Editorial sur les journalistes et le Pognon.

Il ne faut plus rien attendre des journalistes du business.

C’est devenu un journalisme de cour comme l’a encore illustrée la récente prestation unilatérale de Macron. Dans cette conception, les journalistes n’en sont pas, ce sont des auxiliaires des pouvoirs et leur tache est simple de faire valoir. Il font partie du système de la Communication et des relations publiques. Ils sont consanguins du business et de la politique. Tous ces gens bouffent et couchent ensemble.

Dans le modèle actuel, le journaliste n’est plus un auteur, c’est un salarié avec le lien de dépendance qui y est attaché. Ce qui reste du statut ancien d’indépendance , de dignité et de vérité est balayé par ce que l’on appelle la clause de conscience. Cette c lause scélérate permet de monnayer et d ‘attacher un prix à la docilité.

La clause de conscience crée une équivalence qui se formule:

dignité, conscience professionnelle, déontologie, indépendance = X centaines de milliers d’euros

Au lieu de lutter pour le respect des règles et de la pratique du journalisme honnête, on lutte pour le maintien de la classe de conscience. La conscience journalistique, cela a un prix, cela se monnaye et le capitaliste paie les clauses pour acheter la docilité de ceux qui restent. Tous ceux qui ne prennent pas la clause de conscience sont censés obéir. Et les autres, ceux qui la prennent vont soit tenter d’en obtenir une autre ailleurs ou tenter de se recaser ! Mais le patronat des médias a organisé la précarité, la concurrence des salariés entre eux et la proletarisation.

Le complément systémique de cette clause infame et de sa pratique devenue pervers c’est la peur du chômage et de la dégradation statutaire.

La profession a évolué vers la Communication au détriment de l’information et de l’éditorialisation.

Le grand capital a pris le contrôle de tous les médias, absolument tous.

Ce controle n’est pas seulement au niveau du capital, des fonds propres , il est aussi au niveau de l’endettement bancaire et surtout au niveau de la canalisation des recettes publicitaire.

Le business modèle médiatique est pourri à sa racine, il repose sur le tiers payant et non pas sur les recettes procurées par les utilisateurs. Les utilisateurs veulent du gratuit, ils ne veulent rien sortir de leur poche, ils acceptent d’être abreuvés de propagande plutôt que de débourser le prix des services qui leur sont rendus.

Un autre moyen de « tenir » les médias est l’accès aux sources, le fonds de commerce d’un « journaliste » ce sont ses sources et à ce titre il en est dépendant, il doit servir ses maitres. Mais c’est une autre histoire.

Dans la situation actuelle, seuls les journalistes indépendants peuvent exercer leur vocation correctement. Le journaliste salarié ne peut pas le faire , c’est structurel, constitutif.

C’est la même situation qu’en politique, seule la vocation garantit le respect des déontologies, la professionnalisation fait nécessairement déraper la pratique de cette activité. La professionalisation c’est la Pente disait André Tardieu qui en a fait un livre.

Je prétends depuis longtemps, depuis que j’ai acquis l’expérience de la direction de journaux – et celle de la politique- que pour être journaliste au sens plein du terme il faut être une sorte de saint, et même chose pour être politicien.

Hélas il faut bien vivre.

je suis pessimiste, je pense qu’aucun moyen, aucune organisation ne permettront de résoudre ce problème des ressources du journaliste pour vivre. Et croyez moi j’y réfléchis depuis longtemps!

J’avais songé à une sorte de syndicat, d’association volontaire de journalistes alternatifs partageant les mêmes valeurs . Dans cette association ils auraient été regroupés solidaires afin non seulement de percevoir des recettes etde se els répartir, mais aussi de garantir la qualité et le respect de règles déontologiques . L’association implicitement aurait conféré une sorte de label; je dis bien implicitement pas formellement.

Une initiative de ce type a été mise en place en 2017. Dés le départ j’ai considéré qu’elle correspondait à un besoin mais qu’elle était bancale et surtout vulnérable.; il s’agissait de Substack.

Ce que vous devez comprendre c’est que nous sommes en guerre, je dis bien en guerre et que tous les coups sont permis; le monde de l’information n’a pas encore vraiment assimilé cette réalité, il vit encore dans l’angelisme , les bons sentiment. Alors qu’en face lui il a des ennemis , -je ne dis même plus adversaires-, implacables, Seuls des héros peuvent lutter contre les gens d ‘en face, pas des commerçants.

Lisez ceci , je le laisse en traduction automatique brute.

Texte de Simplicius qui est partie prenante .

Depuis plusieurs semaines, Substack a fait l’objet d’une attaque massive, apparemment coordonnée, de la part de forces subversives cherchant à créer un exode viral hors du site en endommageant sa réputation. Malheureusement, il semble que le programme ait une portée si vaste qu’il cible même des comptes individuels à volume élevé, dont je semble faire partie, car je suis moi aussi tombé sous le coup de la déplatformisation des hommes de main.

