Nouvelle repasse. D’ou vient l’argent qui fait monter les cours de Bourse? Ou est le maillon faible?

J’essaie de mettre en avant cette réflexion car elle est prémonitoire, bien que non datée.

Le temps logique n’a pas grand chose à voir avec le tems du calendrier, car la logique et la nécessité ont besoin de catalyseurs/d’opportunités pour se réaliser et les catalyseurs sont par nature aléatoires.

je cherche à pointer le moteur ou plutôt le carburant de la hausse fusionnelle boursière actuelle.

La réalité est celle d’un écart précaire mais colossal qui se creuse entre les perceptions haussières et les perspectives à moyen terme qui se détériorent. 

Cet écart, cette discontinuité augmentent considérablement les risques d’un ajustement désordonné sur les marchés et par réflexivité au sein de l’économie

Il est important de noter que les hausses de prix des actifs et l’excès de liquidité sont induits/produits par l’ébullition et qu’ils masquent des fragilités souterraines croissantes. La question n’est pas seulement celle des surévaluations.

Passant outre à une myriade diversifiée de risques de tous ordres, , les marchés sont devenus extrêmement vulnérables au non-prévu, aux retournements brusques, à une vague de réduction des risques et de désendettement.

Phénomènes qui entraineraient l’illiquidité face à la révulsion déstabilisatrice de la perception du marché.

Les marchés ne sont pas seulement « pricés », valorisés sur la base d’un scenario économique de non recession, ils sont pricés sur la base d’une maintien à un niveau très très élevé des liquidités , donc de l’appetit pour le jeu, donc de l’avidité, donc du recours au levier.

Et c’est là le point faible : le levier.

Les accidents financiers peuvent survenir n’importe ou et en particulier là ou on ne les attend pas ; une chaine de solvabilité et de liquidité n’est solide qu’à hauteur de la solidité de son maillon le plus faible et dans le système mondial il y en des maillons faibles !

Prenez par exemple la place de Hong Kong pour n’en citer qu’une qui est dans l’actualité. Ou un géant chinois ou japonais …

Les marchés financiers ont commencé à comprendre que les prix des actifs financiers avaient de moins en moins de rapport avec ce que l’on appelle la situation fondamentale de l’économie et des firmes et de plus en plus de rapport avec les conditions financières.

Attention je dis bien financières, je ne dis pas conditions monétaires.

C’est un constat que j’ai fait il y a de nombreuses années et que j’explique régulièrement car il n’est pas facile à communiquer. Il y a un pouvoir d’achat monétaire pour l’économie réelle et une sorte de pouvoir d ‘achat financier pour l’économie/sphère financière et les deux sont distincts et ne se recouvrent pas. Les deux ont cependant de nombreux traits communs en particulier leur haut pouvoir multiplicateur.

La finance crée sa propre monnaie si on veut. C’est ma conviction éclairée.

La finance crée sa propre monnaie par une alchimie obscure qui repose sur une hypothèse de base que je suis le seul à utiliser dans mon cadre analytique ; le marché financier est une colossale grande banque, il accomplit toutes les fonctions bancaires y compris celle de créer sa propre liquidité/s.

La liquidité et les liquidités ont de nombreux aspects et de nombreux visages.

D’une certaine façon la liquidité c’est une croyance. Une croyance optimiste qui incite à la prise de risque; à l’accélération de la rotation/circulation de la monnaie financière , laquelle incite à s’endetter , à faire levier pour gagner plus et à alimenter ainsi une sorte de pompe aussi efficace que le système traditionnel mais bien plus puissante et … opaque et …peut être infinie.

ON REUSSIT A TOUT FINANCER ALORS QUE LES MOYENS POUR FINANCER SONT CENSES SE RAREFIER!

Les responsables de la Fed détiennent un grand pouvoir pour alimenter les marchés en liquidités: leurs paroles, leurs guidances, leurs promesses, la manipulation des anticipations. . 

L’inflation des actifs et les bulles spéculatives ont besoin de carburant mais ce carburant n’est pas la monnaie « normale ». La preuve, le bilan de la Fed s’est contracté d’environ 800 milliards de dollars l’année dernière pour atteindre 7,65 trillions de dollars ; il est aujourd’hui inférieur de 1,25 trillions de dollars à son sommet de juillet 2022. Et puis en outre, l’agrégat monétaire M2 s’est contracté de 600 milliards de dollars l’année dernière, alors que les prêts bancaires ont nettement ralenti. 

