Editorial: Le complot au grand jour pour remplacer la République des citoyens par la « gouvernance inclusive » des Très Grandes Entreprises

Le monde est en crise. Pour l’instant, comme on dit « cela tient ».

Cela dit, cela tient au prix d’une fracture de nos sociétés, d’une dislocation de nos arrangements politiques, d’un recours exponentiel au crédit et à la destruction de la monnaie; les jours sont comptés. Les coûts, les désutilités croissent de façon exponentielle.

Les élitess savent que le sursis n’est que temporaire car de nombreux défis se profilent à l’horizon, des défis sociaux, des défis démographiques, des défis climatiques, des défis technologiques, des défis géopolitiques.

Elles ne sont pas sures de conserver le controle de la situation car, déja, il faut recourir à la violence, aux mensonges, aux cynisme  et détruire en profondeur les consensus . La confiance a deja été détruite, partout comme le prouvent les agitations sociales. On repousse les échéances en creusant les trous et en particulier le déficit social. On augmente chaque jour le nombre des laissés pour compte et donc la négativité incorporée dans le système. Un regain de luttes des classes semble se dessiner.

On tient en repoussant les problemes, mais ce faisant on les aggrave.

Les ingénieurs sociaux ne veulent pas reconnaitre le caractère structurellment conflictuel de de nos sociétés, si ils le reconnaissaient, l’ordre serait balayé. Il faut faire la guerre aux peuples, sans la leur déclarer. Il faut faire comme si tout pouvait être résolu , en surface. Il faut faire croire que 2+2 = 5, que les antagonismes n’esixtent pas et que l’on peut tout résoudre en intégrant les laissés pour compte en faisant ce que l’on appelle maintenant de l’inclusivité.

Mais attention il ne s’agit pas d’accepter de perdre le pouvoir politique et d’abandonner le contrôle des processus aux peuples , non il faut que ceci puisse être conduit … sous la responsabilité des Entreprises qui ainsi changeraient de mission: leurs gouvernances deviendraient inclusives, coordonnées entre elles.

Les élites ont le sentiment que leur sort est menacé et que bientot elles  ne contrôleront plus les situations. Deja 110 milliardaires font semblant de réclamer une hausse de  leurs impôts… pour ne pas perdre l’essentiel qui est:  le Pouvoir!

Elles sont persuadées que les  Démocraties et les Républiques ne peuvent pas traiter les problèmes et en même temps les protéger, protéger leur statut, protéger leurs propriétés privées, protéger  l’ordre social.

Elles savent que la solution qui a été mise en place il y a quelques dizaines d’années dans les années 60 , les solutions néo libérales,  ont fait leur temps. 

Donc elles veulent prendre le pouvoir, dissimulées derrière le paravent des entités qui les dissimulent, de ce que l’on appelle les Entreprises. Les entreprises , ce sont elles, ne l’oubliez jamais. Ce n’est pas vous ou votre Comité d’entreprise!

Qui croyez vous conduirait tout cela?

Pas les salariés bien sur, vous voyez les ultra riches abandonner leurs pouvoirs?   Les entreprises  n’existent pas et ce qui existe ce sont les hommes, les ultra riches, ceux qui les dirigent, ceux  qui les contrôlent. En fait ils en ont marre de déléguer à de mauvais fondés de pouvoir, ils veulent prendre le pouvoir directement entre eux entre Banquiers, entre Facebook, Google, Amazon , et autres Arnault.

Bien sur ils ont des Macron à leur service qui fait déja du bon/sale  boulot, mais ils pensent que l’on peut aller plus loin…le temps presse.

A Davos, voici la Troisième Voie du fascisme mais cette fois sous la houlette des très grandes entreprises mondiales.

C’est un complot, il présente la particularité de se dérouler au grand jour, c’est son originalité.

Les médias font en sorte, de recopier les communiqués, de se goberger gratuitement, de se pavaner comme si ils étaient importants, ce sont des supplétifs. En fait ils sont, à ce stade corrompus par les festivités et les honneurs. Ils se gardent bien de donner le sens du spectacle auquel ils prêtent leur concours, pauvres machinistes prolétarisés. 

Le Stakeholder Capitalism. Le Projet des élites pour se mettre à l’abri.

Note: Un stakeholder, c’est une partie prenante, personne ou organisation  qui a un intérêt légitime dans un projet ou une entité.

Le capitalisme doit se transformer en quelque chose d’inclusif pour tous. Tel était le message de Klaus Schwab, cofondateur du World Economics Forum (WEF), qui en est à sa 50e année avec sa réunion annuelle à Davos, en Suisse.

