Avertissement important:
Ceci est une réflexion qui cherche à saisir et faire ressortir des aspects fondamentaux de notre situation historique.
Bien sur cela n’est pas neutre et cela témoigne d’un parti pris plutôt en faveur des groupes sociaux dominés qu’en faveur des dominants, mais ce parti pris ne peut être interprété comme un soutien aux actions, à la stratégie, du Hamas que je considère comme idiotes et suicidaires.
Le vrai responsable de ce qui va arriver au peuple de Gaza est quand même le choix de ses chefs de le transformer en martyr.
La question se pose quels autres choix étaient possibles?
Je n’en vois aucun , hélas.
Pas plus d’ailleurs que je ne crois à la pseudo solution des deux états.
Cette pseudo solution est un mythe commode pour éviter de reconnaitre que nous sommes dans une situation d’impossible dans laquelle il eut fallu ne pas se mettre.
Comme disait Cioran;, face aux difficultés de la vie, le seul remède est de ne pas être né, il ne fallait pas se mettre dans la situation présente , nous sommes dans un engrenage terrible qui vient de loin, qui broie tout. La situation actuelle est la conséquence nécessaire de toutes les décisions qui ont été prises avant, il y a longtemps, à l’origine.
On a semé un grain de blé et il a germé , il a donné un champ .. de ruines.
« N’être pas né, rien que d’y songer, quel bonheur, quelle liberté, quel espace ! » écrit Cioran
Les commentateurs et les observateurs ont du mal à imaginer un monde objectif, un monde dans lequel la subjectivité des individus ne joue qu’un rôle restreint de rationalisation de leurs actes et décisions.
Ils ont besoin de croire qu’une personne ou un groupe de personnes font l’histoire parce que ce sont les apparences qui semblent l’indiquer.
Etant matérialiste, pratiquant l’analyse de l’histoire objective, je ne crois pas à la magie, au pouvoir de l’esprit sur la matière. Je considère que, certes, tout se passe comme si les gens décidaient mais que la réalité est ailleurs ; le monde est la résultante de jeux de forces contradictoires, l’idée ne produit pas le monde, elle l’habille, elle le commente, le rationalise et les hommes ne font qu’incarner les idées, ils ne font qu’en être porteurs.
Je dis souvent par exemple que notre narcissique Macron n’est qu’un tenant lieu, une marionnette si on veut, qui tente de mettre en forme les besoins de reproduction du capital Français déclinant dominé par l’Anglo-saxon. Il est récompensé de son travail par l’illusion qu’il a d’exercer sa minable volonté de puissance et .. sa haine du Père. Haine du Père qui lui a fait épouser la Mère et explique sa folie de vouloir, comme il l’a dit a maintes reprises, « casser les codes ». Casser les codes , c’est tuer le Père.
Souvenez vous d’un exemple plus prestigieux, celui du patron de Goldman Sachs qui a révélé aux yeux du monde entier la Vérité: je réalise l’œuvre de Dieu, » il ne croyait pas si bien dire, Goldman réalise, met en œuvre la logique cachée, souterraine du Capital financier, désigné comme Dieu. Et puis aussi réfléchissez à la fameuse « Main Invisible » qui est censée guider nos sociétés dites libérales …
Nous sommes les gérants apparents d’un système qui nous dépasse; qui a ses déterminations, qui a sa logique, ses articulations causales et qui en même temps produit ses fausses théories, ses mystifications dans le cadre de sa nécessité de tromper pour durer. Le système n’a qu’un projet; durer, se reproduire, c’est en quelque sorte la logique du vivant, durer et se reproduire.
Le système produit les sujets qui conviennent à sa reproduction et les sujets croient produire le système et tout ce qui va avec comme les lois, les institutions, les structures, infrastructures, superstructures.
Nous sociétés sont fondées sur l’illusion de maitrise; sur l’illusion de la conscience et de sa puissance, sur la volonté, alors que les causes, les origines, sont ailleurs. « Je » pour tous les sujets individuels ou collectifs est un » Autre« ; « je » ne suis pas là ou « je pense« , dans une large mesure « je suis pensé » . « Je« , individuel ou collectif est « ailleurs« .
MAIS CHUT C’EST LE GRAND SECRET IL NE FAUT PAS QUE CELA SE SACHE.