Le Trésor peut enregistrer des déficits annuels de 2 000 milliards de dollars, tandis que la Fed réduit son bilan et  pourtant, les marchés restent d’une liquidité séduisante et au lieu de se resserrer les conditions financières générales se détendent. 

Tout cela est paradoxal, mais personne ne s ‘attache à élucider ce paradoxe et à montrer qu’au fond il s’explique par les innovations discrètes, non explicitées du système.

Les chiffres ci dessus prouvent que ce n’est pas cette « monnaie » là, la monnaie identifiée et connue qui propulse les Bourses!

Ce qui soulève la question suivante : quelle est la source « monétaire » qui alimente l’inflation historique du prix et de la masse des actifs ?

Je ne prétends pas répondre à cette question car y répondre nécessiterait le décorticage d’une multitude d’opérations complexes et l’accès à des informations qui à mon avis ne sont pas disponibles car concernant des bestioles financières non encore étudiées. Je prétends qu’il y a dans tout le système financier mondial des zones d’ombre considérables qui échappent à la connaissance , des inconnues qui ne sont même pas identifiées comme inconnues; l’homme a été dépassé par ses créations et innovations. Je repense à cette réflexion désabusée de Greenspan en 2006; « à notre époque on se sait plus ce qu’est la monnaie ». On se sait plus ce qui peut faire office de monnaie, ce qui en est , ce qui n’en est pas, ce qui est durable, éphémère.

LE RESERVOIR DU COMPLEXE DES FONDS MONETAIRES

Les actifs des fonds du marché monétaire ont augmenté de 1,17 trillions l’année dernière, soit près de 25%, pour atteindre un record de 5,9 trillions  Cela a écrasé le record de croissance annuelle de 729 milliards de dollars établi en 2007. Depuis septembre 2019, les actifs des fonds monétaires ont grimpé de 2,56 trillions , soit 75 %.

Le complexe des fonds monétaires a donc explosé. Il est devenu une source de financement essentielle pour la spéculation à effet de levier. Le complexe des fonds du marché monétaire est devenu la principale source de prêts sur le marché des « pensions » que Wall Street et les grandes banques exploitent le pour financer leurs opérations de financement de titres. 

Mais à mon avis cette source identifiée n’est qu’un des aspects de la question que nous nous posons, d’où vient l’argent?

Je crois que la réponse à cette question de la source de liquidités qui alimente le marché boursier est au cœur de la situation actuelle laquelle se caractérise par des prix top élevés/trop vulnérables des actifs financiers. Cette question non élucidée de la source du pouvoir d’achat boursier sera un jour au cœur de la crise qui se déclenchera.

La réponse à mes interrogations n’est pas connue , c’est une sorte de mystère, de boite noire et c’est pour cela que je parle d’alchimie des marchés financiers. L’origine de la source monétaire qui alimente la spéculation boursière n’est pas vraiment tracée. A mon avis ce n’est pas une réalité, une chose, mais un mouvement, du mercure insaisissable.

LE LEVIER , L’EXPANSION DU POOL DE CREDIT SONT AU CENTRE DE LA CREATION DE LIQUIDITE

L’utilisation de l’effet de levier joue un rôle central dans la création du pouvoir d’achat financier. Mais cela ne suffit pas épuiser le sujet car l’effet de levier est incroyablement multiforme , complexe, diversifié; il prend des tas de formes non soupçonnées. Il passe par l’endettement , les collatéraux, la rehypothécation des collatéraux .

Les achats sur marge sont bien connus , certes , mais les dérivés eux aussi sont une forme de levier. Les Stratégies comme le « trading de base », le « carry » portent sur des montants considérables.

Lorsqu’un spéculateur utilise un levier pour acheter des actions, ceci ajoute de la liquidité au marché.  Ce carburant monétaire à tendance à s’auto-renforcer. L’inflation des cours boursiers ne fait qu’induire/produire davantage de spéculation financée par le recours au levier.  Et à mesure que le crédit spéculatif et la liquidité augmentent, les processus deviennent plus structurels., enracinés, diffusés.

