Ce n’est pas en restant à l’intérieur du système que l’on comprend le système, même si on en connait mieux les règles que les autres.
Non pour connaitre un système il faut être à l’extérieur, il faut en sortir, il faut prendre ses distances. Il faut le voir de Sirius ou être Persan. Il faut partir non de ce que l’on en dit, de la subjectivité, mais de ce qui est , de ce que l’on voit, de ce qui se donne à voir, objectivement.
Pour comprendre la Bourse, il ne faut pas passer son temps à critiquer son comportement , il faut prendre ce comportement comme une donnée. Il faut accepter que ce que l’on considère comme une aberration n’est pas une aberration; non il faut prendre tout cela comme une donnée et expliquer pour quoi les choses sont ce qu’elles sont, pourquoi elles sont ainsi, même si cela nous déplait. Il faut être un sage, non partie prenante.
Pour comprendre il faut cesser de projeter son schéma d’intelligibilité sur le réel, il faut accepter qu’il est ce qu’il est et montrer pourquoi il est ainsi.
Il faut cesser de faire descendre l’intelligibilité du cerveau et des livres vers le réel, mais faire remonter le réel dans le cerveau, exposer l’ordre de choses qui est dissimulé dans le réel, précisément par les théories et idéologies anciennes. Il faut partir du bas et remonter vers le haut sans idées préconçues car ce sont ces idées préconçues qui font obstacle à la compréhension. Les idées préconçues sont ce qu’elles sont, pour maintenir l’ordre social qu’elles servent.
Aussi bien la théorie des anticipations rationnelles, que la théorie de l’efficience des marchés, que la théorie de la valeur des actifs financiers, que la théorie du risque, ou les modèles, tout cela ce sont des outils pour réaliser et maintenir un ordre social qui donne aux uns l’accès gratuit à l’épargne des autres, faire levier dessus et reprendre une partie de ce qui été concédé par les salaires.
A notre époque les salariés sont exploités au niveau du salaire, trop bas, au niveau des prix, trop hauts et au niveau de leur épargne spoliée, non rémunérée.
Le levier financier mondial est financé par vos retraites, par vos assurances, par vos dépôts bancaires , par votre argent oisif, vous ne gagnez rien et les élites gagnent 15% en moyenne dessus!
Vous etes les ânes qui portent la tonne de foin , vous en avez une poignée et eux ont tout ce que avez porté!
L’exploitation s’est complexifié, délocalisée, enfouie , genéralisée, elle est omniprésente. La modernité est un système dans lequel l’exploitation des salariés a été complétée par l’exploitation de leur épargne! Et les théories ont été érigées pour permettre cela.
Les marchés sont un espace, un mécanisme d’exploitation tout comme ils le sont pour le marché du travail, le marché des commodities, les marchés de la consommation.
Les marchés sont des extensions du pouvoir des élites. Ils ont été captés, inversés et au lieu d’être des remontées du bas vers le haut ils sont des outils au service des plus forts comme par exemple le marché du pétrole, des valeurs mobilières que les kleptos vous font payer trop cher, surpayer !
La surévaluation de vos instruments d ‘épargne est structurelle, ce qui signifie que votre sous rémunération aussi est structurelle.
Pour que les ultra riches puissent faire levier sur vous, votre épargne rapporte 1% au mieux en net et eux ils utilisent votre épargne dormante pour bonifier leurs spéculations lesquelles leur rapportent des dizaines de pourcent. En tant que classe sociale vous êtes leurs ânes, vous transportez leur foin et ils vous en donnent une poignée!
La théorie des marchés financiers et des valorisations est un outil d’exploitation de ce qui est la ressource première de base; votre argent. Vous, vous n’avez pas accès au levier, il est réservé aux très très riches, ils font quelquefois du cent contre1! Comme aux USA sur les ingénieries basées sur les fonds d’état ou le Private Equity. .
En bourse, si on part non pas de ce qui est mais de ce qui devrait être, on passe son temps à perdre de l’argent ou à se discréditer; c’est ce qui se passe pour les fondamentalistes, pour les épargnants et les petits spéculateurs.
Les théories anciennes sont incapables d’expliquer les comportements économiques et boursiers actuels , incapables de justifier les principales variables: les valorisations .
Pourquoi , parce que ces théories ont été produites en d’autres temps, du temps ou le système était radicalement différent. Le mot important est « radicalement ».
