22 octobre – Bloomberg :
« Une économie américaine étonnamment forte et des signaux mitigés de la Réserve fédérale ont alimenté des fluctuations folles des bons du Trésor . Ajoutez à cela les craintes géopolitique et une augmentation de l’offre de dette et vous obtenez la recette d’une volatilité soutenue pour les mois à venir, disent les observateurs du marché.
Surnommés « l’actif le plus sûr au monde », les bons du Trésor n’ont pas été à la hauteur de ce titre ces derniers temps, car les fluctuations spectaculaires des rendements deviennent un phénomène presque quotidien. Pas plus tard que la semaine dernière, le taux à 10 ans a oscillé dans une fourchette de près de 40 points de base… »
25 octobre – Bloomberg :
« Les banques adoptent une approche prudente sur le marché des obligations de qualité investissement au milieu de certaines des fluctuations les plus folles des bons du Trésor de mémoire récente, en attendant que des poches de calme émergent. alors qu’ils cherchent à emprunter avant que les autorités américaines puissent augmenter les taux d’intérêt ou durcir davantage la réglementation. Truist Financial Corp. a été le seul prêteur à tester l’appétit des investisseurs pour les nouvelles obligations aux États-Unis cette semaine, marquant un net ralentissement après une ruée de 24,5 milliards de dollars de nouvelles émissions post-bénéfice la semaine dernière.
Nous sommes dans un système très peu compris car non analysé .
Ce système est bourré de risques, de risques croissants, terribles tous azimuts; géopolitiques, militaires, économiques, financiers , monétaires.
Les marchés ignorent ce risque. Les primes de risque sont nulles, à des niveaux qui sont les plus bas et les plus dérisoires historiquement. Les prix des actifs financiers eux aussi sont indifférents aux risques à tous les niveaux; la pyramide colossale tient.
Pourquoi?
Parce que ceux qui font l’opinion, ceux dont le jugement compte savent que ce risque est externalisé, il est reporté sur le Centre, c’est à dire sur le couple que constitue le Trésor Américain et la Banque Centrale: la Fed:
le Trésor avec sa base de contribuables et la Fed avec sa possibilité de créer de la monnaie et donc d’assurer tous les risques par la création de liquidités banques centrales qui transforment les questions de solvabilité en questions de liquidites, le Tresor et la Fed garantissent tout.
Le rôle d ‘assureur aux poches profondes est dialectique.
D’une part il est rassurant car tous les risques du système sont couverts par la banque centrale et le Trésor , donc ce rôle accroit la sécurité.
D’autre part, en même temps, plus ce rôle d’assureur est sollicité, plus la Fed intervient , plus son bilan est chargé et moins elle même devient solide, solvable, rentable comme c’est le cas maintenant, cela signifie que le risque système augmente. Sa probabilité de révulsion certes faible au départ, ne fait que croitre alors que les masses sont de plus en plus astronomiques.
La situation est donc dialectique, le positif produit le négatif; avec une confrontation de longue haleine entre les forces positives de transfert des risques sur la Fed et le Trésor et les forces négatives qui s’accumulent et submergent peu à peu ce couple.
La Fed et le Trésor sont des assureurs mais à long terme, l’assurance s’use au fur et a mesure que l’on s’en sert.
Le couple dispose d’un potentiel au départ, d’une capacité mais au fil du temps il use cette capacité. La masse des risques à assurer croit plus vite que les ressources réelles pour assurer.
L’un est géométrique, l’autre arithmétique.
Le couple supporte in fine tous les risques , absolument tous et au fil du tempe on voit bien que cela devient une « common knowldege », un « savoir que tout le monde sait que tout le monde sait ».
A la limite on peut considérer qu’il y a une sorte de course de vitesse entre d’un coté la destruction des capacités du couple Fed/Tresor a supporter les risques et de l’autre la rapidité, le rythme auquel les public prend conscience de la dégradation.
Une crise c’est quand la prise de conscience devient majoritaire et fait boule de neige, quand elle devient un phénomène de foule.
La question de savoir si les bons du Trésor américains sont l’actif le plus sur du marché est une question complexe, presque une question piège.
