Lettre avec un avertissement concernant la prochaine provocation du régime de Kiev à la centrale nucléaire de Zaporozhye, distribuée à l’ONU

[traduction]…

Le premier représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitry Polyansky 

Je dois attirer votre attention sur les accusations ignobles propagées par le régime de Kiev concernant les risques nucléaires prétendument créés par la Fédération de Russie en relation avec la centrale nucléaire de Zaporozhye.

Les affirmations selon lesquelles la Fédération de Russie aurait pu délibérément miner et détruire une centrale nucléaire qu’elle contrôle et qui est située sur le territoire de l’un de ses sujets sont tout simplement absurdes. 

L’absurdité de telles déclarations dépasse l’absurdité des accusations du régime de Kiev selon lesquelles les forces armées russes tirent sur la centrale nucléaire.

Nous voudrions faire référence à nos nombreuses lettres distribuées précédemment en tant que documents officiels du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, qui prouvent sans conteste que la seule menace contre le NPP provient des bombardements et des attaques imprudents du régime de Kiev. Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, tout incident dans la plus grande centrale nucléaire d’Europe entraînera inévitablement les conséquences les plus graves non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour ses pays voisins, notamment la République de Biélorussie et la Fédération de Russie, ainsi que pour tout le continent et, éventuellement, pour le monde entier.

Cependant, comme le montrent nos récents rapports, le régime de Kiev continue ses provocations contre la centrale, malgré les nombreuses réunions du Conseil de sécurité des Nations unies sur cette question, organisées à la demande de la Fédération de Russie, ou les efforts de l’Internationale Agence de l’énergie atomique pour promouvoir la protection de la centrale nucléaire et la présence de ses spécialistes à la centrale à l’invitation de la Fédération de Russie.

De plus, l’apparente incapacité du régime de Kiev à reprendre ses esprits et à cesser de mettre en danger la centrale nucléaire fait craindre que ses accusations provocatrices contre la Fédération de Russie ne soient rien de plus qu’un écran de fumée cachant les préparatifs d’un véritable accident à la centrale nucléaire. 

Malheureusement, nous ne pouvons pas exclure un tel scénario après la destruction de la centrale hydroélectrique de Kakhovka – un acte criminel qui a démontré que l’imprudence peut pousser le régime de Kiev à n’importe quelle action, même la plus catastrophique, qui peut nuire non seulement à la Russie, mais aussi à ses citoyens.

Il convient de noter que de telles accusations ont fait surface simultanément avec la discussion par les sénateurs américains d’une résolution visant à considérer tout cas de contamination radioactive en Ukraine comme un prétexte pour lancer le mécanisme de réponse politique et militaire de l’OTAN prévu à l’article 5 du Traité de Washington. 

Une telle décision est une tentative claire d’aggraver la crise ukrainienne à un niveau sans précédent avec des conséquences imprévisibles.

À la lumière de ce qui précède, nous exhortons le Secrétaire général des Nations Unies et la communauté internationale dans son ensemble à tout mettre en œuvre pour empêcher le régime de Kiev et ses parrains d’organiser une autre provocation catastrophique, cette fois à une échelle encore plus grande.

Nous voulons confirmer une fois de plus : la Russie nie catégoriquement toute allégation de son intention de détruire la centrale nucléaire.

Je vous serais obligé de bien vouloir faire distribuer la présente communication en tant que document officiel du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale (au titre du point 99 de l’ordre du jour, « Désarmement général et complet »).

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