D’OU LE BANNISSEMENT DE LA VIE CIVILE, DES DECOUVERTES DE LA PSYCHANALYSE, DE LA PSYCHOLOGIE DES PROFONDEURS, DU MARXISME, DE LA SOCIOLOGIE, DU GESTALTISME, DU STRUCTURALISME, DE LA LINGUISTIQUE ET DES DECOUVERTES DE LA PHYSIQUE MODERNE.
Nous croyons décider, inventer et nous croyons que cela tombe du ciel de notre toute-puissance; nous sommes persuadés du pouvoir de notre raison, de la conscience que nous en avons, alors que dans la réalité nous sommes agis, nous sommes pris dans des engrenages, placés sur des pentes qui nous dépassent comme l’accumulation, la concurrence, la dette, la guerre.
Nos chefs sont conformes à la Sagesse des Nations qui dit; feignons d’organiser ces évènements qui nous dépassent. Les soi disant chefs ne sont que des grands prêtres illusionnistes qui administrent les Mystères et la Croyance en la toute puissance de l’homme qui croit avoir tué Dieu et se prend pour lui.
Pourtant il faut bien que les décisions des gens soient causées, produites, elle ne sont pas suspendues dans les airs! Nos actions nos pensées sont des produits, des résultantes de forces dont les causes sont complexes, multiples, enchevêtrées, opaques, dissimulées, non-sues. C’est cette complexité qui produit notre ignorance, mais du non-su ne peut jaillir aucune connaissance, aucune certitude.
Je dirai que tout se passe comme si est la clef de l’interprétation des évènements.
Retenez: tout se passe comme si … et sous cet aspect, les interprétations complotistes de l’histoire sont aussi « valables » que les interprétations dites rationnelles des faux experts qui ne sont jamais rien d’autre que de vrais menteurs. .
Vous lirez ci dessous un texte intéressant: Gaza est une Expérience!
Je soutiens que face à la crise de reproduction existentielle du système capitaliste, il y a des structures d’adaptation , de théorisation, des expériences qui se mettent en place et que l’on retrouve en des endroits différents; c’est ainsi que l’on a la meilleure interprétation par exemple de ce qui s’est passé lors du Covid; « Une Grande Expérience ».
Par exemple les opposants/victimes du grand capital sont bannis, punis, placés hors du champ démocratique car extrémistes, qualifiés de ringards, de populistes, de barbares, d’attardés et bien sur de nazis. Cette structure de ghettoïsation est projetée à l’évidence sur le reste du monde qui refuse de se soumettre à la vassalisation face à l’hégémon, il est banni hors de la communauté mondiale, il n’a plus droit au chapitre international, il est marginalisé, paria, déshumanisé etc.
Plus proche de nous par l’actualité, Israël qui symbolise dans l’inconscient le capital occidental et même son bras armé, procède à une certain nombre de glissements innovants dans le contrôle des palestiniens , les quels sont considérés comme des animaux, des quasi déchets , des moins que rien , certainement des sans dents etc.
Il y a des structures cachées, des isomorphismes, des schémas homothétiques qui sont plaqués sur Gaza et qui se retrouvent et se retrouveront à des niveaux divers, domestiques, internationaux, mondiaux.
Anarchie à Gaza : pourquoi l’Occident soutient Israël quoi qu’il arrive
Jonathan Cook.
Il y a plus de dix ans, Israël a commencé à comprendre que l’occupation de Gaza par le biais d’un siège pouvait être à son avantage. Il a commencé à transformer la petite enclave côtière d’un albatros autour du cou en un portefeuille précieux dans le jeu commercial de la politique de puissance internationale.
Le premier avantage pour Israël et ses alliés occidentaux est plus discuté que le second.
La petite bande de terre qui longe la côte orientale de la Méditerranée a été transformée en un mélange de terrain d’essai et de vitrine.
Israël pourrait utiliser Gaza pour développer toutes sortes de nouvelles technologies et stratégies associées aux industries de sécurité intérieure en plein essor en Occident, alors que les responsables s’inquiètent de plus en plus des troubles intérieurs, parfois qualifiés de populisme.
Le siège des 2,3 millions de Palestiniens de Gaza, imposé par Israël en 2007 après l’élection du Hamas à la tête de l’enclave, a permis toutes sortes d’ expériences .