Les Américains voudraient que cette question ne soit jamais posée rationnellement, ils voudraient que l’on reste dans le domaine de la magie, de la croyance.
Admettons qu’un pays soit assiégé par l’ennemi, un ennemi puissant , mais désuni, divisé.
Le pays assiégé peut résister et dominer ses ennemis parce qu’ils sont divisés, brouillons, gaspilleurs même pour certains un peu traitres.
Tout le potentiel de défense du pays assiégé est regroupé, centré, donc efficace face à des ennemis divisés.
Mais que se passerait il si pour une raison ou une autre a un moments donné le reste du monde se polarisait, si la mayonnaise de l’unité prenait?
La réponse est: le pays assiégé mais central, centralisé s’effondrerait sans espoir aucun. Ce serait un tout ou rien.
Ce que je veux dire c’est que les Treasuries US à 10 ans sont le bastion, la forteresse, la pierre angulaire du système occidental , système qui a été imposé au reste du monde.
Tant que le bastion tient et que les alternatives sont divisées le bastion reste la place la plus sûre; mais si la situation évolue, en fait il se révèlera le moins sûr, le plus atteint, car tout y est concentré.
J’insiste pour vous faire comprendre car nous sommes au cœur de la problématique de cette période. Je ne fais rien d’autre que vous faire toucher du doigt d’une façon assez simple ce qu’a écrit Le vieux Hyman Minsky:
« la stabilité peut être déstabilisante » .
«le sentiment de sécurité produit l’insécurité, la stabilité produit l’instabilité.»
Essayons d’aller plus loin; quand on a le sentiment de sécurité et que quelqu’un assure le risque à l’extérieur , alors on peut être imprudent et en matière financière l’imprudence consiste à prendre beaucoup de dettes. A faire du levier.
Il est prouvé que l’effet de levier spéculatif dépasse aujourd’hui même les niveaux de mars 2020. Je dirais qu’il existe davantage d’effets de levier spéculatifs, de «transactions encombrées» et d’expositions aux produits dérivés qui sont du levier déguisé, non perçus.. Il existe un risque d’épisode de réduction des risques et de désendettement hautement déstabilisateur. De plus, une guerre croissante au Moyen-Orient, en particulier dans le contexte géopolitique tendu actuel, constitue par le bais des prix du pétrole un catalyseur probable.
La SEC s’est émue récemment de la montée des risques financiers. Le Président de la Securities and Exchange Commission des États-Unis Gary Gensler a fait des déclarations qui n’ont pas plues à la communauté spéculative.
25 octobre – Bloomberg :
« Le fondateur de Citadel, Ken Griffin, a rejeté la critique des régulateurs à l’égard des hedge funds et d’autres qui utilisent cette stratégie; ils contribuent à fournir des liquidités et à financer efficacement le marché du Trésor, réduisant ainsi les coûts pour les contribuables, a déclaré Griffin… « .. Gensler, Le président de la Securities and Exchange Commission et la banque centrale « semblent plus préoccupés par cette théorie du risque systémique que par le fait que nous économisons des dizaines de points de base sur le coût pour le contribuable américain, ce qui représente des milliards de dollars ». », a déclaré Griffin.
La question est bien posée par Griffin, il y a un choix à faire entre d ‘un coté continuer de faire du levier et augmenter la masse de risque dans le système et de l’autre coté accepter que les coûts des emprunts du Trésor et de tout le système montent . Le levier fait baisser les coûts d’endettement dans le système mais en contrepartie il augmente le facteur risque systémique.
Ken Griffin est-il sérieux ? Oui il illustre la mentalité et la culture américaine qui consiste à nier les limites, à aller jusqu’au bout pour s’enrichir quitte à tout détruire.
La spéculation à effet de levier constitue une menace claire pour la stabilité du système. C’est le cas depuis des années, mais plus on avance et plus l’utilisation des trucs et subterfuges devient aventureuse.
L’effet de levier et les produits dérivés ont joué un rôle déterminant dans de nombreux effondrements des marchés il n’en sera pas autrement cette fois ci car ce sont des trous noirs, des réservoirs d’opacité avec des armes de destruction massives.
