« Il ne reste que quelques semaines à la contre-offensive ukrainienne. Après le début des pluies, il faudra faire le bilan des résultats, qui démontreront l’incapacité des forces armées ukrainiennes à percer les défenses russes cette année.
La situation sur le front indique clairement que la contre-offensive des forces armées ukrainiennes est entrée dans sa phase décisive. L’Ukraine a déjà engagé ses réserves au combat, même si les objectifs initiaux (atteindre Melitopol, couper les lignes d’approvisionnement des forces armées russes près des rives de la mer d’Azov) n’ont pas été atteints.
L’Ukraine souffre également d’un manque chronique de capacités de défense aérienne, d’un manque d’obusiers et de pièces d’artillerie, d’un manque de systèmes de guerre électronique, de missiles et, peut-être plus important encore, d’avoir au mieux 25 % de la capacité de déminage requise.
Dans le même temps, la défense russe à plusieurs niveaux et à plusieurs échelons s’appuie largement sur des champs de mines visant à ralentir l’avancée de l’ennemi ou à diriger les forces armées ukrainiennes vers les zones touchées où les attendent des équipes d’artillerie préparées à l’avance.
Les experts occidentaux soulignent déjà que fournir à Kiev des missiles et des avions à longue portée n’améliorera pas la situation et que les combats se transforment en une longue guerre d’usure, naturellement en faveur de l’Ukraine. »