Billet : Simple mais faux ou complexe mais vrai ?

Le monde est complexe, la science, la connaissance ne sont pas des données de l’évidence, ce sont des produits d’un travail colossal de l’intelligence.

Helas les masses n’aiment pas l’effort, chacun suit la ligne de plus grande pente de la facilité et de la paresse, mon professeur de maths, Monsieur Sizaire  me l’avait deja dit quand j’avais 10 ans! Je ne l’ai jamais oublié.

Les masses se contentent de l’évidence, de ce qui est visible sans effort et on leur a appris à s’en contenter; pire à leur faire croire que ce qui est compliqué est faux ou inutile.

Les gouvernements, les puissants qui ont acheté les savants et les traitres penseurs pratiquent le positivisme c’est à dire qu’ils enseignent à n’analyser que les  apparences  et  surtout à ne  croire qu’elles. La complexite et sa gestion ce n’est pas pour les riches bien sur c’est trop fatigant mais c’est pour leurs mercenaires, leurs conseils, leurs experts. Leurs ingenieurs.

Ils gèrent en fonction de la complexité mais ils vous font vivre dans le simplisme.

Tout ce qui est en dessous des apparences est rejeté  c’est cela le secret des pouvoirs modernes ; Ils veulent que l’on ne creuse pas, que l’on ne fasse pas ressortir ce qui est caché , enfoui ou meme inconscient.  Ils vous font vivre dans une sorte de sous monde.

Un des meilleurs exemples actuels c’est le grand secret de la monnaie, ils vous la font fetichiser, alors que derrière le fetiche ils la manipulent à leur profit. La monnaie n’est pas un fetiche , c’est une relation entre les hommes. Une relation que je démsystifie quotidiennement.

C’est cela le secret de la domination de la bourgeosie.

Un secret bien démonté  par les  analyses critiques de l’Ecole de Francfort dont vous n’avez certainement jamais entendu parler, laquelle école  a remis en chantier le Marxisme. Quelqu’un comme Macron par exemple détourne les enseignements de cette école ; les découvertes d’Habermas sur le discours dominant par exemple, pour vous baiser.

Pour vous empêcher de réflêchir et dévaloriser les découvertes de ceux qui cherchent, qui creusent, interpretent  et trouvent,  on a inventé le péché de conspirationnisme; on amalgame la facilité et l’ignorance des complotistes avec les découvertes produites par l’esprit de doute et les  remises en  question critiques.

L’accusation de complotisme vient completer la panoplie bourgeoise du mensonge et de la propagande, elle dissuade d’attacher de l’importance aux paroles alternatives.

Ci dessous le schéma de la société:

Simple mais faux, d’un coté et complexe mais vrai, de l’autre. 

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7 réflexions sur “Billet : Simple mais faux ou complexe mais vrai ?

  1. Bruno
    Salut
    on ne se connais pas, c’est la première fois que je commente chez vous.

    je ne comprend pas cette phrase:
    « on amalgame la facilité et l’ignorance des complotistes avec les découvertes produites par l’esprit de doute et les remises en question critiques. »

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  2. Timeo danaos et dona ferentes
    Je crains les Grecs, surtout lorsqu’ils font des cadeaux

    Virgile, au sujet du cheval de Troiedans L’Énéide
    Mon cher lecteur,

    La crise c’est 6 000 milliards de dollars de relance pour les États-Unis, 2 000 pour les vassaux (essentiellement l’Union Européenne) et 50 pour le reste du monde.

    Et la Chine… Nous y reviendrons.

    Voilà l’étendue de la solidarité internationale.

    Peu importent les montants, peu importent les zéros, l’important c’est que les uns reçoivent 120 fois plus que les autres.

    Une part pour toi, 120 pour moi. Une part pour toi, 120 pour moi : c’est le partage à l’américaine.

    Autant pour le mérite et la solidarité.

    6 000 milliards aux États-Unis, la part du lion pour les 1%
    Et maintenant en interne : sur les 6 000 milliards des Américains, il y en a environ 1 000 pour les concitoyens, indépendants et petits patrons, 4 500 pour les entreprises et leurs actionnaires et 500 pour les services publics, y compris 130 milliards pour les hôpitaux.

    C’est à la hache mais à ce stade, on n’est plus à 100 milliards près.

    L’important c’est que l’infime minorité reçoit 5 fois plus que l’immense majorité.

    Autant pour le rêve américain.

    Une pièce pour les pauvres et un gros billet les riches, il eut mieux valu ne rien donner à personne. Voilà le premier mouvement du coup d’accordéon final. Au bal musette la musique s’est arrêtée à l’entrée de la grande faucheuse. Nous entendons, pétrifiés, s’égrainer les 12 coups de minuit, prélude d’une danse macabre de tous les diables et du sabbat de Marguerite.

