accroître la consommation et les investissements, d’où le terme répression.

Pourcentage de dette à rendement négatif: Ht D. Lacalle

Who Buys Negative Yield Bonds?

Le comble  de la répression financière correspond aux taux d’intérêt nominaux négatifs.

Les défenseurs de cette pratique la justifient par l’argument  selon lequel l’épargne serait trop importante et qu’il s’agit de  forcer les agents économiques à dépenser.

C’est la fameuse  thèse imbécile de Bernanke de l’excès d’épargne; lequel Bernanke n’a rien compis au système capitaliste financialisé  d’une part et confond dun système fondé sur l’épargne avec un système fondé sur le crédit!

Le seul excès qu’il y a c’est un excès de crédit et de dette!

Dette saturation et profitabilité du système insuffisante sont les vrais problèmes mais nos gribouilles sont victimes de leur propres idéologie mystificatrice! Il ne faut surtout pas admettre que le profit est le vrai moteur caché du système, il faut faire croire  que ce sont les besoins, les désirs et donc la demande!

Ah les braves gens.

D’ou le raisonnement, issu des travaux de Keynes sur l’épargne, l’investissement, la préférence pour la liquidité etc, lequel Keynes dans les années Trente voulait sauver le capitalisme qu’il savait menacé par la déflation et le chomage. Keynes n’était pas un homme de progrès mais il admettait des entorses au système pour le sauver de ses contradictions internes!

Le raisonnement se résume à ceci:

Si le prix de l’argent est trop bas, les consommateurs préféreront dépenser et les entreprises utiliseront leurs excédents pour investir même si leur rentabilité est médiocre.

Tel est le fond de la doctrine de Keynes et le fond de de celle de nos zozos banquiers centraux ! Il faut remarquer que dans divers articles , Keynes a d’ailleurs reconnu que cela ne marchait pas.

En effet, cependant, rien  ne se produit comme espéré. La mécanique de Keynes ne s’enclenche pas.

Rien ne prouve que les citoyens épargnent trop, ni que les entreprises n’investissent pas où même qu’ elles en ont besoin.

De nombreux pays ont dépassé le seuil de saturation de la dette, avec plus de 320% du PIB de la dette publique et privée totale selon le FMI.

Ainsi, la répression financière réalise le contraire de ce qu’elle a pour objectif  de faire. Elle augmente la masse de dettes et augmente donc la « debt saturation ».

Le boulet de la dette devient trop lourd à trainer. C’est le chasse neige qui repousse devant lui et ne réussit plus à se frayer un chemin: pour servir la dette il faut des cash flows, des revenus, mais la dette oblige à peser sur les revenus et donc elle pèse sur les cash flows. Nous sommes prisonniers d’une contradiction entre les flux et les stocks, le mort et le vif.

Lorsque les planificateurs centraux du système capitaliste financialisé monopolistique d’état et de banques centrales réunies, appliquent davantage de répression, les agents économiques décident d’être plus prudents encore qu’ils ne l’étaient avant , ils veulent la sécurité dans le futur car ils ont peur. Par exemple si on baisse la remunération de vos économies vous épargnez encore plus pour préserver votre sécurité future lors de votre retraite! Vous avez peur de rentrer dans la dépendance . C’est logique mais nos zozos se comprennent pas cela!

Les citoyens perçoivent que le prix et la quantité de monnaie sont manipulés artificiellement et que la politique suivie n’est  pas compatibles avec la réalité de l’économie . Il y a une sorte de malaise, l’humeur est maussade.

Contrairement à ce que pensent les économistes keynésiens, une répression financière extrême conduit à des réactions encore plus prudentes de la part des agents économiques. Les préférences restent centrées sur la prudence, face à une incertitude croissante. Plus les élites et les autorités jouent de la peur et plus les gens deviennent frileux et réduisent leur train de vie. Les politiques imbéciles de réformes dans ces periodes sont totalement contreproductives monsieur Macron!