Comment la population pourrait-elle être contenue au mieux ? Quelles restrictions pourraient être imposées à leur alimentation et à leur mode de vie ? Comment recruter à distance des réseaux d’informateurs et de collaborateurs ? Quel effet l’emprisonnement de la population et les bombardements répétés ont-ils eu sur les relations sociales et politiques ?
Et finalement, comment maintenir la soumission des habitants de Gaza et empêcher un soulèvement ?
Les réponses à ces questions ont été mises à la disposition des alliés occidentaux via le portail commercial d’Israël. Les éléments disponibles comprenaient des systèmes de fusées d’interception, des capteurs électroniques, des systèmes de surveillance, des drones, la reconnaissance faciale, des tours de canons automatisées et bien plus encore.
Tous testés dans des situations réelles à Gaza.
La position d’Israël a été sérieusement entamée par le fait que les Palestiniens ont réussi à contourner cette infrastructure de confinement le week-end dernier – au moins pendant quelques jours – avec un bulldozer rouillé, quelques deltaplanes et le sentiment de n’avoir rien à perdre.
C’est en partie la raison pour laquelle Israël doit maintenant retourner à Gaza avec des troupes terrestres pour montrer qu’il a encore les moyens de maintenir les Palestiniens écrasés.
Punition collective
Ce qui nous amène au deuxième objectif servi par Gaza.
Alors que les États occidentaux sont de plus en plus perturbés par les signes de troubles populaires dans leur pays, ils ont commencé à réfléchir plus attentivement à la manière de contourner les restrictions qui leur sont imposées par le droit international.
Le terme fait référence à un ensemble de lois qui ont été formalisées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les deux camps traitaient les civils de l’autre côté des lignes de bataille comme des pions sur un échiquier.
L’objectif de ceux qui ont rédigé le droit international était de rendre inadmissible la répétition des atrocités nazies en Europe, ainsi que d’autres crimes tels que les bombardements incendiaires britanniques sur des villes allemandes comme Dresde ou le largage de bombes atomiques par les États-Unis sur Hiroshima. et Nagasaki.
« Gaza constitue une violation aussi flagrante de cette interdiction que l’on puisse trouver »
L’un des principes fondamentaux du droit international – au cœur des Conventions de Genève – est l’interdiction des punitions collectives : c’est-à-dire des représailles contre la population civile ennemie, en lui faisant payer le prix des actes de ses dirigeants et de ses armées.
De toute évidence, Gaza constitue une violation aussi flagrante de cette interdiction que l’on puisse trouver. Même dans les périodes « calmes », ses habitants – dont un million d’enfants – se voient refuser les libertés les plus fondamentales, comme le droit de circuler ; l’accès à des soins de santé appropriés car les médicaments et le matériel ne peuvent pas être apportés; accès à l’eau potable; et l’utilisation de l’électricité pendant une grande partie de la journée parce qu’Israël continue de bombarder la centrale électrique de Gaza.
Israël n’a jamais caché qu’il punit la population de Gaza parce qu’elle est dirigée par le Hamas, qui rejette le droit d’Israël d’avoir dépossédé les Palestiniens de leur patrie en 1948 et de les avoir emprisonnés dans des ghettos surpeuplés comme Gaza.
Ce qu’Israël fait à Gaza est la définition même d’une punition collective. C’est un crime de guerre : 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 52 semaines par an, pendant 16 ans.
Et pourtant, personne dans la soi-disant communauté internationale ne semble l’avoir remarqué.
Les règles de la guerre réécrites
Au milieu des ruines de l’attaque de Gaza en 2009. (DYKT Mohigan/Wikimédia)
Mais la situation juridique la plus délicate – pour Israël et l’Occident – est celle où Israël bombarde Gaza, comme il le fait actuellement, ou envoie des soldats, comme il le fera bientôt.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné le problème lorsqu’il a dit à la population de Gaza : « Partez maintenant ». Mais comme lui et les dirigeants occidentaux le savent, les habitants de Gaza n’ont nulle part où aller, nulle part où échapper aux bombes. Ainsi, toute attaque israélienne vise, par définition, également la population civile. C’est l’équivalent moderne des attentats incendiaires de Dresde.
