La croissance la plus faible depuis la crise financière de 2008/2009 !

« Guerre commerciale, Brexit, ralentissement chinois et endettement privé qui se dégrade: les risques s’accumulent pour l’économie mondiale au point que l’OCDE s’attend désormais à la croissance la plus faible depuis la crise financière de 2008/2009 et appelle les Etats à réagir ».

Ne tenez pas compte du baratin en liminaire, c’est du pipeau, du vrai pipeau. La dégradation de la conjoncture mondiale n’est absolument pas causée par tout cela! Non elle  est causée, par l’épuisement des effets du dopage de 2016.  Par un tas d’autres causes qu’il s’agit de dissimuler. Comme par exemple le fait que la reprise de 2017 était purement temporaire et liée à un ensemble de mesures exceptionnelles dont l’effet n’a pas duré plus des 18 mois habituels.

La vérité vraie est que notre système ne peut plus croitre sans dopage et pire sans doses de dopages augmentées.

Revenons à l’OCDE.

La croissance mondiale devrait passer cette année sous la barre des 3% pour chuter à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et devrait rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4), a estimé l’institution basée à Paris dans ses prévisions actualisées publiées jeudi.

L’Organisation pour la Coopération et le développement économiques (OCDE), qui revoit ses chiffres quatre fois par an, s’attend désormais à la croissance mondiale « la plus faible depuis la crise financière » lorsqu’elle avait reculé à 2,9% en 2008 avant de plonger à -0,5% l’année suivante.

Aux yeux de l’OCDE, qui n’a pas pu prendre en compte dans ses calculs la récente attaque contre des installations pétrolières saoudiennes, la situation actuelle au Moyen-Orient constitue néanmoins une incertitude de plus sur une liste déjà longue.

« Les tensions commerciales et politiques alimentent les risques de faible croissance prolongée », a-t-elle estimé, redoutant la montée des représailles dans la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine et un Brexit sans accord qui « porterait un coup à une économie britannique déjà fragile et aurait des effets perturbateurs en Europe ».

L’institution craint aussi « l’ampleur de la dette privée, dont la qualité se dégrade (et qui) pourrait amplifier les effets de chocs éventuels ».

Relance budgétaire?

Face à cette situation, l’OCDE appelle une nouvelle fois, sans citer de noms, les Etats à « mettre fin à l’envolée des droits de douane et des subventions qui faussent les échanges » et à « rétablir des règles prévisibles pour les entreprises ».

L’OCDE recommande aussi aux gouvernements de « limiter la dépendance à l’égard d’une politique monétaire sollicitée à l’excès », à un moment où les banques centrales européenne et américaine ont renoué avec une politique de soutien à l’économie.

Aux Etats maintenant « d’engager des investissements publics » pour « sortir du piège d’une croissance faible persistante », estime l’OCDE, un énième appel du pied aux pays disposant de marge budgétaire, comme l’Allemagne.

La première économie européenne a connu l’une des corrections les plus sévères de la part de l’OCDE, qui n’attend qu’une croissance de 0,5% cette année (-0,2 point) et à peine mieux l’an prochain à 0,6%, moitié moins que prévu lors des dernières prévisions en mai.

Si l’Italie ne devrait pas croître en 2019 et rebondir légèrement l’an prochain 0,4% en 2020 (-0,2 point par rapport à la prévision de mai), la France devrait faire mieux que ses deux principaux partenaires de la zone euro avec une croissance de 1,3% en 2019 (sans changement) et 1,2% en 2020 (-0,1).

L’économie britannique, en pleine incertitude sur le Brexit, ne devrait croître qu’au rythme de 1% (-0,2 point par rapport à la dernière prévision) cette année et se replier à 0,9% l’an prochain (-0,1).

Les Etats-Unis, qui connaissent l’un des cycles de croissance le plus long de leur histoire, devraient ralentir à 2,4% cette année (-0,4 point par rapport à la prévision de mai) pour ensuite se replier à 2% en 2020 (-0,3 point).

Quant à la Chine, attendue par l’OCDE à 6,1% cette année (-0,1 point), elle devrait encore reculer et passer sous la barre symbolique des 6% l’an prochain à 5,7%.

Dans ce contexte morose, l’institution a surtout taillé dans ses prévisions pour les pays émergents, en sabrant notamment celle pour l’Inde de 1,3 point à 5,9% cette année et de 1,1 point celle pour 2020 à 6,3%.

La situation la plus critique est celle de l’Argentine, en plein tumulte économique et financier, qui devrait connaître cette année une situation aggravée, avec une récession de 2,7%, puis un nouveau recul de 1,8% de son PIB l’an prochain.

En Prime l’impasse !

 

Une réflexion sur “La croissance la plus faible depuis la crise financière de 2008/2009 !

  1. Ça coince sur le pétrole conventionnel (déclin de production depuis 2016)
    Les sables bitumeux de l’Alberta ont un taux de retour énergétique (EROEI) déplorable et le pétrole de schiste US est un pétrole extrait de plus en plus léger avec un taux de déplétion des puits très rapide.
    L’urgence climatique qui vise à nous culpabiliser (émission CO2) n’est rien d’autre que la face politiquement avouable au public d’une réalité qui l’est beaucoup moins concernant l’offre future de pétrole. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas actuellement de réchauffement climatique, mais que les politiques ont choisi un combat acceptable et fédérateur plutôt qu’une évidence au futur angoissant d’un monde en raréfaction de pétrole disponible.

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