Le système repose sur des équivalences de prix , P équivaut à M.
Toutes les valeurs sont exprimées en monnaie, la monnaie est au centre à la racine de tout; or la pensée fait comme si elle n’existait pas. Comme si elle était ce qu’elle est, intangible, ancrée, reflet de la valeur.
Personne n’a élaboré une théorie de la valeur des actifs financiers adaptée à la modernité, personne n’a élaboré la théorie des actifs financiers nouvelle qui aurait du découler du désancrage de la monnaie et de la confiscation de son pouvoir de création par une classe sociale.
Personne n’a vu et exposé le lien entre la surévaluation des actifs financiers et l’explosion de la création de monnaie et de crédit et dettes permises par le dérégulation des années 80; on fait comme si cela n’existait pas, on ne réintroduit la monnaie qu’en incidente .
Comme Nanette Vitamine nos experts sont enfin en train de découvrir le lien qui existe entre la liquidité mondiale qui découle des capacités bilantielles du système bancaire et les indices boursiers!
Encore un effort et ils , nos experts, vont découvrir que la liquidité c’est vaste, complexe et insaisissable et que cela comprend les dérivés dont la masse est en quadrillions! Tout ce qui augmente les capacités bilantielles du système est monnaie !
La manipulation à la baisse du VIX est monnaie puisque cela réduit les value @risk et donc bonifie les capitaux propres.!
Une promesse de Powell qui stimule la prise de risque est monnaie et notre Powell parle d’or, il distribue à ses sponsors de la monnaie quand il pivote!
Personne ne s ‘interroge sur le miracle qui fait qu’une phrase de Powell sur la politique monétaire crée des trillions de richesse dans le monde pour ceux qui détiennent les actifs financiers.
La finance moderne repose sur l’équivalence entre la monnaie et les actifs financiers, sur leur monnaieitude, sur leur caractère de quasi monnaie.
Note: Le pouvoir c’est toujours en dernière analyse le pouvoir de créer des équivalences .. surtout des fausses! Exemple: le Hamas ce sont des terroristes!
Mais la finance moderne escamote ce qui constitue son principe existentiel, elle escamote le fait que la monnaie se crée à volonté par simple clic de clavier.
Vous plaquez une finitude qui est la valeur d’un actif financier sur une infinitude qui est la création monétaire, la création de monnaie de crédit.
Toute théorie qui ne centre pas son analyse sur ce phénomène est une théorie mystifiante. La monnaie est pur reflet non pas du réel et de ses vraies richesses et utilités, mais du pouvoir des Maitres; démontrez moi le contraire à la lueur des expériences modernes.
Quand vous dites le S&P vaut 5000 , vous posez une donnée, un invariant à savoir les 5000 et vous considérez que vous avez mesuré quelque chose , or c’est faux car les 5000 ne veulent rien dire, il sont une partie d’un colossal ensemble monétaire en perpétuelle évolution, il sont une partie qui varie sans arrêt sur un ensemble lui même en mouvement, sur un univers en expansion.
Le S&P = 5000 est une équivalence mais le coté droit de l’équivalence que l’on pose comme fixe, comme étalon est en réalité incapable de mesurer quoi que ce soit, sauf l’extorsion qu’il contient.
La monnaie a changé de nature en 1945 avec Bretton Woods au profit des américains, , puis en 71 avec l’abandon de l’ancrage et de la discipline qui ont permis la libération de toute contrainte, puis en 73 avec les changes s flottants , puis dans les années 70 et 80 avec Brettons Woods 2 et la naissance de l’eurodollar, puis en 2008 avec la Grande Crise financière etc etc
La monnaie est devenue un outil aux mains des puissants et d’une hyperclasse pour maintenir un système qui leur convient et pour obliger à passer à un système qui leur conviendra encore mieux!
Et avec cette évolution de la monnaie est venue l’évolution de ce contre quoi la monnaie peut être échangée, l’évolution de l’avatar de la monnaie que constitue l’ensemble des actifs financiers. Les actifs financiers ne sont plus devenus que de la monnaie qui rapporte.
Le pouvoir de l’hyperclasse pouvoir vient du développement inégal, du retard des peuples à comprendre. Ce retard fait que les usagers, les peuples, les agents économiques n’ont pas compris; tout le monde pense encore comme avant 1971 comme si la monnaie était un invariant, ancrée, reliée à autre chose qu’ aux désirs des gnomes et de leurs sponsors.
