L Les prix de l’immobilier vont encore chuter de 10% à 15%, avertit notre chroniqueur Marc Touati, président du cabinet ACDEFI.
Par Marc Touati
Publié le 24/06/2023 à 12h00
Après plusieurs mois de tergiversations et de déni de réalité, plus personne n’ose désormais affirmer que la crise immobilière française est une vue de l’esprit. Et pour cause : que ce soit les agences immobilières, les notaires, les fédérations du bâtiment ou encore l’INSEE, la sanction est unanime : les prix baissent partout. Et ce, non seulement dans l’ancien mais aussi dans le “neuf”. Les turbulences de ce dernier constituent d’ailleurs une nouvelle étape dans la tempête actuelle, qui est bien en train de se généraliser.
Selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), après avoir déjà dégringolé de 25% en 2022, les réservations d’appartements ont encore plongé de 34% depuis le début 2023. La chute a même atteint 52% pour les réservations des particuliers. Parallèlement, au premier trimestre 2023, l’investissement dans l’immobilier résidentiel s’est effondré de 83% sur un an. Enfin, les ventes de maisons neuves (hors lots de maisons vendus par des promoteurs) ont chuté de 31,3% en 2022, selon Pôle Habitat FFB. Autant d’évolutions qui montrent l’ampleur des dégâts dans le secteur du bâtiment au sens large. D’où une question simple mais déterminante : pourquoi tant de “haine” sur le front de l’immobilier français ? Comme nous n’avons cessé de le répéter depuis des mois, un peu seuls contre tous, les raisons de cette crise sont multiples.
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