L’effet de levier inclus dans les produits dérivés a explosé ces dernières années. Des mécaniques infernales se mettent en branle avec l’explosion des opérations sur dérivés. Les traders et les spécialistes en produits dérivés qui vendent des options d’achat et des produits dérivés à la hausse sont contraints de prendre des positions longues à effet de levier sur les instruments sous-jacents – pour couvrir leurs expositions. Cet effet de levier génère lui aussi une nouvelle expansion de la liquidité du système.

Dans le monde d’aujourd’hui, la dette sur marge traditionnelle ne représente qu’une petite fraction du crédit spéculatif. Avec la prolifération des transactions d’options par les institutions et les traders en ligne, l’effet de levier lié aux produits dérivés a sûrement explosé .

De plus, un énorme levier de « carry trade » s’est accumulé sur les marchés obligataires du monde entier. La Banque du Japon a ouvert un énorme robinet, des vannes et elle n’a jamais normalisé sa politique, cela a fourni un « carry trade » extrêmement avantageux à partir du yen et ce carry a financé un levier spéculatif massif dans le monde.

Les conditions financières se sont considérablement assouplies et les marchés financiers hautement spéculatifs ont enregistré des performances spectaculaires. Une forme de réflexivité avec le réel s’est mise en branle .

Les principales mesures d’inflation confirment un apaisement des pressions sur les prix. 

Les données économiques sont meilleures que prévues.

Le PIB du quatrième trimestre a été annoncé à 3,3 %, en baisse par rapport au chiffre de 4,9 % du troisième trimestre, mais nettement supérieur à l’estimation consensuelle de 2,0 %.

À 50,3 (estimation 47,6), l’indice PMI manufacturier de janvier était le plus fort depuis le 50,4 d’octobre 2022. Les nouvelles commandes ont atteint 52,2, le plus haut depuis juin dernier. Avec un chiffre de 52,3, l’indice PMI des services a également dépassé les prévisions (51,5) pour atteindre son plus haut niveau depuis sept mois.

Les demandes de prêts hypothécaires ont encore augmenté de 8 %, tandis que les ventes de logements en attente en décembre ont augmenté de 8 % pour atteindre leur plus haut niveau depuis juillet. Les ventes de logements neufs ont été plus fortes que prévu (664 000 contre 649 000). 

La hausse (0,7 %) des dépenses personnelles en décembre n’a pas été plus forte depuis janvier dernier, avec des dépenses en hausse de 5,9 % en glissement annuel.

La Fed est dans une situation délicate. Elle rame pour maintenir le mythe de la soupe tiède qui lui permettrait de piloter subtilement pour aider Biden dans sa tentative de réelection.

Ce fut une erreur de Powell de commencer à parler de baisse des taux dans des conditions aussi souples et des marchés euphoriques. Si la Fed avait l’intention d’engager dans un cycle de réduction des taux pour aider Biden elle devra faire des contorsions!

21 janvier – Financial Times :

« Les marchés des obligations d’entreprises américaines sont en feu. » alors que les entreprises ont vendu un montant record de 150 milliards de dollars de dette depuis le début de ce mois, la début de l’année la plus chargée depuis plus de trois décennies. Les groupes de première qualité ont émis pour 153 milliards de dollars d’obligations ce mois-ci…, le chiffre annuel le plus élevé pour la dette libellée en dollars depuis 1990. Les emprunteurs se précipitent pour garantir une baisse des coûts d’intérêt, tandis que les investisseurs sont désireux de acheter de nouvelles obligations avant que les décideurs politiques ne commencent à réduire les taux d’intérêt américains plus tard cette année. « Le marché est en feu », a déclaré Richard Zogheb, responsable des marchés mondiaux des capitaux d’emprunt chez Citi.

MICHAEL HOWELL ET CROSS BORDER CAPITAL ESSAIENT D’APPROCHER CETTE QUESTION DES LIQUIDITES; L’APPROCHE N’EST PAS LA MEME QUE LA MIENNE, MAIS ON TOURNE AUTOUR DES MEMES QUESTIONS

CrossBorder Capital

@crossbordercap

Global research group focussed on monitoring credit, liquidity conditions & capital flows in over 90 economies info@crossbordercapital.com for GLI index and data

LA SEMAINE

Le S&P500 a gagné 1,1 % (en hausse de 2,5 % depuis le début de l’année) et le Dow Jones a augmenté de 0,6 % (en hausse de 1,1 %). 

Les services publics ont récupéré 0,6% (en baisse de 3,2%). 

