Liquidité/liquidités: trois mois difficiles?

 Les marchés financiers ont découvrent le concept de liquidité et de liquidité mondiale.

C’est la liquidité qui fait monter le niveau de la mer … d e liquidité qui dissimule ceux qui se baignent nus.

C’est normal puisque c’est la liquidité qui fait monter les Bourses indépendamment de la valeur intrinsèque des actifs et surtout sans considération pour le facteur risque; quand les bourses montent on dit que l’on est risk-on et quand elles baissent on dit que l’on est risk-off.

Ce sont, si vous y pensez bien, des tautologies!

Les marchés savent intuitivement que si l’argent est facile, abondant, qu’il ne coûte rien ou moins que les gains que l’on peut réaliser, et si en plus la banque centrale fait baisser les primes de risque, alors la Bourse doit monter.

Beaucoup sinon la plupart des observateurs considèrent que la liquidité est une donnée, une donnée objective et que l’on peut la mesurer; il existe donc de nombreuses mesures de cette fameuse liquidité; je vous en parle de temps à autres, mais je ne partage absolument pas cette conception de la liquidité. objective;

Pour moi la liquidité n’existe pas vraiment , c’est du mercure, c’e n’est pas une donnée mais une sorte de résultante!

Je prends à la lettre la définition donnée par un grand gouverneur ou vice gouverneur de la Fed en son tems , Donald Kohn.

Interrogé dans une conférence de haut niveau , a la question qu’est-ce que la liquidité il a répondu:

« la liquidité c’est quand on croit que l’on va vendre plus cher que l’on a acheté ».

Hussman a démontré à plusieurs reprises qu’il n’y avait aucun mécanisme objectif , aucun lien direct décelable qui permettait de considérer que les QE créaient des liquidités, Les QE retirent du portefeuille mondial portefeuilles de l’argent qui rapporte, des Treasuries, pour le remplacer par de l’argent qui ne rapporte rien. Les détenteurs de portefeuilles ont ensuite tendance pour réequilibrer leurs avoirs à racheter des titres qui rapportent. Et ce faisant, ils font baisser faire baisser les taux. Ils considèrent que le mécanisme est une croyance, une croyance que les liquidités reçues à la place des Treasuries sont moins désirables que les autres actifs financiers. parce qu’ils croient que ces actifs vont monter, mais si la croyance s’inveser et que les detenteurs ont compris que les autres actifs financiers sont surévalués et vont s’effondrer alors les liquidités sont considerées comme désirables; ce qui est premiir c’est la croyance à la hausse!

Cette croyance à la hausse est implantée dans l’esprit des observateurs par les manipulations plus ou moins fines des gros opérateurs, ils créent le mouvement en marchant, ils implantent la dynamique.. On établit un lien entre QE et hausse de la Bousre en quelque sorte artificiellement comme la clochette de Pavlov établit un lien entre le son et le chien qui salive.

C’est la base de mes réflexions sur la liquidité et les liquidités; il est fini le temps ou les liquidités étaient produites par les banques centrales, le temps ou l’épargne etait un concept utile, le temps ou l’objectivité était la règle; nous sommes passés dans le temps de la subjectivité et des croyances. A notre époque ce sont les déficits .. qui créent ce qui passe pour de l’épargne.

En un mot l’argent est créé par les crédits accordés par des banques lesquelles augmentent la taille de leurs bilans si elles le peuvent. Les banques prêtent si leur bilan le leur permet , si leur capacité bilantielle est suffisante, si les conditions sont bonnes; ou si elles croient qu’elles sont bonnes.

Les operateurs financiers empruntent et utilisent le levier si ils croient à la hausse, si ils trouvent des hedges pour couvrir leur risque et tout cela passe par la volatilité et se retrouve sur le marché colossal des dérivés; ce marché joue un role central!

Tout ceci pour dire que selon moi les marchés , l’ensemble formé par le marché propremment dit plus les opérateurs qui le composent, plus les médias qui produisent le sentiment, plus les etablissements fianciers, plus la Fed qui assurent les risques, plus les gouverneurs qui parlent et influencent, plus le marché des derivés, tout cela c’est la liquidité. La liquidité c’est un tout!

On ne peut donc utiliser la liquidité comme un concept, comme un outil extérieur pour prévoir les marchés car d’un seul coup elle peut disparaitre puisque c’est une croyance, un etat desprit, du mercure.

Le concept de liquidité est aussi inutile que celui de masse monétaire ! En effet a quoi sert ce concept de masse monétaire pour étudier l’économie et l’inflation des rpix si la même masse monétaire peut tourner plus ou moins vite en fonction d’éléments exogènes que l’on ne connait pas? En 2009 la copine de Milton Anna Schwartz s’est totalement trompée sur sa prévision de hausse des prix, elle a cru que la monnaie tourner et allait provoquer de l’hyperinflation, en fait elle a été stockée!

Le concept de masse monétaire est un refuge de l’ignorance comme celui de liquidité; Il n’y a jamais d’argent sur la touche qui attend de s’employer demontre Hussman; je vais encore loin, quand cela monte il y a toujours de l’argent pour finance la hause puisque la hause crée en quelque sorte sa propre liquidité, son propre argent.

A la limite on peut dire humoristiquement que le momentum, cette force mysterieuse qui est adorée des speculateurs crée la liquidité!

Pour comprendr et analyser tout cela il faudrait etre capble d’aprehender le tout, le Grand Tout .


Trois mois difficiles
Comprendre les dernières tendances mondiales en matière de liquidité MICHAEL HOWELL
17 MARS∙

La liquidité mondiale mesure le flux d’épargne et de crédit à travers le système financier mondial. Il s’agit d’un moteur majeur de la performance des actifs (3 à 9 mois à l’avance) et, à terme, de l’activité commerciale réelle (12 à 15 mois à l’avance).

Les dernières données hebdomadaires sur la liquidité mondiale montrent un nouveau sommet de 171 000 milliards de dollars américains.

Pourtant, en regardant sous la surface, on constate un net ralentissement du rythme de l’expansion .

La récente croissance de la liquidité est davantage due à l’amélioration de la valeur des garanties, notamment à la baisse de la volatilité des obligations (par exemple l’indice MOVE), qu’aux injections de la banque centrale.

En effet, les « deux grands » de la Banque populaire de Chine et de la Fed américaine ont récemment réduit (quoique temporairement) leurs entrées de liquidités, la Fed semblant compromise par la prochaine saison fiscale (au cours de laquelle le TGA va gonfler) et par la stagnation (et la dernière hausse des taux d’intérêt). ) dans le RRP, à mesure que les émissions de bons du Trésor diminuent au profit d’émissions de coupons plus importantes.

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