La transformations de la monnaie en 1971 et son désancrage auraient du impliquer une remise en cause radicale de toutes les théories faisant intervenir la monnaie.
Ce ne fut pas fait , on s ‘est contenté d’accepter l’escroquerie des puissants qui nous ont dit: une monnaie saine, vraie, authentique est une monnaie dans laquelle les indices de prix ne bougent pas! Escroquerie, car ils ont escamoté l’essentiel a savoir que la monnaie , cela dépend de qui la reçoit , de qui est au plus près des vannes et robinets distributeurs! Par ailleurs dans un système de monnaie saine les prix doivent bouger, ils doivent baisser sans cesse pour exprimer le progrès des techniques, les gains de productivité, la réduction du temps de travail pour produire les richesses.
En établissant ce critère de gestion de la monnaie, et en autorisant en plus une dérive de 2% comme critère de stabilité les puissants vous ont déja volé de 4% par an.
La pensée classique est une idéologie destinée à masque la réalité pour la faire durer;
Si vous voulez comprendre la bourse moderne vous devez admettre que tout a changé à partir du moment ou la monnaie a changé de nature .
Vous devez considérer que l’objet de votre recherche et de votre compréhension c’est un ensemble bien plus vaste que l’univers des actifs financiers, c’est tout l’univers monétaire que vous devez être capable d’embrasser.
Vous devez considérer que votre objet d’étude c’est l’ensemble masse monétaire+ actifs financiers!
L’ensemble de l’univers des signes a été unifié, on passe de la monnaie à la finance par le biais des taux , d’intérêt, des risque et du temps. La monnaie c’est la mine de base comme une sorte de mine d’or. Dans le système actuel ce sont les Etats Unis qui ont le filon.
La monnaie c’est de la finance , avec rendement zéro, maturité zéro et risque nominal zéro. Et ensuite vous glissez en continu dans cet univers ainsi unifié; vous glissez du sous-ensemble de la monnaie à l’ensemble financier sans rupture, c’est du mercure, il se répand partout.
Les actifs financiers sont des avatars de la monnaie créée par le système bancaire, les Instituts d’émission, les bourses, les dérivés etc .
L’univers de la monnaie est pour ainsi dire en expansion constante , sans limite.
C’est ce qui explique que quand l’appétit pour le jeu s’emballe, il a toujours la monnaie pour finance la hausse , la monnaie n’existe plus en quantité limitée, non elle est plus qu’élastique: elle est infinie, indéfinie, elle s ‘auto-produit! .
Le schéma selon lequel en bourse on échange de la monnaie contre des actif financiers et un schéma imbécile, a destination des gogos! Et a partir de ce schéma on ne peut rien expliquer ou comprendre aux marchés, les marchés créent leur propre financement par l’alchimie de l’appétit pour le jeu. On l’a vu avec la rue Quincampoix, il y a eu de l’argent tant que les copains du Regent ont continué à jouer et n’ont pas retirer leurs billes. ! les marchés créent les capacités bilantielles des banques lesquelles grace a ces capacités créent donc la monnaie qui sert à créer …les capacités bilantielles de ces mêmes banques.
LISEZ CETTE ANALYSE DE JP HUSSMAN
HUSSMAN reste a l’interieur du système et donc il ne peut comprendre, il ne peut que dire que ce n’est pas bon, c e n’est pas normal, cela chutera.
Les bulles spéculatives s’effondrent. Je ne sais pas comment simplifier ce point, mais d’une manière ou d’une autre, il faut le dire. Néanmoins, l’attention portée à la psychologie des investisseurs – spéculation versus aversion au risque – peut s’avérer extrêmement utile. Un krach boursier n’est rien d’autre qu’une faible prime de risque rencontrant une aversion pour le risque. En effet, lorsque les investisseurs deviennent averses au risque, ils considèrent la liquidité sûre comme un actif souhaitable plutôt que comme un actif inférieur, de sorte que créer davantage de ces éléments ne contribue en rien à soutenir les actions. C’est ainsi que le marché pourrait s’effondrer en 2000-2002 et 2007-2009, malgré un assouplissement agressif et persistant de la Fed.
La psychologie purement spéculative est la seule chose qui se dresse entre un marché hyperévalué qui continue de progresser et un marché hyperévalué qui chute comme un roc. Notre meilleur indicateur de cette psychologie – l’uniformité des éléments internes du marché – reste suffisamment divergent pour maintenir les conditions du marché dans une situation de trappe.
