L’ONU, l’ordre mondial, le libéralisme, le fascisme, la guerre en Ukraine.

Ce texte est un essai imparfait, baclé.

Mais c’est un caillou blanc sur la voie d’une compréhension meilleure de ce qui se passe dans le monde.

Je soutiens les choses suivantes :

-la guerre est une guerre pour sauver l’ordre mondial qui convient aux pays occidentaux et singulièrement aux classes possédantes des pays développés. C’est une guerre des ploutocrates , guerre du très grand Capital.

-le symbole , l’embleme de cette guerre c’est le dollar et le maintien de son hégémonie. Cette hégémonie permet le seigneuriage, le système de la dette et elle conditionne le pouvoir de prélever sur la richesse et la production mondiales aussi bien par les americains que par les bourgeoises compradors qui en bénéficient.

-cette guerre a beaucoup de similitude avec la seconde guerre mondiale. Elle intervient à un moment ou le capitalisme est en crise existentielle sous deux aspects , l’aspect interne avec le surendettement et l’aspect externe avec la montée de la Chine et du Reste du Monde , ascension qui rabaisse le poids de l’Occident et sa capacité à drainer le surproduit mondial.

-Pour comprendre les positions il faut savoir que l’ordre économique dit du libéralisme a une histoire et que cette histoire c’est la défense du droit de propriété lequel etait menacé par la montée des régimes democratiques au lendemain de la Première Guerre Mondiale et de la Révolution Russe. Les théories et l’idéologie libérale sont une réponse des possédants à la fin des régimes autocratiques et à la montée des idéaux democratiques et a la prise de pouvoir par les Soviets..

-L’une des parades des grands possédants a été de financer les penseurs du libéralisme, de difuser leur theories et surtout de délocaliser le pouvoir en favorsiant la montée des Institutions Internationales. Les Institutions Internationales ont pour fonction et pour objectif de contrer, de s’opposer aux démocraties nationales encore trop populistes. Les Institutions Internationales ont pour fonction d ‘imposer un ordre, des régles, favorable au business et aux possédants , ordre qui limite le pouvoir des démocraties nationales.

La fonctiond el’ONU est ideologque au service es ploutocrates etde sultra riches.

Je vous invie à lire l’historien Quinn Slobodian.

Globalists: The End of Empire and the Birth of Neoliberalism
par Quinn Slobodian
Harvard University Press, 2018, 400 pp.

L’ordre mondial du néolibéralisme

Depuis sa création, le néolibéralisme n’a pas cherché à démolir l’État, mais à créer un ordre international suffisamment fort pour passer outre la démocratie au service de la propriété privée.

Adam Tooze 

A lire un bon résumé critique par exemple ici:

Neoliberalism’s World Order

Dissent Magazinehttps://www.dissentmagazine.org › …

Globalists, from Wellesley historian Quinn Slobodian, is important because … Before they gathered at Mont Pèlerin, von Mises hosted the original meetings …

L’ONU n’est pas contre le nazisme et les nazis, elle est simplement contre le port des insignes nazis; comme si ce port était purement décoratif et ne faisait référence ni à l’histoire ni à une idéologie.

L’ONU est depuis longtemps devenue le fer de lance mondial de la ploutocratie. La ploutocratie a besoin des fascistes comme fer de lance contre les peuples.

Les organisations internationales, ONU, et l’OTAN en leur temps ont recyclé les nazis aux plus haut niveaux. Tout le monde connait le sinistre passé de l’ancien secrétaire genéral des Nations Unies l’Autrichien Kurt Waldheim.

Mais ce que l’on connait moins bien c’est la filiation étroite qui existe entre l’ordre mondial dit libéral, l’ordre mondial défendu par les occidentaux, l’ordre mondial des Nations Unies , le libéralisme idéologique, le fascisme et finalement la guerre en Ukraine dont le fer de lance est nazi.

Pour comprendre cette filiation il faut lire l’historien Quinn Slobodian.

Si vous lisez l’histoire du Mont Pelerin écrite par le chercheur Quinn Slobodian sur les globalistes et la naissance du libéralisme du type Mont Pelerin, vous constatez que les auteurs réunis au Mont Pelerin s’inquiétaient de la montée de la démocratie et du pouvoir de confiscation que pouvaient exercer des peuples.

Ils y ont vu une menace terrible pour le droit de propriété et c’est à titre de parade contre ce risque que ces auteurs ont développé le point de vue globaliste, le point de vue de l’internationalisation, le point de vue de la globalisation, débouchant sur la montée du pouvoir des Institutions Internationales. Celles ci ont été conçues comme des boucliers et des parades à la menace que constituait la souveraineté des peuples.

Extrait:
Le néolibéralisme a de nombreuses histoires. Milton Friedman, l’école de Chicago, la révolution du marché de Pinochet, Thatcher et Reagan, l’ajustement structurel du FMI et les programmes de transition par thérapie de choc pour les États post-communistes font tous partie intégrante du récit du virage néolibéral.

Tout cela est familier aux érudits. 

Mondialistes, de l’historien Quinn Slobodian, est important car il fournit un nouveau cadre pour l’histoire de ce mouvement. 

Pour Slobodian, la forme la plus ancienne et la plus authentique du néolibéralisme a été définie dès le départ par sa préoccupation pour la question de l’intégration et de la désintégration économique mondiale. 

