
S’étant à peine remis d’une pandémie qui ne se produit qu’une fois par génération, le monde doit maintenant faire face aux retombées de la guerre de Russie (qui menace une récession non seulement en Europe mais dans le monde développé) et aux blocages ad hoc de la Chine.
Les chocs d’offre correspondants alimentent en effet une inflation déjà élevée (héritage de la pandémie) dans le monde entier, incitant les grandes banques centrales à resserrer davantage leur politique monétaire en territoire restrictif.
Les économies émergentes, pour leur part, ont du mal à faire face à une insécurité alimentaire croissante, ce qui augmente la probabilité de troubles, de sorties de capitaux, de crises de la balance des paiements et de dévaluations monétaires.
Et tout cela se passe dans un contexte de retrait budgétaire alors que les gouvernements tentent de remédier à la détérioration des finances publiques après l’extraordinaire relance liée au COVID-19 de ces dernières années.