Israël travaille sur des stratégies pour surmonter cette difficulté depuis son premier bombardement majeur de Gaza fin 2008, après l’instauration du siège.
Une unité du bureau du procureur général a été chargée de trouver des moyens de réécrire les règles de la guerre en faveur d’Israël.
À l’époque, l’unité craignait qu’Israël ne soit critiqué pour avoir fait exploser une cérémonie de remise des diplômes de la police à Gaza, tuant de nombreux jeunes cadets. Les policiers sont des civils au sens du droit international, et non des soldats, et ne constituent donc pas une cible légitime. Les avocats israéliens s’inquiétaient également du fait qu’Israël avait détruit les bureaux du gouvernement, l’infrastructure de l’administration civile de Gaza.
Les inquiétudes d’Israël semblent désormais dépassées – un signe de la mesure dans laquelle il a déjà modifié la donne en matière de droit international. Depuis un certain temps, toute personne liée au Hamas, même indirectement, est considérée comme une cible légitime, non seulement par Israël mais par tous les gouvernements occidentaux.
« Si vous faites quelque chose pendant assez longtemps, le monde l’acceptera »
Les responsables occidentaux se sont joints à Israël pour traiter le Hamas comme une simple organisation terroriste, ignorant qu’il s’agit également d’un gouvernement dont les gens effectuent des tâches banales, comme s’assurer que les poubelles sont collectées et que les écoles restent ouvertes.
Ou comme Orna Ben-Naftali, doyenne de la faculté de droit, l’a déclaré au journal Haaretz en 2009 : « Une situation est créée dans laquelle la majorité des hommes adultes de Gaza et la majorité des bâtiments peuvent être traités comme des cibles légitimes. La loi a en fait été renversée.»
À l’époque, David Reisner, qui dirigeait auparavant l’unité, expliquait la philosophie d’Israël à Haaretz : « Ce à quoi nous assistons aujourd’hui est une révision du droit international. Si vous faites quelque chose pendant assez longtemps, le monde l’acceptera.»
« L’ensemble du droit international repose désormais sur l’idée qu’un acte aujourd’hui interdit devient permis s’il est exécuté par un nombre suffisant de pays. »
L’ingérence d’Israël pour modifier le droit international remonte à plusieurs décennies.
Faisant référence à l’attaque israélienne contre le tout nouveau réacteur nucléaire irakien en 1981, un acte de guerre condamné par le Conseil de sécurité de l’ONU, Reisner a déclaré : L’atmosphère était qu’Israël avait commis un crime. Aujourd’hui, tout le monde dit qu’il s’agissait d’autodéfense préventive. Le droit international progresse grâce aux violations.
Il a ajouté que son équipe s’était rendue aux États-Unis quatre fois en 2001 pour persuader les responsables américains de l’interprétation toujours plus flexible qu’Israël fait du droit international visant à asservir les Palestiniens.
« Sans ces quatre avions [voyages vers les États-Unis], je ne suis pas sûr que nous aurions pu développer la thèse de la guerre contre le terrorisme à l’échelle actuelle », a-t-il déclaré.
Ces redéfinitions des règles de la guerre se sont révélées inestimables lorsque les États-Unis ont choisi d’envahir et d’occuper l’Afghanistan et l’Irak.
« Animaux humains »
Ces dernières années, Israël a continué à « faire évoluer » le droit international. Elle a introduit le concept d’« avertissement préalable » – donnant parfois un préavis de quelques minutes en cas de destruction d’un bâtiment ou d’un quartier. Les civils vulnérables encore présents dans la zone, comme les personnes âgées, les enfants et les handicapés, sont alors transformés en cibles légitimes s’ils ne sont pas partis à temps.
Et il utilise l’assaut actuel contre Gaza pour modifier encore davantage les règles.
L’ article de Haaretz de 2009 inclut des références faites par des responsables de la justice à Yoav Gallant, qui était alors le commandant militaire en charge de Gaza. Il a été décrit comme un « homme sauvage », un « cowboy » qui n’a pas de temps à consacrer aux subtilités juridiques.
Gallant est désormais ministre de la Défense et l’homme responsable de l’instauration cette semaine d’un « siège complet » de Gaza : « Pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de carburant – tout est fermé. » Dans un langage qui brouille toute distinction entre le Hamas et les civils de Gaza, il a décrit les Palestiniens comme des « animaux humains ».