Lorsque les investisseurs sont enclins à spéculer, ils ont tendance à ne faire aucune distinction à ce sujet. Nous évaluons donc cette psychologie en nous basant sur l’uniformité ou la divergence des paramètres internes du marché parmi des milliers d’actions, d’industries, de secteurs et de types de titres, y compris des titres de créance de solvabilité variable.
Depuis fin 2017, nous nous sommes abstenus d’adopter ou d’amplifier une perspective baissière lorsque nous observons cette uniformité. Nous sommes également devenus ouverts à des positions modérément constructives – tout en prévoyant toujours des filets de sécurité et des couvertures contre les risques extrêmes – quel que soit le niveau des valorisations, à condition que les internes du marché indiquent que les investisseurs ont le mors spéculatif entre les dents. Tout cela constitue ce que Ben Graham aurait pu qualifier de « spéculation intelligente, maintenue dans des limites mineures ».
À l’heure actuelle, nos mesures des paramètres internes du marché restent suffisamment divergentes pour nous obliger à adopter une position fortement défensive. En effet, le principal obstacle pour les stratégies d’actions couvertes ces dernières semaines a été la divergence entre les indices pondérés par le marché au sens large et les indices pondérés par la capitalisation, dominés par les actions glamour à grande capitalisation surévaluées. Je m’attends à ce que cette bulle se termine terriblement et qu’il faudra plus d’une décennie pour réparer les dégâts.
Je sais que beaucoup d’entre vous croient que l’épisode actuel d’enthousiasme spéculatif persistera pour toujours – et que la Fed le fera perdurer. Nous avons déjà établi que les rendements du marché seraient probablement stables, voire médiocres, même si le marché atteignait ce qu’Irving Fisher avait projeté désastreusement comme un « plateau constamment élevé » en 1929, et que les valorisations restaient toujours au-dessus des extrêmes jamais vus l’année dernière. Les investisseurs devraient également réfléchir à ce qui pourrait arriver si les valorisations se contentaient d’atteindre leurs normes historiques – même dans 20 ans – et si la croissance des fondamentaux correspondait à celle des 20 dernières années. Une simple arithmétique implique que le S&P 500 perdrait en fait de la valeur sur la base du rendement total.
– John P. Hussman, Ph.D., 8 novembre 2021, Quand la bulle rencontre les ennuis
Plus de deux ans se sont écoulés depuis la publication de ces commentaires en 2021, et hormis une grande volatilité intérimaire, peu de choses ont changé. Il convient de noter que malgré la récente progression du marché, notre propre discipline d’investissement, et même les bons du Trésor, ont dépassé le S&P 500 et le Nasdaq 100 au cours de cette période, avec moins de volatilité.
À mon avis, la résolution à la baisse de la récente bulle n’en est qu’à ses débuts, et les progrès que nous avons observés, en particulier ces dernières semaines, reflètent une expression presque frénétique d’une « peur refoulée de rater quelque chose » sur un pivot de la Fed. les investisseurs espèrent qu’elle prolongera la bulle.
Comme je l’ai souligné il y a deux ans, rien dans notre discipline n’exige que les valorisations reviennent à leurs normes historiques. Rien dans notre discipline n’exclut non plus une reprise de la psychologie spéculative. Un passage à des paramètres de marché uniformément favorables nous encouragerait à adopter une perspective neutre ou modérément constructive, quelles que soient les valorisations – mais certainement avec des filets de sécurité et des couvertures contre les risques extrêmes.
À l’heure actuelle, les valorisations sont juste en dessous des niveaux les plus extrêmes de l’histoire et seraient facilement les valorisations les plus élevées auxquelles un potentiel « pivot de la Fed » ait jamais eu lieu. Notre indicateur clé des paramètres internes du marché reste défavorable, un fait qui, comme nous le verrons, a généralement pris le pas sur des mesures de « suivi de tendance » plus faibles, telles que les moyennes mobiles. Dans le même temps, les rendements obligataires sont revenus à des niveaux que nous considérons comme insuffisants et qui dépendent désormais de la poursuite de la désinflation à un rythme qui, selon nous, n’est pas étayé par les données. Du côté positif, les conditions pour les actions de métaux précieux se sont encore améliorées et les investisseurs continuent de bénéficier de taux sans risque proches de 5,4 %, offrant une grande marge d’option face aux incertitudes actuelles.