Schwab a été professeur de « business », de conduite des affaires  à l’Université de Genève de 1972 à 2002. Depuis 1979, il publie le Global Competitiveness Report, un rapport annuel évaluant le potentiel d’augmentation de la productivité et de la croissance économique des pays du monde entier.

Travail conduit  par une équipe d’économistes.

Au cours des premières années de sa carrière, Schwab a siégé dans de nombreux conseils d’administration de sociétés, tels que Swatch Group, Daily Mail Group et Vontobel Holdings.

Il est un ancien membre du comité directeur du célèbre  Bilderberg.

Ce groupe  tient  une conférence annuelle depuis  1954 , son but est  renforcer le consensus parmi les élites pour soutenir le «capitalisme occidental de libre marché» et surtout ses intérêts dans le monde entier. Ces réunions sont privées et réunissent les grands acteurs du monde.

C’est ce groupe, le Bilderberg ,  qui à juste titre mais pour de fausses raisons , déchaîne les conspirationnistes du monde entier.

Je crois que plus encore que Le Bilderberg, le WEF mérite cette appellation d’organisation à vocation conspirationniste.

J’en avais acquis la conviction il y a longtemps quand j’en avais discuté avec Raymond Barre (financé par les compagnies d’assurances en Europe) , Barre que nous avions invité lors d’un dîner à la Vie Francaise en 1978; nous avions abordé le sujet car j’avais été démarché pour participer au financement  du  Davos ; Barre était partie prenante.  L’intermédiaire, s’appelait  Gabrysiak. Je ne garantis pas l’orthographe.

Schwab dirige maintenant le WEF  lieu de rencontre et de réflexion pour l’élite mondiale des affaires, des gouvernement et du monde universitaire. Son objectif avoué est  de développer des idées plus ou moins nouvelles pour faire fonctionner le capitalisme.

La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré  que Davos cette année devait être un lieu de  rassemblement:  «Davos est le lieu où les conflits sont évités, les affaires sont démarrées, les conflits terminés. Merci à Klaus Schwab d’avoir réuni des gens brillants et merci pour sa vision sur la manière de façonner un avenir meilleur pour le monde. »

Schwab pense savoir. C’est un « sujet sachant« , ce que l’on appelle un Maître,  il sait ce  que nous, les peuples, nous  voulons maintenant. Schwab ne parle jamais ni de souveraineté ni de peuple. Ce n’est pas son monde.

Il pense que nous voulons un Capitalisme des Parties Prenantes.

De manière générale, nous avons le choix entre trois modèles.

Le premier est le «capitalisme actionnarial», adopté par la plupart des sociétés occidentales, selon lequel l’objectif principal d’une société devrait être de maximiser ses bénéfices.

Le deuxième modèle est le «capitalisme d’État», qui confie au gouvernement la direction de l’économie et a pris de l’importance sur de nombreux marchés émergents, notamment en Chine. 

Le troisième modèle que  Schwab recommande est:. « Le capitalisme des parties prenantes ».

Un modèle dit-il « que j’ai proposé pour la première fois il y a un demi-siècle, il positionne les sociétés privées en tant que fiduciaires de la société et est clairement la meilleure réponse aux défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui.  »

Vous noterez, les entreprises sont fiduciaires, dépositaires de l’intérêt général! Sans vote!

Les grandes entreprises devraient donc être des «administrateurs de la société» et elles devraient être la force principale pour résoudre «les défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui».

Nous devons remplacer le «capitalisme actionnarial» qui est actuellement le modèle dominant.

Pourquoi? C’est parce que «la priorité donné à la maximisation des  bénéfices a conduit le capitalisme des actionnaires à se déconnecter de plus en plus de l’économie réelle. Beaucoup réalisent que cette forme de capitalisme n’est plus durable. »

De plus, il y a une réaction populaire face à l’incapacité du« capitalisme actionnarial »à faire face à l’inégalité croissante des revenus et de la richesse, au changement climatique,  aux catastrophes environnementales et à l’impact des nouvelles technologies.

Selon Schwab, le capitalisme des parties prenantes peut «rapprocher le monde de la réalisation d’objectifs communs».

En route pour la fameuse Troisième Voie. Vous savez ce que c’est la Troisième Voie? C’est la lune habituelle que l’on nous ressort quand le capitalisme est en difficultés. Quand il est menacé.

Le fascisme par exemple est une Troisième Voie aussi bien dans ses versions mussolinienne qu’hitlerienne. Il s’agit donc d’une voie moyenne qui utilise les ressorts du capitalisme, mais non pas au service exclusif du profit, mais au service soit d’une idéologie, soit d’un homme.

Les Troisièmes Voies que nous connaissons sont au service d’un Etat, d’une idée de l’Etat, de n’importe quelle idéologie, mais presque toujours au service d’un homme/d’hommes  qui incarnent ce pour quoi les peuples doivent se sacrifier.