Les banques ont augmenté de 2,4 % (en hausse de 0,4 %) et les courtiers ont augmenté de 1,8 % (en baisse de 1,4 %). 

Les Transports progressent de 2,0% (inchangé). 

Le S&P 400 des Midcaps a augmenté de 0,8 % (en baisse de 0,6 %) et les petites capitalisation du Russell 2000 ont augmenté de 1,7 % (en baisse de 2,4 %). 

Le Nasdaq100 a ajouté 0,6% (+3,5%). 

Les semi-conducteurs ont baissé de 0,8% (en hausse de 4,0%). 

Les Biotechs reculent de 0,5% (en baisse de 4,5%). 

Alors que le lingot a chuté de 11 $, l’indice aurifère HUI est resté inchangé (en baisse de 10,2 %).

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 5,1975 %. 

Les rendements des obligations d’État à deux ans ont baissé de quatre points de base cette semaine, à 4,35% (en hausse de 10 points de base depuis le début de l’année). 

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont glissé d’un point de base à 4,04 % (en hausse de 19 points de base). 

Les rendements du Trésor à dix ans ont ajouté un point de base à 4,14% (en hausse de 26 points de base). 

Les rendements des obligations longues ont augmenté de quatre points de base à 4,37% (+34 points de base). 

Les rendements de l’indice de référence Fannie Mae MBS ont baissé de quatre points de base à 5,51% (en hausse de 24 points de base).

Les rendements du Bund allemand ont chuté de quatre points de base à 2,30% (en hausse de 28 points de base). Les rendements français ont baissé de quatre points de base à 2,79% (+23 points de base). Le spread des obligations françaises à 10 ans allemandes est resté inchangé à 49 points de base. 

Les rendements italiens ont baissé de six points de base à 3,82% (en hausse de 12 points de base depuis le début de l’année). Les rendements grecs à 10 ans ont chuté de cinq points de base à 3,30% (en hausse de 25 points de base). Les rendements espagnols à 10 ans ont baissé de cinq points de base à 3,20% (en hausse de 21 points de base). 

Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont augmenté de quatre points de base à 3,96 % (en hausse de 43 points de base). L’indice des actions britanniques FTSE a augmenté de 2,3 % (en baisse de 1,3 % depuis le début de l’année).

L’indice japonais Nikkei Equities a reculé de 0,6% (en hausse de 6,8% depuis le début de l’année). Les rendements japonais « JGB » à 10 ans ont augmenté de cinq points de base à 0,72% (en hausse de 10 points de base depuis le début de l’année). 

Le CAC40 français a bondi de 3,6% (+1,2%). 

L’indice boursier allemand DAX a récupéré 2,5% (+1,3%). 

L’indice actions espagnol IBEX 35 a gagné 0,8% (en baisse de 1,6%). 

L’indice italien FTSE MIB a augmenté de 0,3% (inchangé). 

Les actions des marchés émergents ont été mitigées. 

L’indice Bovespa du Brésil a augmenté de 1,0 % (en baisse de 3,9 %) et l’indice Bolsa du Mexique a augmenté de 2,5 % (en baisse de 0,9 %). 

L’indice Kospi de la Corée du Sud a augmenté de 0,2% (en baisse de 6,7%). 

L’indice boursier indien Sensex a chuté de 1,4 % (en baisse de 2,1 %). 

L’indice chinois de la Bourse de Shanghai a augmenté de 2,8 % (en baisse de 2,2 %). 

L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a bondi de 4,4% (en hausse de 11,7%). 

L’indice boursier russe MICEX a peu varié (+2,1%).

Le crédit de la Réserve fédérale a diminué de 10,4 milliards de dollars la semaine dernière à 7,639 trillions . Le crédit de la Fed était en baisse de 1,250 trillions par rapport au sommet du 22 juin 2022. Au cours des 228 dernières semaines, le crédit de la Fed a augmenté de 3,913 trillions , soit 105 %. Le crédit de la Fed a gonflé 4,839 trillions $, soit 172 %, au cours des 585 dernières semaines. 

Ailleurs, les avoirs de la Fed détenus pour les propriétaires étrangers de titres du Trésor et la dette des agences ont chuté de 22,0 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre un plus bas de neuf mois de 3,357 trillions . Les « avoirs en garde » ont augmenté de 36,3 milliards de dollars, soit 1,1 %, en glissement annuel.

