La lecture de maxime Tandonnet rend raisonnable et intelligent quelle que soit l’opinion politique que l’on professe.
M. le président a annoncé hier la tenu d’un référendum pour introduire la notion d’environnement dans la Constitution.
Cette déclaration mérite qu’on s’y attarde tant elle est à l’image de ce qu’est la politique aujourd’hui.
La France représente 0,9% des émissions planétaires de CO2. Qui peut imaginer que le fait d’inscrire le mot « environnement » dans la Constitution française aura le moindre impact sur les enjeux universels de la pollution?
D’ailleurs, en 2004, une « charte de l’environnement » a déjà été constitutionalisée.
Cette initiative est à l’image de la politique française, depuis quelques années. Le pays est malade dans ses profondeurs : son niveau scolaire s’effondre (mathématiques, orthographe, culture générale, sciences) à l’image d’un bac discrédité; la violence sanglante progresse d’année en année; la désindustrialisation s’accélère; la dette publique explose (120% du PIB); le chômage est un puits sans fond devenu quasi inquantifiable ; le communautarisme islamiste s’est installé dans les quartiers; le socle de ses valeurs de démocratie et de liberté se désintègre.
Alors, le pouvoir politique fuit la réalité dans l’emphase et la grandiloquence, avec un seul idéal: la sublimation de l’ego par la réélection, quel qu’en soit le coût.
Tout cela est tactique et mystification: un coup à droite, un coup à gauche (plaire aux Ecologistes).
Mais tout cela est bien éloigné des légitimes préoccupations de défense de l’environnement.
Les Français souffrent dans leur chair: privés de leur travail, de leur vie sociale, de leur liberté. Certains sont particulièrement malheureux: commerçants et restaurateurs ruinés, salariés de la culture et du spectacle et des stations de ski, jetés dans l’enfer du désœuvrement. Et à quoi pense le pouvoir politique? A sa perpétuation.
Réformer la Constitution pour y introduire une notion qui y figure déjà. Un pari? Le référendum n’aura pas lieu: encore un pétard mouillé…
Maxime TANDONNET
Et alors? Il me semble me souvenir que Sigognac, baron d’un palais des courants d’air, survivait en jouant les capitaine Fracasse!
Cordialement
J’aimeJ’aime