Tout d’abord, un bref historique :

Substack, comme la plupart des gens le savent, est une entreprise assez jeune. Bien que l’entreprise ait ouvert ses portes en 2017, elle n’a vraiment commencé à gagner en popularité que vers 2020, lorsqu’une multitude de voix dissidentes ont estimé qu’il s’agissait de la seule chaire non censurée d’où crier la vérité sur la fraude sans précédent de l’année 2020. élection:

https://www.generalist.com/briefing/substack _

Je me souviens d’en avoir entendu parler pour la première fois à cette époque, par des influenceurs de grande envergure sur Twitter comme Mike Cernovich et son milieu conservateur. Après cela, et la « pandémie » de Covid qui a suivi, Substack a naturellement pris sa place comme une oasis contre la censure et la déplatformisation que l’on retrouve pratiquement partout ailleurs, atteignant ainsi de nouveaux sommets.

Dès que cela s’est produit, Substack est devenu, comme on pouvait s’y attendre, une cible pour toutes les organisations de surveillance impériales les plus infâmes qui cherchent à garder la vérité via leur marque de « vérification des faits » et de censure. Cela a culminé avec une attaque très visible de la part de l’ADL elle-même au début de l’année dernière :

Vous pouvez lire l’intégralité de leur pièce à succès ici .

Une fois que l’ADL a sonné le shofar de guerre, le jeu a commencé, car cela a été traité comme un ordre de marche adressé à toutes les organisations les plus répréhensibles et aux faux médias pour qu’ils commencent à se rassembler.

Cela a abouti à ce qui a été le morceau le plus médiatisé de tous, le long métrage Atlantic du mois dernier :

https://www.theatlantic.com/ ideas/archive/2023/11/ substack-extremism-nazi-white- supremacy-newsletters/676156/

Le travail de l’article était précisément d’inciter Substack à « résoudre » le problème, pour lequel un ensemble complet de réponses offensives était en cours de développement. Naturellement, Substack a été contraint de réagir, tenant le cap contre la censure, ce qui a initié la phase 2.0 de l’opération :

Source

Ces articles ont généré une tempête d’agitation anti-Substack conçue pour être à la pointe de l’attaque coordonnée et de la vague de migration planifiée qui allait bientôt suivre. Utilisant l’article comme une « preuve » circulaire, une masse critique de Substackers de gauche très en vue ont immédiatement bondi sur le podium pour annoncer leur retrait de la plateforme, accusant hypocritement Substack de transgressions qui se retrouvent en quantités encore plus grandes dans toutes les autres orthodoxies d’entreprise. les plates-formes de pointe vers lesquelles ils prétendaient partir.

L’ampleur vertigineuse de l’attaque la faisait paraître orchestrée. Voici quelques-uns des exilés les plus en vue :

Celui-ci, avec 40 000 abonnés, répertorie même le blog de Jonathan M. Katz dans ses « recommandations » – Katz est l’auteur du tube original d’ Atlantic « Substack Has a Nazi Problem ».

Le plus grand auto-exil est peut-être le jeu de plateforme de Casey Newton , avec près de 200 000 abonnés :

4 réflexions sur “Editorial sur les journalistes et le Pognon.

  1. C’est sur que ce n’est pas Bruno, qui va toucher des millions avec son blog…
    Déjà bien s’il n’a pas d’emmerdes, ca tiens presque du miracle…
    je sais de quoi je parle…
    les justes ne sont que très rarement payes en retour, gloire a eux.

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  2. « Le grand capital a pris le contrôle de tous les médias, absolument tous. »

    « je suis pessimiste… »

    « Ce que vous devez comprendre c’est que nous sommes en guerre, je dis bien en guerre et que tous les coups sont permis… »

    ———–

    Pour avoir vécu de l’intérieur le phénomène « Radio-Libre » à la sauce Mitterrand (85) avec le résultat inversement proportionnel aux postures affichées, il me fallait déjà comprendre à quelles logiques nous avons affaire. Puis nous avons eu la petite « Fête de la musique »… et derrière l’extrême légèreté apparente de ces sujets, plus de doutes sur les méthodes et pratiques qui s’affichent sur tous les gros sujets d’aujourd’hui… C’est devenu une marque de fabrique et même la seule politique pour contraindre les peuples à accepter l’inacceptable…

    Et ça va très loin… Trop loin ? Stop ou encore ? La réponse, nous l’avons encore cette semaine !! Pakistan, Corée du Nord, Jordanie… Stop ou encore ? L’Ukraine, France, Davos…Stop ou encore ? Encore et toujours…Tant que les coupables ne seront pas neutralisés, la guerre se fera par proxy, le visage masqué comme dans une comédie ou la tragédie ne se dévoile qu’une fois le rideau tombé.

    Oui, nous sommes en Guerre et il n’y a pas lieu d’être pessimiste, ni optimiste… Juste une cible, une seule… N’allons pas chercher midi à quatorze heure.

    Les réseaux ont bousculé la donne d’une force magistrale… Et l’IA pour noyer le poisson n’y peut rien…Pris au pièges , ILS n’ont plus d’autres choix que de faire des bêtises, avec ou sans les journalistes et autres médias aux ordres…

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  3. Nous vivons une époque formidable : il suffit, pour faire taire un opposant (ou même un simple sceptique) de le traiter de nazi !
    Oui merci M. Bertez pour votre blog que je suis assidument depuis des années, pour la rigueur de vos analyses et pour l’énorme travail de réinformation dont vous nous faites profiter !

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