Les actifs totaux des fonds du marché monétaire ont peu changé à 5 960 trillions $. Les fonds monétaires ont augmenté de 1,156 trillions , soit 24,1%, en glissement annuel.

Le total du papier commercial a glissé de 3,8 milliards de dollars à 1,251 trillions . Le CP a baissé de 60 milliards de dollars, soit 4,6 %, au cours de la dernière année.

Les taux hypothécaires fixes à 30 ans de Freddie Mac ont gagné neuf points de base à 6,69 % (en hausse de 67 points de base en glissement annuel). 

Les taux à quinze ans ont bondi de 20 points de base à 5,96% (+81 points de base). L’enquête de Bankrate sur les coûts des emprunts hypothécaires géants a révélé que les taux fixes à 30 ans ont baissé de quatre points de base à 7,02 % (en hausse de 55 points de base).

Sur les devises :

22 janvier – Reuters :

« Les principales banques d’État chinoises ont décidé de soutenir le yuan lundi, en resserrant la liquidité sur le marché des changes offshore tout en vendant activement des dollars américains sur le marché intérieur alors que les actions glissaient… L’objectif était d’empêcher le yuan de chuter trop rapidement alors que Les actions A chinoises ont plongé…, l’indice de référence Shanghai Composite, ouvre un nouvel onglet, affichant lundi sa plus forte baisse sur une journée depuis avril 2022, en baisse de 2,7 %. « C’est un signal politique clair pour stabiliser le yuan et contrer le sentiment négatif du marché sur les actions », a déclaré Gary Ng, économiste principal pour l’Asie-Pacifique chez Natixis.

22 janvier – Bloomberg :

« Le coût d’emprunt du yuan à Hong Kong a atteint son plus haut niveau depuis près de deux ans, signalant sa rareté dans la ville – et rappelant aux commerçants une tactique de renforcement monétaire autrefois employée par Pékin. Le soi-disant Hibor au jour le jour, un indicateur mesurant le coût pour les banques de Hong Kong d’emprunter des yuans les unes aux autres, a atteint un niveau jamais vu depuis avril 2022… Les échéances à un et trois mois ont également grimpé, au plus haut depuis la fin de l’année dernière. . Cette augmentation rapide reflète l’impact des mesures d’intervention que la Chine a déployées à la suite d’une dévaluation du yuan en 2015, qui ont limité l’offre de yuan à Hong Kong et ont mis à rude épreuve les vendeurs à découvert.

25 janvier – Wall Street Journal :

« Les investisseurs individuels chinois veulent transférer leur argent hors du pays – et ils sont prêts à payer une prime importante pour ce faire. Le meilleur exemple de leur désespoir : certains ont acheté cette semaine des fonds offrant une exposition aux actions japonaises avec une prime de 20 % par rapport à la valeur de ces actions. Un fonds négocié en bourse lancé par China Asset Management Co. s’est négocié avec une prime de 14 % à 20 % par rapport à sa valeur liquidative indicative… L’ETF est devenu si populaire que China AMC a interrompu ses négociations pendant une heure jeudi.

23 janvier – Financial Times :

« Les autorités chinoises resserrent les limites des sorties de capitaux en restreignant l’accès aux fonds qui investissent dans des titres offshore alors que le pays lutte contre une déroute brutale du marché. Environ un tiers des fonds chinois qui investissent dans des titres étrangers dans le cadre d’un système contournant les contrôles stricts des capitaux ont annoncé dans des avis boursiers qu’ils suspendaient ou plafonnaient leurs ventes aux investisseurs particuliers « pour maintenir des opérations stables et protéger les intérêts des investisseurs ». Le gestionnaire basé à Pékin d’un fonds axé sur les actions américaines a déclaré avoir reçu des instructions informelles de la Bourse de Shanghai pour réduire les ventes de ces produits ciblant les marchés étrangers après que la demande ait ‘explosé’.»

Pour la semaine, l’indice du dollar américain a légèrement augmenté à 103,43 (en hausse de 2,1% depuis le début de l’année). Pour la semaine à la hausse, le rand sud-africain a augmenté de 1,3%, la couronne norvégienne de 0,6%, le franc suisse de 0,5%, le réal brésilien de 0,4%, la couronne suédoise de 0,2% et le won sud-coréen de 0,2%. En revanche, le peso mexicain a baissé de 0,5 %, l’euro de 0,4 %, le dollar néo-zélandais de 0,4 %, le dollar australien de 0,3 % et le dollar canadien de 0,2 % (la livre sterling, le yen japonais et le dollar de Singapour ont peu changé). Le renminbi chinois (onshore) a augmenté de 0,22 % par rapport au dollar (en baisse de 1,08 %).

