La guerre des monnaies est une Necessité. Trump n’est que celui qui met les pieds dans le plat.

Dire que c’est une Nécessité cela signifie que la volonté des homes n’est pas en cause, la guerre doit nécessairement intervenir.

C’est la pure logique contenue dans la situation mondiale crée par les pseudos solutions à la crise du profit d’abord et la crise financière ensuite. .

La guerre des monnaies ou plutot guerre des changes existe depuis toujours, y compris depuis les accords de la Jamaique qui ont été en fait une guerre des monnaies qui n’a pas dit son nom: après la déclaration de guerre de 1971, le dollar a gagné à la Jamaique. .

Simplement, avant il était de bon ton de ne pas en parler et il y avait des limites. Elles étaient respectées; les affrontements étaient à fleurets mouchetés.

La crise qui est une crise de surproduction, crise de suraccumulation, crise d’excès de capacités de production, cette crise crée une rareté; la rareté des débouchés.

D’ou la nécessité pour les différents pays de piller, de taper dans la demande des autres. Ce qui est un combat sans fin et surtout sans limite, le fond ne peut être touché.

Depuis Trump tout ce qui était caché, latent devient public et scandaleux. Trump est celui par qui le scandale arrive, rien de plus. Ce n’est pas n’est un novateur , il met simplement les pieds dans le plat là ou ils étaient cachés sous la table .

Trump est le révélateur  du chaos qui saisit le monde moderne depuis que la crise de la profitabilité  a pris une tournure catastrophique.

Personne ne veut voir son appareil de production mis au rebut, personne ne veut voir ses capitalistes ruinés, personne ne veut voir ses travaillleurs au chomage. D’ou la préoccupation mercantile et les guerre des monnaies.

Les guerres des monnaies sont incontournables on ne peut les éviter dans un système de concurrence globale mais ou subsistent  les préoccupations nationales. C’est le développement inégal du système mondial qui fait que la concurrence est globale, tous contre tous,  pour accaparer  le profit mais les bourgeoisies sont nationales.

Nous sommes dans la pure dialectique cristallisée; les contradictions sont à l’oeuvre.

En raison de ses positions fondamentales caractérisées par une profitabilité supérieure à la moyenne mondiale ,  de son role de refuge, de ses institutions solides, de son over-reach juridique etc  le dollar attire les capitaux du monde entier.

Le « short » en dollars  est colossal; tous les émetteurs de dettes en dollars depuis la crise de 2008 sont des acheteurs potentiels de dollars pour rembourser et payer les intérêts; ils sont en fait vendeurs à découvert de dollars !

Tout ceci explique que le dollar soit maintenant surévalué , quels que soient les critères utilisés.

La BRI dit qu’il est surévalué de 25% contre l’euro et de 50% contre le yen, pourquoi pas!

A ceci près que aussi bien l’euro que le yen sont des monnaies structurellement pourries, minées, déficientes pusique le yen est adossé  à un stock de dettes irremboursables et que l’euro est boiteux, il ne peut survivre sans béquilles. 

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