Billet. La crise du Système capitaliste financier. Le système ne survit que de sa destruction accélérée.

Le capitalisme est un Système. C’est un système de production mais aussi un système social de répartition de ce qui est produit. Ses caractéristiques sont l’accumulation et le besoin de profit pour soutenir cette accumulation, laquelle produit l’ordre social.

Un système est un ensemble d’éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles. Par exemple une molécule, le système solaire, une ruche, une société humaine, un parti, une armée etc.

Un système a pour simplifier deux types de dépenses , des dépenses dites d’investissement pour produire des richesses et des dépenses pour s’entretenir, pour se maintenir en vie en tant que Système, et durer comme les dépenses sociales, les dépenses de défense , de sécurité , de cohésion, de gouvernement etc .

Angyal (1941) : « Un système est un arrangement de composantes par rapport à un ensemble dont elles dépendent.

Le système capitaliste comme dans les années 20 et 30 souffre d’une crise majeure de reproduction: il ne parvient plus à croitre harmonieusement, il se déséquilibre , il dysfonctionne, il s’enfonce dans la dette pour « tenir« .

Un système a deux types de dépenses , des dépenses dites d’investissement pour produire des richesses et des dépenses pour s’entretenir, pour se maintenir en vie en tant que système, et durer comme les dépenses sociales, les dépenses de défense , de sécurité , de gouvernement etc .

Le système actuel est de moins en moins soutenu politiquement et socialement , l’opposition au système devient de plus en plus forte à la fois à l’intérieur -populisme de droite et de gauche-et à l’extérieur des pays-demande de multipolarité, contestation du pillage hégémonique-

Le vrai problème actuel des élites c’est : qu’est ce qui pourra bien constituer une réserve de valeur lorsque le système maintenant fondé sur la dette implosera? Elles n’ont pas encore la réponse et donc essaient de gagner du temps, de repousser l’échéance.

Elles repoussent les échéances par la création de fausse monnaie de crédit ; mais la création de fausse monnaie produit des inégalités redoublées, exponentielles qui accélèrent l’implosion. Il faut aller vite, de plus en plus vite .

Nous sommes dans le film « la fureur de vivre » la course à l’enrichissement est lancée à pleine vitesse. Sachant qu’il y a un ravin au bout , il s’agira de sauter le dernier de la voiture au risque d’être fracassé dans le ravin. l

Certains croient que les gouvernements peuvent réduire leurs déficits et ralentir leur endettement en réduisant les dépenses improductives. Ceux là n’ont pas compris qu’au niveau systémique il n’y a pas de dépenses improductives.

Ce que l’on appelle dépenses improductives sont des dépenses absolument nécessaires pour entretenir le Système. Exemples: dépenses de corruption, dépenses somptuaires, de guerres, de maintien d’allégeance, de police, de propagande; toutes ces dépenses sont vitales pour que le système puisse se prolonger.

Notre époque de crise du Système capitaliste se caractérise donc par la nécessaire montée des dépenses considérées comme improductives en termes économiques mais indispensables en terme de fonctionnement du système.

La crise du Système , crise endogène implique que les dépenses de maintien du Système sont croissantes et dévoreuses. Le Système est un Ogre.

Pour reprendre G. Bataille, il faut se résoudre à consacrer de plus en plus de richesse à la « part maudite » du système.

Au stade ou nous en sommes : le système ne survit que de sa destruction accélérée!

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