Récemment encore , l’effet de levier du marché a été à l’épicentre de la crise des Gilts au Royaume-Uni l’année dernière. La crise de la grosse baleine britannique comme je l’ai épinglée l’an dernier a produit un nouveau cycle de largesses monétaires qui a prolongé la spéculation boursière. et c’est toujours ainsi, c’est l’éternel recommencement.
Chaque bulle spéculative induit/produit un assouplissement monétaire de plus en plus puissant, une relance qui alimente la dynamique de bulle suivante, plus puissante.
Ce qui a commencé avec les réductions de taux et les plans de sauvetage de Greenspan s’est poursuivi par une politique active de Bernanke en faveur des prêts hypothécaires; par 1 000 milliards de dollars de QE en 2008 ; par la réticence de Yellen à normaliser, puis par le redémarrage des QE par Powell en 2019 et par le fiasco monétaire scandaleux de la pandémie, un fiasco à 5 000 milliards de dollars.
Le marché des « repo », source clé de financement pour la spéculation à effet de levier, a augmenté de 1,24 trillion de dollars, soit 31 %, au cours de l’exercice clos en septembre 2019. Sans surprise, le QE a réalimenté la spéculation sur l’effet de levier. En mars 2020, la croissance sur 18 mois des actifs « repo » avait atteint 1,60 trillions $, soit 41 %, pour atteindre un record alors de 5 547 trillions.
Cela vaut la peine de mettre à jour les données du marché des « pensions ». Les actifs « Repo » ont terminé le mois de juin à 7,734 trillions, soit environ 40 % de plus qu’en mars 2020 (un record à l’époque). La croissance sur un an a totalisé 1,264 trillions, soit 19,5%.
Les dettes de la communauté speculative ont enregistré une croissance sur un an de 521 milliards de dollars, soit 34 %, pour atteindre un montant record de 2 054 trillions.
Les actifs « repo » des fonds du marché monétaire ont augmenté de 637 milliards de dollars, soit 24,5 %, au cours de l’année écoulée. Les actifs « repo » des fonds monétaires ont bondi de 2,0 trillions , soit 160 %, sur 14 trimestres.
Tout cela alors que nous sommes disent-ils dans une phase de resserrement monétaire sevrée!
Ils se foutent de nous.
Nous avons brulé nos vaisseaux, quand on entre dans ce cercle vicieux de l’imaginaire spéculatif il n’est plus possible d’en sortir, c’est marche ou crève. Nous avons fait un marché satanique et la cuiller pour manger avec le diable ne pourra jamais être assez longue.
Dans les années 80 le monde a choisi la dérive, la facilité et inconsciemment …la destruction.
Pour lutter contre la tendance à la réduction de la profitabilité, contre l’insuffisance de la vraie épargne, contre l’atonie de l’investissement, contre la réduction des taux de croissance le monde occidental s’est lancé dans une entreprise monétaire méphistophélique qui consiste à créer de la dette, toujours de la dette et encore de la dette. Il a fait un pacte avec le diable pour repousser les limites.
Tout le reste a suivi ce choix calamiteux, tout le reste y compris les guerres et la pourriture de la planète et celle de la qualité de notre vie.
25 octobre – Financial Times:
« Les turbulences sur les marchés des obligations d’État ont contraint les entreprises américaines à retarder leurs plans d’emprunt, ce qui en fait le mois d’octobre le plus lent en termes d’émission de dette depuis plus d’une décennie. Les entreprises américaines ont levé un peu moins de 70 milliards de dollars grâce à la vente d’obligations et de prêts à effet de levier jusqu’à présent ce mois-ci, le mois le plus calme jusqu’à présent cette année et le rythme d’emprunt le plus faible d’un mois d’octobre depuis 2011… En nombre de transactions, le total de 50 est le le plus bas à ce stade du mois dans les records remontant à 20 ans.
Le S&P500 a chuté de 2,5 % (en hausse de 7,2 % depuis le début de l’année) et le Dow Jones a chuté de 2,1 % (en baisse de 2,2 %).
Les Utilities ont récupéré 1,4% (en baisse de 18,4%).