Cela amène la punition collective dans un tout autre domaine. En termes de droit international, cela contourne le territoire du génocide, tant sur le plan rhétorique que sur le fond.
Mais la donne a tellement changé que même les politiciens centristes occidentaux encouragent Israël – souvent sans même appeler à la « retenue » ou à la « proportionnalité », les termes farfelus qu’ils utilisent habituellement pour masquer leur soutien à la violation de la loi.
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La Grande-Bretagne a ouvert la voie en aidant Israël à réécrire les règles du droit international.

Écoutez Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste et l’homme qui sera presque certainement le prochain Premier ministre britannique. Cette semaine, il a soutenu le « siège complet » de Gaza, un crime contre l’humanité, le transformant en « droit d’Israël à se défendre ».
Starmer n’a pas manqué de saisir les implications juridiques des actions d’Israël, même s’il semble personnellement immunisé contre les implications morales. Il a une formation d’avocat spécialisé dans les droits de l’homme.
Sa démarche semble même surprendre les journalistes peu connus pour leur sympathie pour le cas palestinien. Lorsque Kay Burley de Sky News lui a demandé s’il avait une quelconque sympathie pour les civils de Gaza traités comme des « animaux humains », Starmer n’a pas trouvé une seule chose à dire pour le soutenir.
Au lieu de cela, il s’est tourné vers une pure tromperie : accuser le Hamas de saboter un « processus de paix » qu’Israël a enterré à la fois de manière pratique et déclarative il y a des années.
Confirmant que le Parti travailliste tolère désormais les crimes de guerre commis par Israël, sa procureure générale fantôme, Emily Thornberry, s’en tient au même scénario. Dans l’émission Newsnight de la BBC, elle a éludé les questions quant à savoir si la coupure d’électricité et d’approvisionnement à Gaza était conforme au droit international.
Ce n’est pas une coïncidence si la position de Starmer contraste si radicalement avec celle de son prédécesseur, Jeremy Corbyn. Ce dernier a été chassé de ses fonctions par une campagne soutenue de diffamations antisémites fomentée par les plus fervents partisans d’Israël au Royaume-Uni.
Starmer n’ose pas paraître du mauvais côté de cette question. Et c’est exactement le résultat souhaité et attendu par les responsables israéliens.
Drapeau israélien sur le n°10

Starmer est bien sûr loin d’être seul. Grant Shapps, le secrétaire britannique à la Défense, a également exprimé son soutien sans réserve à la politique israélienne consistant à affamer deux millions de Palestiniens à Gaza.
Rishi Sunak, le Premier ministre britannique, a arboré le drapeau israélien sur la façade de sa résidence officielle, au 10 Downing Street, apparemment indifférent à la façon dont il donne une forme visuelle à ce qui serait normalement considéré comme un cliché antisémite : qu’Israël contrôle les affaires étrangères du Royaume-Uni. politique.
Starmer, ne voulant pas être en reste, a demandé que l’arche du stade de Wembley soit ornée des couleurs du drapeau israélien.
« Les médias jouent leur rôle, comme toujours, avec fiabilité »
Même si cet écolier encourageant Israël est vendu comme un acte de solidarité après le massacre de civils israéliens par le Hamas ce week-end, le sous-texte est sans équivoque : la Grande-Bretagne soutient Israël alors qu’il lance sa campagne de représailles pour les crimes de guerre à Gaza.
C’est également l’objectif des conseils donnés à la police par la ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, de considérer l’agitation de drapeaux palestiniens et les chants pour la libération de la Palestine lors des manifestations en soutien à Gaza comme des actes criminels.
Les médias jouent leur rôle, avec plus de fiabilité que jamais. Une équipe de télévision de Channel 4 a poursuivi Corbyn dans les rues de Londres cette semaine, exigeant qu’il « condamne » le Hamas. Ils ont insinué à travers la formulation de ces revendications que quelque chose de moins complet – comme les préoccupations supplémentaires de Corbyn concernant le bien-être des civils de Gaza – était une confirmation de l’antisémitisme de l’ancien leader travailliste.
L’implication claire des politiciens et des médias de l’establishment est que tout soutien aux droits des Palestiniens, tout refus du « droit incontestable » d’Israël de commettre des crimes de guerre, équivaut à de l’antisémitisme.