L’originalité de la Troisième Voie qui est présentée par le WEF, c’est à dire par les élites du monde, par les très grandes entreprises, c’est celle qui est définie… par les entreprises… pour les populations sans qu’elles aient leur mot à dire.

C’est donc la concrétisation d’un monde clairement défini comme élitiste; un monde à deux ou plusieurs vitesses, mais toujours guidé par ceux qui sont censés savoir mieux que les autres: ceux qui accumulent.

Qu’est-ce que ce capitalisme « d’acteurs parties prenantes »? Schwab propose ce qu’il appelle un Manifeste de Davos. C’est le capitalisme de la toute-puissance des élites.

Schwab   appelle «les entreprises à traiter leurs clients avec dignité et respect, à respecter les droits de l’homme tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement, à agir en tant que gardiennes de l’environnement pour les générations futures et, plus important encore, à mesurer les performances non seulement sur le retour aux actionnaires, mais aussi sur la façon dont il atteint ses objectifs environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance »

« En effet, le capitalisme en tant que système de production à but lucratif doit être transformé en un système qui implique que d’autres secteurs de la société fassent partie d’un système dirigé par les entreprises. Objectifs partagés ».

L’objectif de ce capitalisme est évidemment la recherche de la légitimité en ces temps ou il est contesté pour ses perversions.

C’est plus qu’une variante du « capitalisme inclusif » de Lagarde par exemple: il s’agit  de trouver un moyen de «façonner» les sociétés capitalistes de manière à ce qu’elles prennent en compte tous les «acteurs», c’est-à-dire les travailleurs, les clients, les conseils locaux, etc. – tous travaillant ensemble.

Le mot important est « travaillant ensemble« , ce qui est l’axe même  du fascisme lequel nie la lutte des classes, les antagonismes des catégories sociales  et prône la réconciliation sous le signe.. du sacrifice.

Ah les braves gens!

Tous espèrent que les capitalistes pourront être amenés ou persuadés d’agir pour réduire les inégalités, pour créer un meilleur environnement , pour adopter des politiques « morales » en matière d’investissement.

Comme le dit Schwab: «Les chefs d’entreprise ont désormais une opportunité incroyable. En donnant un sens concret au capitalisme des parties prenantes, ils peuvent aller au-delà de leurs obligations légales et respecter leur devoir envers la société. »

La Troisème Voie est dans l’air comme .. dans les années Vingt et Trente, ces années de crise déflationnistes, ces années de la Cagoule, de X-Crise, vous savez celles qui ont donné naissance au fascisme nationaliste; ici c’est le fascisme mondialiste qui se découvre et montre le bout de l’oreille.

Sur ce terrain, on retrouve le  Nobel d’économie,  Stiglitz, avec son «capitalisme progressiste», et la candidate  démocrate  Warren avec son «capitalisme responsable».

Schwab et les mega-riches de  Davos nous promettent presque, tellement ils ont peur de la colère des masses, de résoudre les problèmes sociaux mondiaux et de ne plus se contenter de  gagner de l’argent. Ils se réfugient derrière les Entreprises, pensant qu’on les oubliera. La réalité, ne l’oubliez jamais, ce ne sont pas les entreprises, non cela c’est de la mystification , la réalité ce sont les personnes, ce sont elles qui drainent la richesse mondiale, qui commandent et qui exploitent.

Un système social c’est un ensemble de relations entre des personnes et tout le reste c’est un  rideau de fumée.

Oxfam vient de  publier son rapport annuel sur les inégalités mondiales.

Selon Oxfam, les 2153 milliardaires du monde ont désormais plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, ce qui représente 60% de la population mondiale.

On comprend la démarche de Schwab et celle de ses commanditaires, c’est tellement scandaleux qu’il faut faire quelque chose: créer un rideau de fumée, une diversion, une mystification de dimension historique pour, à l’abri de l’Entreprise réifiée et déifiée  escamoter les personnes, escamoter les Maîtres du monde.

Cette colossale propagande, c’est pour continuer comme avant.

Rions un peu:

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4 réflexions sur “Editorial: Le complot au grand jour pour remplacer la République des citoyens par la « gouvernance inclusive » des Très Grandes Entreprises

  1. « il s’agit de trouver un moyen de «façonner» les sociétés capitalistes de manière à ce qu’elles prennent en compte tous les «acteurs», c’est-à-dire les travailleurs, les clients, les conseils locaux, etc. – tous travaillant ensemble ».