Les banques ont chuté de 2,1 % (en baisse de 28,9 %) et les courtiers ont reculé de 1,4 % (en hausse de 1,3 %).
Les Transports ont chuté de 6,2% (+1,2%).
Le S&P 400 des Midcaps a perdu 2,8 % (en baisse de 4,3 %) et les petites capitalisations du Russell 2000 ont chuté de 2,6 % (en baisse de 7,1 %).
Le Nasdaq100 a chuté de 2,6% (+29,6%).
Les Semi-conducteurs ont été touchés de 2,7% (+27,4%).
Les Biotechs s’effondrent de 4,6% (-1,2%).
Alors que le lingot a bondi de 25 $, l’indice des actions aurifères HUI a baissé de 1,2 % (en baisse de 1,7 %).
24 octobre – Bloomberg :
« Au cours d’une année où l’économie américaine a dépassé les attentes de presque tout le monde, le déficit fédéral sous-jacent a à peu près doublé, mettant en lumière une trajectoire budgétaire désastreuse susceptible de ne faire qu’aggraver les batailles budgétaires partisanes en 2017. Washington. Le gouvernement a enregistré un déficit de 2 020 milliards de dollars pour l’exercice financier jusqu’en septembre, après des ajustements visant à éliminer l’impact du programme d’exonération des prêts étudiants du président Joe Biden, qui a été rejeté par la Cour suprême. L’écart est de 1 020 milliards de dollars de plus que l’année précédente.»
Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 5,305 %.
Les rendements gouvernementaux à deux ans ont chuté de sept points de base cette semaine à 5,00% (en hausse de 57 points de base depuis le début).
Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont chuté de 10 points de base à 4,76 % (en hausse de 76 points de base).
Les rendements du Trésor à dix ans ont chuté de huit points de base à 4,84% (en hausse de 96 points de base).
Les rendements des obligations longues ont baissé de six points de base à 5,02 % (en hausse de 105 points de base). Les rendements de l’indice de référence Fannie Mae MBS ont chuté de 11 points de base à 6,78% (en hausse de 129 points de base).
Les rendements du Bund allemand ont chuté de six points de base à 2,83% (en hausse de 39 points de base). Les rendements français ont baissé de six points de base à 3,45% (+47 points de base). Le spread des obligations françaises à 10 ans allemandes est resté inchangé à 62 points de base.
Les rendements italiens ont chuté de 12 points de base à 4,80% (+11 points de base). Les rendements grecs à 10 ans ont chuté de 21 points de base à 4,16% (en baisse de 41 points de base depuis le début de l’année). Les rendements espagnols à 10 ans ont baissé de sept points de base à 3,93% (en hausse de 41 points de base).
Les rendements des obligations britanniques à 10 ans ont chuté de 11 points de base à 4,54 % (en hausse de 87 points de base). L’indice actions britanniques FTSE a baissé de 1,5 % (en baisse de 2,2 % depuis le début de l’année).
L’indice japonais Nikkei Equities a baissé de 0,9% (en hausse de 18,8% depuis le début de l’année). Les rendements japonais « JGB » à 10 ans ont augmenté de quatre points de base à 0,88% (en hausse de 46 points de base depuis le début de l’année). Le CAC40 français a reculé de 0,3% (+5,0%).
L’indice boursier allemand DAX a chuté de 0,8% (en hausse de 5,5%).
L’indice boursier espagnol IBEX 35 a reculé de 1,2 % (en hausse de 8,4 %).
L’indice italien FTSE MIB a baissé de 0,3% (en hausse de 15,1%).
Les actions des marchés émergents ont été mitigées.
L’indice Bovespa du Brésil a peu varié (en hausse de 3,3 %), tandis que l’indice Bolsa du Mexique a progressé de 1,4 % (en hausse de 1,1 %).
L’indice Kospi de la Corée du Sud a chuté de 3,0 % (en hausse de 3,0 %).
L’indice boursier indien Sensex a chuté de 2,5 % (en hausse de 4,8 %).
L’indice chinois de la Bourse de Shanghai a augmenté de 1,2 % (en baisse de 2,3 %).
L’indice volatil Borsa Istanbul National 100 de Turquie a récupéré 2,6% (en hausse de 39,9%). L’indice boursier russe MICEX a perdu 1,4% (+49,7%).
