Indices de reaménagement de l’ordre mondial.

La dédollarisation est un processus , pas un évènement ai-je expliqué à maintes reprises.

Il ne s’agit pas de proclamer et de décreter une nouvelle monnaie, mais de se passer de plus en plus du dollar comme moyen de paiement, comme instrument de réserve et d’épargne.

Dans un premier temps cela peut se faire en douceur à condition de mettre au point les moyens techniques et de trouver des accoros politiques.

Cette forme dédollarisation est un coin puissant enfoncé dans l’hegemon car globalement elle réduit la demande de dollars pour les transactions, la demande de dollars pour les réserves de précaution des banques centrales et la demande de dollars pour les flux d’épargne.

A terme ce recul du role du dollar peut provoquer d’autres mutations par exemple dans la fixation des prix internationaux et des valeurs mondiales avec les répercussions sur le regime actuel d’échange inégal si defavorable aux Bric’s.

On va assister a une sorte de repli avec renforcement, substitution et constitution de nouveaux ensembles géostratégiques. Ainsi par exemple alors que la Chine et l’Arabie Saoudite s’eloignent du dollar et des valeurs du Tresor Américain, le Japon et les autres vassaux vont compenser et augmenter leur soutien , comme contrepartie au parapluie militaire. . Le glissement du militaire vers l »économique et le monétaire va se poursuivre. Les valeurs-sécurité vont supplanter les valeurs économiques.

Poutine a eu une réunion avec Erdogan au cours de laquelle il a réitéré la position de la Russie sur l’accord céréalie; autour de ces discussions entre la Turqie et la Russie, il a été question de developper davantage l’expansion multipolaire. En particulier, les deux pays ont présenté un plan selon lequel les exportations de céréales russes seraient facilitées par la Turquie à l’avenir et, plus important encore, le début de négociations entre les banques russo-turques pour initier les échanges en monnaies nationales.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné l’importance du passage aux monnaies nationales dans les échanges bilatéraux avec la Russie. Il a fait ces commentaires lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine lundi à Sotchi.

« Je crois que le fait que les dirigeants de nos banques centrales se réunissent ici aujourd’hui est important du point de vue d’une étape vers la transition vers les monnaies nationales dans les relations bilatérales entre nous », a déclaré le président turc.

Des rumeurs circulent désormais selon lesquelles la Turquie aurait demandé l’aide de l’Iran pour obtenir une invitation aux BRICS. Sachant que nous savons désormais que la Chine et plusieurs puissances des BRICS voulaient plus de membres mais ont été contraintes de faire des compromis avec la vision de l’Inde. Il est fort possible que la Turquie soit à l’ordre du jour de la prochaine série d’invitations. Et comme ils ont déjà lancé des initiatives de règlement en monnaie nationale, cela s’accordera parfaitement avec la campagne mondiale de dédollarisation des BRICS.

Pendant ce temps, la Chine et l’Arabie Saoudite se sont débarrassées des bons du Trésor américain :

L’un des enjeux de la multipolarité c’est l’Echange Inégal et les prix relatifs sur le marché global c’est l’une des raisons pour laquelle la position de l’Arabie Saoudite est importante. Chacun cherche non seulment à réduire sa dépendance au dollar et aux juridictions americaines mais aussi à faire en sorte que ce qu’il produit améliore son prix relatif en regard des prix et services des pays développés.

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