    Le fascisme est l’idéologie qui emprunte à la racine du mot « fasci » l’union totale des faisceaux symbolisant la force sacrée de l’Union qui coagule une nation autour d’une idéologie totalisante. La force de coagulation s’applique par la loi de celui ou ceux de ceux qui ont ce pouvoir (l’Elite des ultra riches). Ce pouvoir est conféré à des sbires souvent plus déterminés que leurs chefs (souvent) anonymes.

    Ce que Schwab désire c’est un nouvel ordre mondial qui place les « banquiers commerçants » qui pèsent le plus au monde à la direction d’institutions supra-nationales afin de les rendre souverains et légitimes d’agir pour le bénéfice des peuples. L’enfer est toujours pavé de bonnes et médiatiques intentions » mais cela ne doit pas nous égarer car l’idéal de puissance et de jouissance est toujours l’acteur métaphysique du phénomène historique. Il n’y aurait guère plus de malice si ne s’accompagnait une sournoise déraison, folie des grandeurs que stimule l’Hybris.

    Récupérer une légitimité c’est vouloir rompre avec la défiance montante, il s’agira d’agiter une mascarade d’altruisme par les tonalités hypnotiques de grands discours égalitaristes qui émulsionnent par les émotions ce que la raison validera par les actes d’une soumission volontaire, Actes de repentances humanitaristes… sous l’angle réduit de l’exigence d’une culture commune et solidaire dans sa mission salvatrice et qui impose le sacrifice de la liberté de choix.

    C’est du moins par le prisme sans-frontiériste du bien commun mondial conçu, que s’impose la technologie envahissante, celle qui absout l’effort de la responsabilité de chacun face à des choix circonstanciés par les difficultés existentielles pour l’octroi anesthésique d’un confort certains et qui par un tour de passe passe nous fait passer de « doux comme des colombes et intelligent comme des serpents » à « idiot comme des mougeons » (mouton pour la docilité et pigeon pour la naïveté, la tonte et le plumage sont ce qui nous a été volés -identité,dignité,argent…-).

    Les affaires climato-réchauffistes sont menées tambours battant pour agréger une jeunesse à la mémoire tronquée et falsifiée. Celle a qui on fait miroiter la fin du monde. De fin du monde, il n’y aura pas (sauf guerre totale) mais fin d’un monde, c’est beaucoup mieux assuré.

    Si Cervelle échaudée par la propagande craint l’eau froide qui stimule l’éveil à la vérité, alors on peut sans se tromper se promettre un monde ou on sera incapable d’être encore Humain.

    Si notre monde est cette caverne ou les ombres sont notre réalité alors que dire du cyberespace si ce n’est que c’est la caverne dans la caverne ou les ombres produisent d’autres ombres… En sortir comme le prisonnier , pourrait tenir du génie et/ou d’une prodigieuse grâce divine!

    L’application sans frein moral de l’extra-territorialité du droit de cuissage des USA est un modèle qui va devoir disparaître, comme l’hiver fait la place lentement au printemps, De ce modèle obsolète aux anciens enjeux et règles , il va ainsi surgir du chapeau magique que contextualisent nos temps de troubles, sa version 2.0.

    Non seulement le dollar comme étalon disparaîtra mais il sera remplacé par son successeur incontournable… Le gâteau mondial sera promis plus gros mais la table accueillera aussi plus de convives. Le phénix monétaire pourra renaître de ses cendres comme unique crypto-devise réellement sérieuse par le poids dans les échanges mondiaux.

    Soyons plus clair encore. Le monde de demain, c’est le monde ultra-connecté, les grandes villes genre « smart City » puis les campagnes ramifiées… La 5G, certes mais ne soyons pas dupes des progrès dans le traitement des données en méta-données, leur stockage et recyclage pour être retravaillées puis utilisées pour le meilleur parti inclusif du Système (recherche et développement en structures de soutien et efficacité des I.A et donc, in fine, une meilleure exploitation par l’Elite des populations sous influence).

    Le seul critère sous-jacent à leur idéal de puissance/jouissance s’affirme plus encore par la stimulation du doute qui née de l’incertitude. Cette incertitude là, ils veulent la conjurer, la plier et l’oublier. L’incomplétude humaine qu’elle soit cognitive ou organique appelle son remède bio-technologique et démiurgique: le transhumanisme.

    Le caractère foncièrement intégral et inclusif de la techno-sphère ressemble à une immense termitière ou chacun remplit son rôle sans qu’aucune directive ne soit émise. La fonction locutive/dialectique reposerait sur une matrice culturelle et cultuelle normative des actes/pensées produite par le milieu technologique… Tous dans la bouteille et nul échappatoire!

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  2. La solution est de redonner la place de qu’avez la société de consommation dans nos vies en 1900. Des pans entiers de nos quotidiens ne doivent plus être occupés par des sujets liés à l’argent, le capital, les objets etc.

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