Du coté monétaire
Le crédit de la Réserve fédérale a diminué de 19,2 milliards de dollars la semaine dernière à 7,886 trillions . Le crédit de la Fed était en baisse de 1,015 trillions par rapport au sommet du 22 juin 2022.
Au cours des 215 dernières semaines le crédit de la Fed a augmenté de 4,160 trillions, soit 112 %. Le crédit de la Fed a gonflé 5,075 trillions , soit 181 %, au cours des 572 dernières semaines.
Ailleurs, les avoirs de la Fed détenus pour compte des propriétaires étrangers de titres du Trésor et de dette d’agence ont chuté de 7,6 milliards de dollars la semaine dernière à 3,426 trillions . Les « avoirs en garde » ont augmenté de 88 milliards de dollars, soit 2,6 %, en glissement annuel.
Les actifs totaux des fonds du marché monétaire ont récupéré 24,9 milliards de dollars à 5,633 trillions, avec un gain sur 33 semaines de 739 milliards de dollars (24 % annualisé). Le total des fonds monétaires a augmenté de 1 048 TN, soit 22,9 %, en glissement annuel.
Le total du papier commercial a diminué de 5,7 milliards de dollars à 1,210 TN. Le CP a perdu 90 milliards de dollars, soit 6,9 %, au cours de l’année écoulée.
Les taux hypothécaires fixes de Freddie Mac à 30 ans ont augmenté de huit points de base à 7,79 % (en hausse de 71 points de base en glissement annuel) – le plus haut depuis novembre 2000.
Les taux à 15 ans sont restés inchangés à 7,12 % (en hausse de 76 points de base) – le plus haut depuis décembre 2000. Hybride à cinq ans
Les taux ARM ont chuté de 33 points de base à 7,06% (en hausse de 110 points de base).
L’enquête de Bankrate sur les coûts des emprunts hypothécaires géants a révélé que les taux fixes sur 30 ans étaient inchangés à 8,03 % (en hausse de 96 points de base) – le plus haut depuis septembre 2000.
Sur les devises
22 octobre – Bloomberg :
« Les capitaux quittent la Chine au rythme le plus rapide depuis plus de sept ans. , exerçant une pression supplémentaire sur le yuan. L’exode s’est intensifié ces dernières semaines alors que le secteur immobilier chancelant du pays jette une ombre sur la deuxième plus grande économie mondiale… Le régulateur chinois … a déclaré vendredi que les banques nationales ont vendu pour 19,4 milliards de dollars nets de devises étrangères à leurs clients le mois dernier, le plus haut depuis Novembre 2018, au plus fort de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.
Les banques ont également envoyé 53,9 milliards de dollars nets à l’étranger au nom de leurs clients, soit la plus grande sortie mensuelle depuis janvier 2016… Goldman Sachs… a déclaré observer une tendance similaire dans son indicateur préféré… Les sorties nettes ont grimpé à environ 75 milliards de dollars en septembre, le plus depuis fin septembre. 2016 et une augmentation de près de 80 % par rapport à août… »
25 octobre – Reuters :
« Les décideurs japonais ont maintenu jeudi leur avertissement aux investisseurs contre la vente du yen à la suite de la nouvelle chute de la monnaie au-delà de 150 pour un dollar. , un niveau considéré par les spéculateurs comme le seuil d’intervention des autorités. « Il est important que les taux de change évoluent de manière stable, reflétant les fondamentaux. Une volatilité excessive n’est pas souhaitable », a déclaré le secrétaire en chef adjoint du Cabinet, Hideki Murai, lors d’une conférence de presse régulière… »
Pour la semaine, l’indice du dollar américain a augmenté de 0,4% à 106,56 (en hausse de 3,0% depuis le début de l’année).
Pour la semaine à la hausse, le rand sud-africain a augmenté de 0,9 %, le peso mexicain de 0,7 %, le réal brésilien de 0,4 %, le dollar australien de 0,3 %, le dollar de Singapour de 0,2 % et le yen japonais de 0,1 %.
