Perspectives américaines pas trop mauvaises, mais ce sera dur d’être un vassal en 2024!

L’an dernier 85 % des économistes prévoyaient une récession aux États-Unis en 2023 et ils se trompés.  

Je ne me suis jamais aventuré sur cette voie car je soutenais et je soutiens toujours qu’il n’y a jamais eu de vrai resserrement du réglage de la politique économique aussi bien budgétaire que monétaire.

Les déclarations d’intention étaient de la cosmétique publicitaire.

J’ai eu raison en ce sens que l’économie américaine a donc continué sur sa lancée positive avec un atout considérable sur lequel j’ai beaucoup insisté l’an dernier: à la faveur de la hausse des prix des biens et des services, cette économie a bénéficié d’un stimulant puissant.

Vous savez que je considère que le seul vrai indicateur précurseur de la conjoncture c’est le taux de profitabilité du capital.

Pour moi c’est la variable centrale qui produit l’investissement, puis l’emploi, puis la demande. Et à partir du moment ou les entreprises ont pu considérablement -et cyniquement- hausser leurs prix et leurs profits la récession était exclue.

Le système capitaliste est un système de production pour le profit, pas pour la demande.

La hausse des prix n’a pas été un handicap, elle a rééquilibré le système américaine en faveur des entreprises, du capital et elle a allégé le poids du boulet des dettes. Les salaires réels sont restés très en retard.

C’est triste à dire mais cela eu un effet positif sous l’angle de l’activité

L’économie américaine devrait terminer l’année avec une augmentation du PIB réel d’environ 2%

Si l’on s’en tient au PIB comme mesure de l’expansion de l’économie américaine, alors 2 % est bien plus que ce que prévoyait la majorité des soi disant experts, y compris ceux de la Fed au début de 2023.

Le taux de chômage officiel américain est d’environ 4 % et l’inflation globale d’environ 3 %, c’est bien mieux que la plupart des prévisions du début de 2023.   

Si on excepte la question de l’évolution de la dette du système gouvernemental américain et celle connexe de la spéculation, on peut dire qu’il est en meilleure forme qu’il ne l’était il y a quelques années: les bénéfices sont copieux, le leadership technologique est affirmé, les réserves de liquidités sont encore énormes, l’emploi élevé, l’investissement a progressé.

.La question de la dette du gouvernement et des Agences est selon moi sans importance, je partage la conviction des élites américaines que jamais cette dette ne devra être remboursée, elle est pur cadeau, pur prélèvement sur la richesse de toutes façons fictive mondiale des imbéciles qui la financent. 

L’appel est désormais à un « atterrissage en douceur », voire à aucun atterrissage du tout. Et je suis plutôt de ce coté là.

Il n’est pas étonnant que les économistes des banques d’investissement de Goldman Sachs crient «victoire » et prédisent l’absence de récession et un « retour à la normale » pour l’économie américaine. L’immobilier se redresse deja nettement. Le marché boursier connaît un rallye record du type « Père Noël » et ceci est plutôt précurseur.

Le ralentissement de la hausse des prix est évident, mais les intrants eux aussi se sont calmés, les charges d’intérêt vont augmenter en raison de l’effet retard, les salaires vont se modérer. Au total il est probable que la période de nirvana pour le capital soit en train de s’estomper, mais ce sera progressif à mon avis, pas brutal.

Cela restera favorable et enviable en comparaison des parias que sont les vassaux des USA.

La zone euro est clairement en récession avec, au mieux, un PIB réel stable. Il en va de même au Royaume-Uni.

Mais cela on le savait: c’est dur d’être vassal!

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