La loi de Marx sur la tendance à la baisse du taux de profit affirme qu’avec le temps, la rentabilité du capital employé diminue inexorablement .
Marx estimait qu’il s’agissait de « la loi la plus importante de l’économie politique » parce qu’elle posait une contradiction irréconciliable dans le mode de production capitaliste entre la production de biens et de services dont la société humaine a besoin et le profit réclamé par le capital.
Jamais on ne vous parle de la profitabilité du capital qui est un ratio entre les profits et le capital mis en œuvre; non on vous parle des marges bénéficiaires qui sont un ratio des profits sur le chiffre d’affaires réalisé avec ce capital.
On escamote ainsi la réalité historique qu’il faut de plus en plus de capital pour faire du chiffre d’affaires dans le business.
Les deux rations sont différents et à la limite antagoniques: la hausse des marges bénéficiaires pratiquées par le capital a pour fonction de s’opposer, de contrecarrer la tendance la baisse du taux de profitabilité du capital; on monte les prix et on réduit les salaires pour produire une amélioration de la profitabilité du capital.
La baisse de profitabilité du capital est la vraie force qui anime nos systèmes car c’est ce critère de profitabilité du capital qui est utilisé en Bourse pour valoriser le capital.
A notre époque depuis la dérégulation, c’est la Bourse qui domine tout, le business, la fortune, la politique, les guerres.
La Bourse a pour fonction objective de dicter la Loi du capital et de la faire respecter.
Ceux qui la respectent deviennent de plus en plus riches, ceux qui ne la respectent pas deviennent marginalisés.
Ainsi la France qui est incapable depuis la Seconde Guerre Mondiale de respecter les Lois du capital est devenue de plus en plus marginalisée dans le monde occidental malgré ses atouts intrinsèques.
De Gaulle ne comprenait pas le système quand il a dit la politique ne se fait pas à la corbeille, mais il faut l’excuser c’était avant la financiarisation; avant que les bourses n’imposent leur dictature d’accumulation et de recherche du profit maximum, et que les idiots comme Mitterrand n’acceptent la libre circulation des capitaux ..
La loi du capital c’est la loi de l’accumulation et la conséquence qui en découle: la recherche du profit maximum sous l’aiguillon de la concurrence des capitaux entre eux.
Les perdants sont éliminés, vendus ou détruits en tant que capital comme cela se passe sans arrêt dans le système français. La vente du capital Français a l’étranger exprime cette Loi du capital; les plus faibles doivent soit se résigner à crever soit accepter de se vendre. Les droits de succession dans un pays capitalistiquement faible comme la France accélèrent le mouvement! C’est pour cela qu’il n’y a plus d’industrie en France.
La modernité, le progrès, la globalisation, les gains de productivité, la concurrence font que l’intensité du capital augmente plus vite que le taux d’exploitation et donc le taux de profit mondial diminue. Il faut toujours plus de capital productif, improductif et fictif pour faire tourner l’économie mondiale.
Il faut de plus en plus de capital pour générer un dollar de GDP ou un euro de GDP; c’est ce que veut dire et exprime l’intensité croissante du capital. Il faut toujours plus de capital et de moins en moins , relativement, de travail.
La financiarisation a pour fonction objective de lutter contre cette tendance à la baisse continue de la profitabilité du capital elle le fait par le biais de la monnaie et de la finance c’est pour cela qu’on les a dérégulées.
Si la rentabilité du capital diminue tendanciellement alors vous avez la possibilité de tenter d’économiser votre capital , le votre et de vous opposer a cette tendance en recourant à l’endettement, au levier.
Vous utilisez le crédit quasi gratuit fourni par les banques centrales pour financer vos investissements et ceci bonifie la profitabilité de votre capital propre, c’est à dire de l’argent que vous avez mis de votre poche.
C’est ainsi que fonctionne le système depuis la financiarisation et depuis que les banques centrales sous la conduite de la Fed américaine se sont mises au service du capital; le levier est le moyen favori du système pour bonifier sa rentabilité.
Note : mais en passant je signale que ceci implique les taux d’intérêt réels baissent toujours afin que le poids des dettes reste supportable, c’est ainsi que nait le besoin dit de « répression financière ».
Il y a d’autres moyens de s’opposer à la baisse de profitabilité du capital: la baisse de la part des salariés dans la valeur ajoutée, l’accélération de la rotation des stocks, les délocalisations, le pillage des matières premières et de l’énergie du reste du monde, la spoliation de l’épargne mondiale apr le privilège du dollar etc etc etc
Le taux de profit moyen mondial diminue tendanciellement au niveau mondial depuis 1945.
Le taux de profit sur le capital total a diminué à mesure que le PIB par habitant d’un pays augmentait en raison de la plus grande part de capital improductif dans les pays riches. Par ailleurs les activités improductives augmentent avec le développement économique .
Les chiffres sur la profitabilité du capital sont bien sur difficiles à obtenir et même à calculer. Il y a des travaux partiels .
Exemple
Travaux de Carchedi and Roberts, Kliman, Murray Smith. et ceux récents de Tomas Rotta de la Goldsmith University of London et Rishabh Kumar de l’University of Massachusetts: 43 countries, 2000–2014,
Ici graphique fourni par Roberts: taux de profit du capital US total employé et du capital productif seul.

D’où à la fin il y a la guerre.
Comme le dit la réclame … avec un Mars ça redémarre !
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VEUILLEZ S’IL VOUS PLAIT CHANGER DE NOM
VOTRE CHOIX EST DESOBLIGEANT, SINON IMPOLI.
SI MES ENFANTS ECRIVAIENT CE SERAIT POUR OFFRIR UN CONTENU DE QUALITE
IL N’Y A PAS DE BRUNOBERTEZ JUNIOR.
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A partir du moment où l’effet de levier est devenu le meilleur moyen de rentabiliser le capital, l’accumulation de ce dernier demandera toujours plus de dettes pour maintenir son taux de profit.
Une autre manière d’illustrer que le système a brulé ses vaisseaux.
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