A la baisse, la couronne suédoise a baissé de 1,5%, le franc suisse de 1,1%, le dollar canadien de 1,1%, la couronne norvégienne de 1,0%, la livre sterling de 0,4%, le dollar néo-zélandais de 0,3%, l’euro de 0,3%
Le renminbi chinois (onshore) a baissé de 0,03% par rapport au dollar (en baisse de 5,72%).
Sur les matières premières :
4 octobre – CNBC :
« Comment souhaiteriez-vous votre steak ? Peut-être rare, moyen ou bien cuit – mais certainement pas plus cher. Les prix de détail du bœuf aux États-Unis atteignent des niveaux record, ce qui fait grimper les prix des produits à base de bœuf, des hamburgers aux steaks en passant par le steak tartare. Cela est dû en grande partie à la diminution de l’offre de bétail, ainsi qu’à la hausse des coûts des intrants… Les prix de détail du bœuf oscillent actuellement autour de niveaux record d’environ 8 dollars la livre… « Tous les consommateurs paieront plus pour tous les produits à base de bœuf pendant encore plusieurs années », estime Wells Fargo. L’économiste agricole en chef Michael Swanson a déclaré à CNBC… »
23 octobre – Bloomberg :
« Le cacao a atteint son plus haut niveau en 44 ans alors que les pénuries mondiales augmentent les coûts pour les chocolatiers. Les contrats à terme négociés à New York ont bondi de 2,5 %, atteignant le plus haut niveau pour un contrat le plus actif depuis 1979. Derrière ces gains se cachent des prévisions de mauvaises récoltes chez les principaux producteurs, la Côte d’Ivoire et le Ghana, au moment même où la demande signale une amélioration.
21 octobre – Financial Times :
« Les prix de l’or ont fortement augmenté depuis le début du conflit Hamas-Israël, soulignant encore davantage la divergence dans sa relation à long terme avec les bons du Trésor américain alors que les investisseurs fuient vers l’actif refuge. Les prix du métal précieux ont bondi de 10 % à 1 996 dollars l’once troy, atteignant leur plus haut niveau depuis cinq mois, après que le Hamas a lancé des attaques contre Israël il y a quinze jours. Alors que la région risque de sombrer dans un conflit plus large, les investisseurs ont acheté de l’or, qui est considéré comme une réserve de valeur en période d’incertitude géopolitique et de marché.
21 octobre – Associated Press :
« Cinquante ans après l’embargo pétrolier arabe de 1973, la crise actuelle au Moyen-Orient a le potentiel de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole et de faire monter les prix. Mais ne vous attendez pas à une répétition des hausses de prix catastrophiques et des longues files d’attente à la pompe à essence, disent les experts. La guerre entre Israël et le Hamas n’est « certainement pas une bonne nouvelle » pour les marchés pétroliers déjà mis à rude épreuve par les réductions de la production pétrolière de l’Arabie saoudite et de la Russie et par l’attente d’une demande plus forte de la Chine, a déclaré le chef de l’Agence internationale de l’énergie. Les marchés resteront volatils et le conflit pourrait faire monter les prix du pétrole, « ce qui est définitivement une mauvaise nouvelle pour l’inflation », a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, à l’Associated Press.
L’indice Bloomberg Commodities a chuté de 0,2% (en baisse de 6,4% depuis le début de l’année).
L’or au comptant a augmenté de 1,3 % à 2 006 $ (en hausse de 10,0 %).
L’argent a baissé de 1,1 % à 23,12 $ (en baisse de 3,5 %).
Le brut WTI a chuté de 3,21 $, ou 3,6 %, à 85,54 $ (en hausse de 7 %).
L’essence a chuté de 2,6 % (en baisse de 6 %), tandis que le gaz naturel a augmenté de 9,1 % à 3,16 $ (en baisse de 29 %).
Le cuivre a récupéré 2,3% (en baisse de 4%).
Le blé a chuté de 1,8 % (en baisse de 27 %) et le maïs de 3,0 % (en baisse de 29 %).
Bitcoin retrouve un statut de refuge , ce qui est à surveiller, il a bondi de 4 130 $, soit 13,9 %, à 33 838 $ (en hausse de 104 %).