L‘inflation est tombée à son taux annuel le plus bas depuis plus de deux ans en juin. C’est le résultat à la fois d’une certaine décélération des coûts et surtout de comparaisons faciles avec une période où les hausses de prix atteignaient un sommet de plus de 40 ans.
L’indice des prix à la consommation, qui mesure l’inflation, a augmenté de 3 % par rapport à il y a un an, soit le niveau le plus bas depuis mars 2021.
Pourtant pourquoi ? Pourquoi l’inflation a-t-elle atteint son plus bas niveau en plus de deux ans ?
Est-ce parce que la Réserve fédérale a réussi à extraire l’inflation du système économique ?
Ou est-ce parce que les pressions de la récession ont exercé une pression sur le consommateur… et qu’il a limité ses dépenses ?
Ou bien le rapport sur l’inflation d’aujourd’hui n’est-il qu’une illusion, un mirage ?
C’est à considérer.
je vous ai livré il y a peu de temps le rapport annuel de la BRI qui considère que l’inflation va persister même si les facteurs excpetionnels qui l’ont gonflé vont disparaitre.
L’inflation circonstancielle va s’vanouir laissant croire au retour de la déflation séculaire.
Je partage cet avis encore plus clairement qu’elle, mon avis est que nous mettons en place les conditions d’un retour à l’inflation de long terme , je dis bien de tendance de long terme avec les mutataons systemiques en cours mais non encore actives:
tensions sur les ressources
baisse de l’appétit social pour le travail
déglobalisation
transition climatique
depenses militaires
absence de consensus social
mais tout ceci ne jouera que tendanciellment .
Pour le moment c’est le circonstanciel qui domine.
La Chine exerce une influence moderatrice, sa croissance est faible son système flirte avec la déflation.
Les coûts de l’énergie ont diminué d’environ 16 % depuis juin dernier. Cela a exercé une « attraction gravitationnelle négative » sur le taux global.
L’inflation sous-jacente et la Fed
Entre-temps, le taux d’inflation de base – le taux d’inflation sans les composantes alimentaires et énergétiques – a augmenté de 4,8% d’une année à l’autre.
Un taux d’inflation de 4,8 % est un taux d’inflation élevé. Ce n’est pas un taux d’inflation galopant mais , il s’agit d’un taux d’inflation élevé.
Les données sur les prix à la consommation aux États-Unis ont montré que l’inflation ralentissait plus que les salaires nominaux, en particulier pour les consommateurs à revenu intermédiaire. On ne sait pas quel conclusion la Réserve fédérale peut en tirer.
Les preuves anecdotiques du Beige Book ont noté que certaines entreprises étaient réticentes à augmenter les prix parce que les consommateurs étaient plus sensibles aux augmentations de prix. Cela peut marquer le début de la fin de l’inflation tirée par les profits ; les entreprises doivent craindre de nuire à leur marque si elles continuent d’augmenter leurs marges. La publication aujourd’hui des données sur l’inflation des prix à la production aux États-Unis donnera une idée du pouvoir de fixation des prix des sociétés.
[Yahoo/Bloomberg] Les actions asiatiques montent La Fed s’approche du pic des taux
[Reuters] Une chaleur excessive brûle le sud-ouest des États-Unis et devrait s’aggraver
[Yahoo/Bloomberg] Une tornade frappe la région de Chicago, forçant plus de 330 annulations de vols
[Reuters] Les exportations chinoises de juin chutent de 12,4 %, les importations de 6,8 %
[WSJ] Xi Jinping étouffe le moteur crucial de l’économie chinoise
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[FT] Pourquoi la Chine flirte avec la déflation alors que l’Occident lutte contre les prix élevés