Pourquoi les citoyens ne sont-ils pas enclins à prendre des risques au milieu de politiques accommodantes? Pourquoi les entreprises n’investissent-elles pas autant que le souhaitent les planificateurs centraux face à des taux d’intérêt bas et à une liquidité extrême? Il n’y a aucune mystère : c’est le couple risque /profitabilité qui produit son effet, il exerce sa tyrannie. Trop de risque pour pas assez de profitabilité!

Les agents économiques   n’ont pas confiance dans l’environnement économique/politique  et surtout  la réalité qu’ils voient diffère de l’image créée par la banque centrale et les gouvernements . Parce que la certitude de la fragilité des économies est bien ancrée, on sait que cela va mal, malgré la propagande. Le mal ne se déguise pas par la  manipulation de la quantité de monnaie et le coût de l’argent. Trafiquer les zéros dans les livres de comptes ne sert à rien sauf à ceux qui vivent dans la névrose financière, dans l’imaginaire financier, ceux qui spéculent avec les livres de comptes, les banquiers, les financiers , les agents de la financialisation.

Les gouvernements qui consomment/gaspillent  de plus en plus de ressources rares de l’économie réelle rendent  la consommation des ménages et  l’investissement privés  encore plus risqués . Cela se voit et se ressent.

Alors, qui achète des obligations avec des rendements négatifs?

– Ceux  qui pensent  que le marché boursier et les actifs risqués vont s’effondrer à cause des valorisations élevées, à cause de la saturation en liquidités résultant de stimuli sans fin et de leur faible impact sur l’économie réelle. Par conséquent, face à la possibilité de perdre 1% dans une obligation par rapport à 20-30% dans les autres classes d’actifs, la  préférence, le choix pour les fonds d’état à rendement negatif  sont  évidents.

– Ceux qui s’attendent à une demande croissante d’actifs sûrs/refuges  à mesure que les flux de fonds quittent les actions au profit d’obligations, et parient que leur prix augmentera malgré le rendement négatif, compensant la perte de coupon.

– Ceux qui pensent que les gouvernements et les banques centrales savent comment se lancer dans l’assouplissement quantitatif, mais ne savent pas comment s’en sortir. Pour cette raison, ils  s’attendent à de nouvelles réductions des taux d’intérêt et à de nouveaux plans d’expansion monétaire, ce qui renforcera davantage la demande d’obligations à faible risque.

– Ceux qui analysent ces politiques expansionnistes et ces guerres des monnaies pour ce qu’elles sont, des imbécillités  et, qui au lieu de voir le risque d’inflation, estiment que la  probabilité de déflation est plus grande en raison des   surcapacités et l’endettement croissant .

La répression financière est un colossal échec technique fondé sur des erreurs de raisonnement et sur le fait que les banquiers centraux ne veulent pas se dé-dire, qu’ils ont peur de perdre leur crédibilité; ils ont peur que leurs têtes ne soient un jour au bout d’une pique.


Le problème , l’éléphant dans la pièce, c’est la liquidité, écoutons Snider, e seul qui accorde de l’importance à la liquidité en « dollars ». Désolé si c’est technique mais comme je le dis souvent si c’était simple…

The evidence for liquidity problems begins in repo.

Starting with collateral, primary dealers “hoard” US Treasury securities. Not only does that tell us something about broad liquidity perceptions, it also proposes a liquidity-specific bid embedded within the UST yields themselves.

While dealers hoard the most “pristine” form of collateral, there’s weird things going on with the repo rate (the cash side). It tends to rise and remain above unsecured rates like federal funds (breakdown in hierarchy).

We also note the clear relationship to swap spreads.

Interest rate swaps tell us market perceptions of both risk (fixed leg) as well as funding costs or liquidity (floating). When the swap spread, that is, the quoted price of the fixed leg when compared to the same maturity US Treasury yield, compresses even to the point of being negative, it suggests a substantial degree of imbalance on one or both of those sides – perceived credit risks as well as funding difficulties.



 


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