L’hypocrisie de l’Europe
Cette double approche, consistant à applaudir la politique génocidaire israélienne à l’égard de Gaza tout en étouffant toute dissidence, ou en la qualifiant d’antisémitisme, ne se limite pas au Royaume-Uni.
Partout en Europe, de la Porte de Brandebourg à Berlin à la Tour Eiffel à Paris en passant par le Parlement bulgare, les bâtiments officiels ont été illuminés du drapeau israélien.
La plus haute responsable européenne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a célébré cette semaine le drapeau israélien étouffant le Parlement européen.
Elle a déclaré à plusieurs reprises que « l’Europe est aux côtés d’Israël », alors même que les crimes de guerre israéliens commencent à se multiplier.
L’armée de l’air israélienne s’est vantée jeudi d’avoir largué quelque 6 000 bombes sur Gaza. Dans le même temps, des groupes de défense des droits de l’homme ont rapporté qu’Israël tirait du phosphore blanc, une arme chimique incendiaire, sur Gaza, un crime de guerre lorsqu’elle est utilisée dans les zones urbaines. Et Défense des Enfants International a noté que plus de 500 enfants palestiniens avaient été tués jusqu’à présent par les bombes israéliennes.
Il a été laissé à Francesca Albanese, rapporteur spécial de l’ONU sur les territoires occupés, de souligner que Von Der Leyen appliquait les principes du droit international de manière totalement incohérente.
Il y a presque exactement un an, le président de la Commission européenne a dénoncé les frappes russes contre les infrastructures civiles en Ukraine comme des crimes de guerre. « Couper les hommes, les femmes et les enfants de l’eau, de l’électricité et du chauffage à l’approche de l’hiver – ce sont des actes de pure terreur », a-t-elle écrit. « Et nous devons l’appeler ainsi. »
Albanese a noté que Von der Leyen n’avait rien dit d’équivalent sur les attaques encore pires d’Israël contre les infrastructures palestiniennes.

Envoi des lourds
Pendant ce temps, la France a déjà commencé à disperser et à interdire les manifestations contre les bombardements de Gaza. Son ministre de la Justice a fait écho à Braverman en suggérant que la solidarité avec les Palestiniens risque d’offenser les communautés juives et devrait être traitée comme un « discours de haine ».
Naturellement, Washington soutient sans faille tout ce qu’Israël décide de faire à Gaza, comme l’a clairement indiqué le secrétaire d’État Anthony Blinken lors de sa visite cette semaine.
Le président Joe Biden a promis des armes et du financement, et a envoyé l’équivalent militaire des « poids lourds » pour s’assurer que personne ne dérange Israël alors qu’il commet ces crimes de guerre. Un porte-avions a été envoyé dans la région pour assurer le calme des voisins d’Israël alors que l’invasion terrestre est lancée.
« Washington soutient sans réserve tout ce qu’Israël décide de faire à Gaza »
Même les responsables dont le rôle principal est de promouvoir le droit international, comme Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, ont commencé à s’adapter à ce changement de terrain.
Comme la plupart des responsables occidentaux, il a mis l’accent sur les « besoins humanitaires » de Gaza plutôt que sur les règles de guerre qu’Israël est obligé de respecter.
C’est le succès d’Israël. Le langage du droit international qui devrait s’appliquer à Gaza – les règles et normes auxquelles Israël doit obéir – a cédé la place, au mieux, aux principes de l’humanitarisme : des actes de charité internationale pour apaiser les souffrances de ceux dont les droits sont systématiquement bafoués. , et ceux dont la vie est anéantie.
Les responsables occidentaux sont plus que satisfaits de la direction prise. Pas seulement pour le bien d’Israël, mais aussi pour le leur. Parce qu’un jour dans le futur, leurs propres populations pourraient leur causer autant de problèmes que les Palestiniens de Gaza le sont actuellement pour Israël.
Soutenir le droit d’Israël à se défendre est leur acompte.
Jonathan Cook est un contributeur de MintPress. Cook a remporté le prix spécial Martha Gellhorn pour le journalisme. Ses derniers livres sont Israël et le choc des civilisations : l’Irak, l’Iran et le plan de refonte du Moyen-Orient (Pluto Press) et la Palestine disparue : les expériences israéliennes de désespoir humain (Zed Books). Son site Web est www.jonathan-cook.net .