    Mais que sont ces milliards qui dansent par dizaine, centaines et milliers ?

    Les 6 000 milliards des États-Unis se répartissent entre 2 000 milliards de relance par le Trésor et 4 000 de prêts aux entreprises par la Fed : il s’agit là de pure impression monétaire.

    2 000 milliards pour les vassaux : la laisse et la récompense
    En parallèle, la Fed a réalisé la semaine dernière 206 milliards de swaps de dollars avec d’autres banques centrales, dont 117 milliards avec la BCE (et le reste avec le Japon, le Royaume-Uni et la Suisse).

    Cette opération consiste à échanger des euros – ou autres devises – contre des dollars. Grâce aux chaînes d’effets de levier, ces 200 milliards se transforment vite en 2 000 milliards et même plus (tout comme la Fed prête 4 000 milliards à partir d’une garantie du Trésor de 450 milliards).

    Bien sûr, un esprit chagrin pourrait arguer que ces opérations de swaps ont peu à voir avec le plan de relance américain qui inonde l’économie réelle tandis que les swaps restent dans la tuyauterie du système financier. Il n’empêche que l’objet de ces swaps est de permettre aux banques de rester à flot et continuer à faire crédit plutôt que faillite : l’objectif final est bien le même, il s’agit simplement de billard à deux bandes.

    Ces opérations de swaps ont été formalisées à la fin de 2010 et depuis près de 10 ans, 550 milliards de swaps avaient été réalisés… Jusqu’à la semaine dernière.
    Sur ces 550 milliards, 515 avaient été demandés par la BCE et le reste par le Japon mais la Suisse et le Royaume-Uni n’avaient pas touché à ces lignes de swaps (ou marginalement).

    Jusqu’ici, seule la BCE avait été vassalisée par la Fed qui tenait sa consœur européenne à la merci de ses crédits (pensez si c’est gratuit…) mais au lieu de se réformer, la crise actuelle nous montre que le système financier est devenu encore plus aberrant.

    Qu’importent les réformes, qu’importent les beaux discours, derrière le rideau de fumée, le système, au lieu de se corriger, s’est exaspéré jusqu’à l’absurde. Oh cette époque est absurde.

    40 % de la dette mondiale est émise en dollars, plus de 50 % des transactions internationales sont libellées en Dollar et 90 % des opérations de change dans le monde impliquent le Dollar.

    C’est simple : pour faire du commerce à l’international, pour être invité à la table, vous DEVEZ avoir des dollars, comme vous DEVIEZ avoir de l’or physique avant 1922… La différence est que personne ne pouvait imprimer d’or physique alors qu’aujourd’hui, les États-Unis et eux seuls ont le pouvoir d’imprimer les dollars dont le monde a besoin.

    Ce qui n’est pas absurde, c’est que les États-Unis tirent un avantage décisif de ce système malade dont ils sont le pompier pyromane. S’ils veulent acheter un actif, une entreprise ou un baril de pétrole, il leur suffit d’imprimer de la monnaie alors que tous les autres doivent gagner ces dollars à la dure.

    La domination des entreprises américaines tient plus à cette puissance financière d’Oncle Sam de nos jours qu’à ses mérites d’entrepreneur.

    L’outrage à la Chine
    La Chine en revanche ne fait pas partie de l’accord de swap… Or, ce sont eux qui ont le plus besoin de ces dollars.

    Peu nombreux sont les observateurs qui ont vu la transformation de l’usine du monde ces 10 dernières années.

    Alors que la balance des paiements chinoise était excédentaire de 9 % en 2008, elle est devenue négative en 2019 : il y a plus d’argent qui sort du territoire qu’il n’en rentre… Il se trouve que la balance commerciale s’est réduite de 8 à 3 % dans le même temps et surtout que la Chine a surinvesti lors de la dernière décennie aux dépens de la consommation. Les capitaux étrangers ont afflué mais ni la production, ni la consommation n’ont suivi…

    Exactement comme dans l’Amérique de 1929.

    L’exemple le plus révélateur est l’immobilier chinois. Vous avez sûrement entendu parler des villes fantômes chinoises comme Ordos :

    Ordos, ville fantome en Chine

    Les Chinois ont construit des villes entières, totalement vides. Les logements y coûtent simplement trop chers pour le salarié chinois.

