BNP Paribas est baissier. La banque française s’attend à ce que le S & P 500 baisse à 2 730 d’ici la fin de l’année, on était à 2 937,78 hier.
Pourquoi ?
Dans ses perspectives pour le quatrième trimestre, la banque cite la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine (même si les nouvelles d’aujourd’hui sont optimistes), ainsi que la possibilité de « tariffs » sur l’automobile pesant sur l’économie mondiale. Les banques centrales semblent prêtes à aider, mais le soutien fiscal est plus un sujet de discussion qu’une modalitée pratique.
Et la balance des risques pour l’économie mondiale est à la baisse: « Surtout s’il est exacerbé par des chocs à la baisse supplémentaires, le ralentissement pourrait devenir non linéaire et se transformer en une récession mondiale à part entière. »
BNP Paribas s’attend à des révisions plus négatives sur les prévisions de résultats à mesure que l’économie mondiale ralentit, ce qui fera ressortir des surévaluations.
Naturellement, dans cette perspective, BNP Paribas préfère les valeurs défensives aux valeurs cycliques. «Nous nous attendons à une dispersion accrue des rendements boursiers, les entreprises disposant d’un pouvoir de fixation des prix et de coûts de main-d’œuvre peu élevés seront probablement plus résilientes. Nous considérons que les sociétés ayant un effet de levier financier plus élevé et des marges déjà faibles sont les plus exposées aux risques dans un environnement en fin de cycle », explique la banque.
BNP Paribas est haussier sur l’ obligataire et s’attend à ce que le rendement des valeurs du Trésor US à 10 ans chute à 1% d’ici le quatrième trimestre.