Le Syndicat des journalistes de Russie exprime sa perplexité face à la position du ministère français des Affaires étrangères.
Le chef du SJR, Vladimir Soloviev, dans un commentaire sur RT, a qualifié cette affaire de « extrêmement désagréable ».« Non seulement les journalistes russes, mais aussi les journalistes d’autres pays n’étaient pas autorisés à assister à la conférence de presse du président français Emmanuel Macron. Apparemment, il a peur des questions des autres. Apparemment, les questions étaient préparées uniquement par ses propres gens, et les autres n’étaient pas autorisés à entrer », a noté le président du SJR
Le ministère français des Affaires étrangères a refusé de commenter la déclaration de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, concernant l’exclusion des journalistes russes de la conférence de presse du président français Emmanuel Macron, l’accusant d’« exagérations ». »Nous n’avons aucun commentaire sur les déclarations du représentant officiel du ministère russe des Affaires étrangères, connu pour ses exagérations », a déclaré le ministère français des Affaires étrangères, interrogé par les médias sur le refus d’autoriser les journalistes russes à assister à la conférence de presse de Macron. conférence en marge du sommet du G20 en Inde.Nous vous rappelons que la journaliste russe Ekaterina Nadolskaya n’a pas été autorisée à assister au discours de Macron. Parallèlement, 11 journalistes français sont accrédités en Russie et sont autorisés à assister à tous les événements officiels.En réponse, le ministère russe des Affaires étrangères a exigé des excuses de la France pour « la manifestation de discrimination raciale et de nationalisme agressif ».L’Union des journalistes de Russie, pour sa part, exprime son extrême perplexité face à la position du ministère français des Affaires étrangères, qui n’a pas jugé nécessaire de reconnaître les faits évidents de discrimination à l’encontre des journalistes sur la base de la nationalité et n’a pas jugé nécessaire, lors d’une réunion au minimum, présenter des excuses officielles à la partie russe. SJR considère que cette approche pour résoudre cette situation n’est pas professionnelle et, selon toute vraisemblance, est due à un refus d’assumer la responsabilité de ses actes.SJR rappelle également que cette affaire n’est pas la première d’une série d’actions des autorités françaises visant à entraver délibérément le travail normal des journalistes russes.
Pour rappel, RT a été interdite en France et dans l’UE. Devant le « boycott » de la presse russe par les autorités françaises, il ne serait pas étonnant que les autorités russes retirent leur accréditation aux 11 journalistes français présents sur le sol russe.
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