Sur les matières premières

L’indice Bloomberg Commodities a augmenté de 2,0 % (en hausse de 0,1 % depuis le début de l’année). 

L’or au comptant a baissé de 0,5 % à 2 019 $ (en baisse de 2,2 %). 

L’argent a récupéré 0,8% à 22,80 $ (en baisse de 4,2%). 

Le brut WTI a bondi de 4,60 $, ou 6,3 %, à 78,01 $ (en hausse de 9 %). 

L’essence a augmenté de 6,1 % (en hausse de 9 %) et le gaz naturel a augmenté de 7,7 % à 2,71 $ (en hausse de 8 %). 

Le cuivre a récupéré 1,7% (en baisse de 1%). 

Le blé a gagné 1,2 % (en baisse de 4 %) et le maïs a augmenté de 0,2 % (en baisse de 5 %). 

Bitcoin a gagné 210 $, soit 0,5 %, à 41 850 $ (en baisse de 1,5 %).

4 réflexions sur “Nouvelle repasse. D’ou vient l’argent qui fait monter les cours de Bourse? Ou est le maillon faible?

  1. Mes connaissances ne me permettent pas de vous suivre bien loin dans la lecture de votre article…Aussi ma remarque ne se fonde-t-elle que sur une intuition quelque peu confuse : la faute initiale n’est-elle pas, dans les années 80, notamment sous Clinton, d’avoir donné à penser, puis de permettre que la finance soit une industrie et hors contrôle des états? Et ceci alimente des doutes : peut-on comprendre et admettre que l’ensemble des transactions financières représentent 4 ou 5 fois le PIB mondial?
    Et au niveau européen, l’encensement dont jouissait et jouit encore Jacques Delors chez beaucoup n’est-il pas abusif?

    J’aime

    1. La lecture de mes articles est un investissement, un investissement personnel.

      La lecture doit renvoyer, à des recherches et réflexions personnelles; normalement j’excite la curiosité et le besoin d’en savoir plus.

      Vous n’êtes pas obligés de tout assimiler mais si vous lisez régulièrement vous finirez par tout comprendre.

      Ce qui se voit, ce qui est évident est par construction sociale trompeur, mystifiant.

      Ce qui meut le monde ce n’est pas le su, l’exposé mais le non-su, l’inconscient , les structures enfouies, les mécanismes obscurs de la plomberie sociale souterraine.

      Ce que l’on voit et ce que l’on dit c’est ce qui est plaqué sur la réalité pour rendre l’inacceptable acceptable.

      On en voit un exemple terrible mais éclairant en ce moment avec la question de la guerre ou plutôt des guerres en cours.

      La vérité , le sens des évènements, leur logique sont à chercher en profondeur, sous la surface des apparences.

      Voila ce que vous devez avoir bien assimilé pour me suivre.

      Une fois que vous aurez accepté d’aller sur cette voie, vous aurez un sentiment de liberté, de plaisir, presque de réconciliation avec le monde, il vous sera moins étranger, vous serez moins aliéné.

      Le savoir vrai nous permet de nous réapproprier le monde dans lequel nous vivons. Nous pouvons ainsi mieux nous situer.

      Aimé par 2 personnes

  2. Le levier financier est un multiplicateur de la création monétaire. En ce sens on peut établir une relation entre les 2.

    Par ailleurs le recours au levier est inversement proportionnel au niveau perçu du risque.

    Vous expliquez qu’il n’y a plus de perception du risque donc il est très probable qu’il y ait de plus en plus de recours au levier via les dérivés.

    A chaque sauvetage du système et nous en avons vécu un début 2023 avec l’extinction rapide des incendies SVB et Crédit Suisse sous un déluge de liquidité, les opérateurs se rappellent que le put est là ce qui les incite à plus de risques par levier.

    Les travaux de la BRI sur les encours sur les dérivés de gré à gré ne sont que trienaux mais il serait intéressant de concaténer régulièrement l’ensemble des encours représentés par les positions ouvertes sur dérives organisés pour avoir une idée de ce phénomène qui répond sans doute pour une bonne part à votre interrogation.

    J’aime

Laisser un commentaire