Dans les années 1970, les tenants du néolibéralisme vont contribuer à déclencher la vague de mondialisation qui déferle sur le monde. Mais, comme le montre Slobodian, leur plaidoyer pour le libre-échange et la libéralisation des mouvements de capitaux remonte aux moments fondateurs du néolibéralisme au lendemain de la Première Guerre mondiale. 

Le mouvement est né comme une réaction passionnément conservatrice à un moment post-impérial, non pas dans les années 1950 et 1960, mais au milieu des ruines de l’empire des Habsbourg

Déchiré par l’autodétermination, l’effondrement de la double monarchie austro-hongroise en 1918 n’était pas seulement l’échec d’un régime multinational complexe. 

Aux yeux de von Mises et de ses alliés idéologiques, elle remettait en question l’ordre de la propriété privée. 

C’est la Première Guerre mondiale et la Grande Dépression qui ont donné naissance aux États-nations démocratiques, qui ne se contentaient plus de protéger la propriété privée, mais revendiquaient le contrôle d’une économie nationale conçue comme une ressource devant être supervisée par l’État. 

La propriété privée qui avait été autrefois garantie par un souverain impérial éloigné mais impartial était maintenant à la merci de la démocratie nationale. 

Face à cette transformation choquante, les néolibéraux ont cherché non pas à démolir l’État mais à créer un ordre international suffisamment fort pour contenir les forces dangereuses des démocraties nationales et enfermer l’économie privée dans sa propre sphère autonome.

Avant de se réunir au Mont Pèlerin, von Mises a accueilli les premières réunions des néolibéraux à la Chambre de commerce de Vienne, où lui et ses collègues ont appelé au recul du socialisme autrichien. Ils ne pensaient pas que le fascisme offrait une solution à long terme, mais, étant donné la menace de la révolution, ils ont accueilli Mussolini et les chemises noires. 

Comme le remarquait von Mises en 1927, le fascisme « a, pour le moment, sauvé la civilisation européenne ». 

Note BB: c’est cette dimension qui est difficile a faire passer auprès du public, le fascisme est un moyen temporaire de sauver le système quand il se sent menacé et nous y sommes: le système est menacé par la multipolarite, les revendications de plus de démocratie internationale par les Bric’s, la russie et la Chine et il est menacé par son excès colossal de dettes.

Même à la fin des années 1930, Wilhelm Röpke, un autre néolibéral de premier plan, déclarerait sans vergogne que son désir d’un État fort le rendait plus «fasciste» que beaucoup de ses lecteurs ne l’avaient compris. Nous ne devrions pas prendre cela comme une plaisanterie légère.

Cette globalisation et internationalisation etaient l’une des voies face à la montée des pouvoirs populaires nationaux. Ils ont été conçus comme des dépossessions.

Et c’est ce qui explique d’ailleurs l’historique des recrutements des institutions internationales. Nous sommes revenus dans la logique des années 20 pui 30 , années ou le capitalisme en crise s’inquiétait des risques de contagion de la révolution sovietique et ne répugnait pas à se servir de l’extrême droite comme bouclier.

L’ONU est contre l’utilisation de la symbolique nazie par les soldats ukrainiens

L’ONU a déclaré désapprouver les mouvements nazis, ainsi que l’utilisation de leurs symboles, notamment par les soldats ukrainiens participant au conflit armé actuel avec la Russie, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’organisation, António Guterres.

« Nous sommes contre le nazisme et les symboles du nazisme » , a réitéré le représentant à une question d’un journaliste qui souhaitait connaître l’avis de l’ONU sur la récente publication du New York Times.

Le numéro du NYT a récemment publié un article avec des photos montrant des soldats ukrainiens avec des patchs de symboles nazis sur leurs uniformes militaires.

Le New York Times a noté que des images de militaires ukrainiens avaient été discrètement supprimées après que des symboles « de groupes haineux d’extrême droite » eurent attiré l’attention du public.

Une réflexion sur “L’ONU, l’ordre mondial, le libéralisme, le fascisme, la guerre en Ukraine.

  1. Bonjour M. Bertez

    Mathieu 8:20 : …Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.

    Tant que les petits d’homininés n’auront pas atteint l’état de « Fils de l’Homme » – selon la civilisation occidentale ou d’Eveillés selon d’autres cultures , la propriété privée demeurera un rempart contre l’absolutisme de la violence de l’Etat. Et l’enflure systématique des structures étatiques, indépendamment des besoins réels, ne trouve pour le moment que le libéralisme comme contre pouvoir.
    Je ne vois pas de différence entre la gestion collective assurée par un parti usant de la violence institutionnelle d’un Etat , et celle assurée par des ploutocrates: in fine on aboutit à une élite se gobergeant sans scrupules et des « quartiers » quadrillés par des officiers politiques ou des policiers.
    Homo homini lupus est: la solution ne se trouvera pas dans une quelconque théorie de la possession mais dans l’évolution de l’espèce , conditionnée d’abord par une prise de conscience.
    Nous pourrions déjà commencer par empêcher les psychopathes, sociopathes et autres non sains d’esprit d’accéder aux postes de pouvoir dans tous les domaines…
    Mais il ne resterait sans doute pas grand monde pour assumer le pouvoir: chez nous, accepter de gouverner un pays qui compte 400 fromages et 40 millions de râleurs contre un salaire modique, même avec logement et voiture de fonction temporaires, relèverait du masochisme mystique !

    Je vous suis sur le rôle actuel des grandes institutions internationales.

    Cordialement

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