    Il se trouve qu’un tiers des financements immobiliers chinois sont étrangers… Libellés en dollars. Mais ces villes ne dégagent aucun revenu pour rembourser ces crédits, il faut donc faire des roll-over, rembourser le crédit existant par un autre crédit…

    Mais depuis le mois de février il n’y a tout simplement plus de marché du crédit en dollar en Chine : cela a commencé par l’impossibilité de donner un prix au crédit étant donné la singularité de la situation puis la confiance s’est évanouie et cela fait maintenant 2 mois que les crédits en dollars sont gelés en Chine. C’est déjà très long 2 mois. Pourtant les États-Unis n’ont pas encore levé le petit doigt.

    Ils ont pourtant étendu leurs opérations de swaps à 9 autres banques centrales intermédaires mais pas la Chine.

    Hier, ils ont même ouvert la porte à l’Inde… Mais la Chine ? Toujours rien.

    Abreuver le monde et assêcher la Chie : Il s’agit là d’un acte brutal de guerre financière.

    Il aura des répercussions.

    Les Chinois ne pouvant répondre sur le terrain monétaire, ils vont déporter leur action. Le terrible engrenage est lancé.

    Sans doute la Chine finira-t-elle par être incluse dans les programmes de la Fed mais à quel prix et oh combien tard…

    Si l’Amérique assèche ainsi la Chine, pensez bien que leur générosité envers l’Europe nous est coûteuse.

    L’inacceptable prix de la protection
    Aurions-nous laissé échapper Alstom et Technip sans cette laisse monétaire ? Aurions-nous ouvert si grand nos portes aux géants américains ? Aurions-nous accepté de payer des dizaines de milliards d’amendes plus que contestables ?

    La question mériterait d’être posée clairement. Un vassal n’est ni un partenaire, ni
    un allié, c’est un esclave simplement mieux placé que d’autres.

    Monsieur Macron qui veut vous rendre votre souveraineté vous fait une promesse qu’il ne peut tenir, pas dans l’Europe en tout cas, pas dans l’Euro, pas dans l’OTAN. Pour retrouver notre souveraineté il faudrait que nous retrouvions notre liberté, que nous la reprenions d’autorité. Or nous ne sommes que vassal.

    50 milliards pour le reste du monde
    Et les voici les autres esclaves, le reste du monde, aujourd’hui 80 pays qui ont demandé l’aide d’urgence du FMI pour faire face à la crise. Ces 80 pays doivent se partager les 50 milliards de la réserve d’urgence du FMI, même pas une paille comparée aux 6 000 milliards américains dont au moins 1 000 milliards vont être distribués dans les 2 prochaines semaines.

    Et encore faudrait-il prendre en compte les situations dramatiques des pays producteurs de pétrole dont les revenus se sont littéralement évanouis, effacés… des jours bien noirs s’annoncent en Afrique, en Amérique du Sud et au Proche-Orient.

    Voilà pour le « front uni » du G20 face au virus. Des mots, rien que des mots qui ne préparent aucune reprise et ne cachent même pas la dynamique de la guerre, la vraie.

    Nous ne connaissons que trop bien cette dynamique.

    Le second coup d’accordéon
    En temps de famine, l’État réquisitionne le blé et le capo distribue les bons de rationnement comme la Fed distribue ses dollars : un pour toi, 5 pour toi, 120 pour moi, un pour toi, 5 pour toi, 120 pour moi…

    Ce n’est certes pas équilibré, mais enfin il vous dit que pour vous c’est mieux que rien : De quoi vous plaignez-vous ? Soyez digne en ces heures graves !

    Un jour il se rend compte qu’il distribue trop de bons par rapport à votre production réelle de pain, cela crée des problèmes, de l’instabilité.

    Alors on retire des bons de la circulation : un de moins pour toi, un de moins pour toi et un de moins pour moi.

    C’est le deuxième coup d’accordéon : Il reprend aux autres ce qu’il a donné aux uns.

    Il appelle cela courage et équité et vous demande un effort à hauteur de l’épreuve.

    Il veut pour cela un prix Nobel mais ce qu’il récolte ce sont les raisins de la colère et ce qu’il obtient, c’est l’expédient de la guerre.

    « Qui aurait cru qu’une éventualité aussi formidable pût faire son entrée dans le réel avec aussi peu d’embarras ? »

    La Fed, la BCE et les banques centrales en général troquent notre salut aujourd’hui contre notre ruine demain. Quel pacte est-ce-là ?

    Rappelez-vous mon cher lecteur quand vous recevrez un chèque de la BCE, et il viendra, que nul ne peut donner sans avoir d’abord pris.

    La monnaie est devenue l’instrument du plus grand transfert de richesse que l’humanité ait connue et les réponses à la crise préparent l’accélération de ce transfert.

    La suite demain… mais avant cela, s’il vous plaît, faites suivre, transférez ce message à votre carnet d’adresses, partagez-le sur les réseaux sociaux.

    À votre bonne fortune,

    Guy de La Fortelle

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