Cet article provient de Declassified UK .
Les opinions exprimées sont uniquement celles de l’auteur et peuvent ou non refléter celles de Consortium News.
Si j’étais encore croyant, je ferais des prières pour un nouveau Déluge
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Bonjour M. Bertez
Merci de dire ce qui doit être dit.
Une amie Juive, dont une bonne partie de sa famille a été exterminée par des gens qui voyaient les juifs comme des untermenschen m’ a dit hier soir combien elle était consternée et même totalement désespérée de voir qu’un juif qualifie un être humain d’animal – « Dans un langage qui brouille toute distinction entre le Hamas et les civils de Gaza, il ( Yoav Gallant) a décrit les Palestiniens comme des « animaux humains – »
Depuis les travaux de René Girard, j’ai fini par me persuader que la Shoah n’est pas un aboutissement hors norme, mais le sacrifice qui ramène la paix, l’évènement qui initialise un nouvel ordre social.
1905 marque la fin du monde classique ; 1914 signe le début du désordre violent qui en résulte – on y entre à cheval, on en sort en avion , en char et avec des gaz toxiques- 1918 1938 est un intermède – l’avènement du nazisme marque l’apogée du désordre et la Shoah est le sacrifice girardien qui permet à l’ordre capitaliste industriel puis financier de s’installer « pour le bien de tous »
Le processus a été très bien rendu par Stanley Kubrick dans Full Metal Jacket : l’acculturation des engagés puis le désordre et la punition collective attribuée à la faute du seul homme du groupe affligé d’un surnom animal qui sera symboliquement assassiné un soir par ses « frères ». Ensuite de quoi les coupables « vivront heureux et auront beaucoup d’enfants » – du moins jusqu’à ce qu’ils perdent toute humanité et se perdent dans les ténèbres du viet nam symbolique de Kubrick.
On peut encore espérer – par obstination – que nous ne nous dirigions pas vers cet enfer avec Israël, qui devrait normalement nous indiquer la voie de secours si l’Alliance a encore un sens.
Cordialement.
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Absolument excellent. Et de nos jours il faut du courage pour publier quelque chose comme ça.
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Je suis assez d’accord avec vous que monde système est un être vivant qui vit largement indépendamment de nous. Toutefois, j’osé penser que, si peu ce soit, nous pouvons l’infléchir. D’ailleurs vous le pensez a’ussi, car sinon pourquoi feriez vous des analis’es et les transmettiez par l’écrit ? Je pense que les idées ont, comme le système, leur vie propre. Elles ont la force de’entretenir ou de réorienter voir de renverser le système. C’est pourquoi il faut entretenir les idées et les diffuser. Car les idées quand elles touchent une masse critique d’espritqs sont capable de tout renverser. Mais à échelle plus modeste, la mienne, je pense que les idées contaminent les esprits et le système et, de facto, le réoriente si peu ce soit,
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Je n’écris pas pour la raison que vous exposez.
J’écris parce que je suis adepte de la philosophie de John Wayne:
« a man’s got to do what a man’s got to do!
ou autrement dit je fonctionne selon un système ancien mais fondateur de notre civilisation; le système de la dette morale, de la gratitude entre les générations..
Je suis ce que je suis parce que je suis héritier d’une civilisation, d’une lignée, d’une famille, d’un environnement et j’ai une dette morale fondatrice/constitutive de moi même, qui consiste à perpétuer, à transmettre, à faire aller là ou j’ai pu moi même aller.
Pas besoin de projet, d ‘objectif, mais il y a juste une cause qui est la gratitude; rendre ce qui m’a été donné.
Je fais mon devoir d’être humain civilisé. Avant on appelait cela : les sages, la sagesse.
Le débat sur le déterminisme, le degré de liberté des hommes, le spirituel et le matériel, le subjectif et l’objectif, etc agite les hommes depuis qu’ils pensent .
La réflexion de Marx débute pour ainsi dire sur cette question de la liberté, du déterminisme, de la volonté après sa lecture d’Epicure.
Il y répond à sa façon , laquelle a conduit, selon moi, à la catastrophe pratique du socialisme réel, c’est à dire à l’échec du marxisme dans la réalisation soviétique.
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