Les marchés grimpent… parce que les autorités n’ont pas trouvé d’autre solution. Au final, plus dure sera la chute – c’est presque mécanique.
Depuis 10 ans les marchés financiers montent.
Ils montent depuis mars 2009, date à laquelle on est entré dans un imaginaire, dans un monde de fantaisie Potemkine. La porte d’entrée dans ce monde imaginaire a été puverte par la modification d’une directive comptable, la FASB 157, laquelle modification a permis d’évaluer les actifs des banques selon leur fantaisie.
La hausse est provoquée par les politiques monétaires dites d’assouplissement – c’est-à-dire par l’avilissement de la monnaie, la baisse des taux d’intérêt et la promesse de liquidités sans fin. On retire du portafeuille mondial des actifs qui rapportent en les finançant par de la création de monnaie qui ne rapporte rien. Ce qui produit un besoin mécanique de rendement dans le système.
On a créé un entonnoir qui dirige les liquidités vers les marchés d’actifs afin de maintenir artificiellement la valeur et le prix de ces actifs.
Une imbécillité (de plus)
Tout cela se résume de la façon suivante : les actifs financiers montent parce que nous sommes en crise, et ce sont les pseudo-remèdes qui produisent l’inflation des prix des actifs financiers.
On monte… pour éviter la destruction ou la retarder.
C’est parce que cela va mal, très mal, et que l’on n’a pas trouvé de solution, que l’on emploie des moyens désespérés comme l’inflation du prix des actifs financiers.
L’idée que « les faibles taux d’intérêt justifient des valorisations boursières élevées » est une imbécilité. C’est pourtant ce que vous disent vos banquiers et vos conseillers en investissement ! Ce sont des débiles ou des malhonnêtes – peut-être les deux.
Votre épargne va souffrir
Car si les taux d’intérêt sont bas et ultra-bas, il y a une raison : cela tient au fait que la croissance future va être durablement très faible, que la profitabilité du capital va être dérisoire, qu’il va falloir se contenter de très faibles rémunérations pour son épargne et ses placements – le tout avec beaucoup de risques…
… Beaucoup de risques, parce que l’argent bon marché aura stimulé des spéculations déraisonnables.
L’idée selon laquelle « les faibles taux d’intérêt justifient des valorisations boursières élevées » suppose implicitement que le taux de croissance des flux de trésorerie futurs est maintenu constant, à des niveaux historiquement normaux.
Or cela est faux, puisque précisément les taux sont bas en raison de la chute des perspectives !
Les taux ultra-bas signifient des rendements futurs qui seront eux-mêmes ultra-bas et donc… si vous les surpayez, vous serez ruiné.
En réalité, « les taux d’intérêt peu élevés impliquent également les faibles rendements attendus des actions ». Les évaluations élevées telles que celles que nous connaissons sont toujours associées à des rendements futurs faibles sur les marchés boursiers.
A l’heure actuelle, la combinaison de taux d’intérêt bas record et de valorisations boursières record ne fait que renforcer la certitude de la ruine.
[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]
S’il est un fait, que nous vivons dans un monde complexe de technologie et d’entre lassements de flux et d’échanges internationaux, où nos hyperspecialisations professionnelles permisent par la confiance que nous avons en la monnaie à travers le monde, ont fait naître des conforts autant superflus qu’ addictifs . Difficile dans ce cas d’imaginer ce que la perte de confiance en la monnaie engendrerait… comme un retour à l’âge de pierre sans les connaissances qui vont avec.
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« Car si les taux d’intérêt sont bas et ultra-bas, il y a une raison : cela tient au fait que la croissance future va être durablement très faible, que la profitabilité du capital va être dérisoire, qu’il va falloir se contenter de très faibles rémunérations pour son épargne et ses placements – le tout avec beaucoup de risques…
… Beaucoup de risques, parce que l’argent bon marché aura stimulé des spéculations déraisonnables.
Les taux ultra-bas signifient des rendements futurs qui seront eux-mêmes ultra-bas et donc… si vous les surpayez, vous serez ruiné. »
Illustration sur le prix de l’immobilier parisien pour lequel on vous dit que s’endetter avec des taux ultras-bas est une aubaine.

Il est toujours important de prendre de la « hauteur » et de regarder les tendances sur le très long terme.
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