BOURSES. POWELL REMET LE FEU AUX POUDRES! LES AUTRES BANQUES CENTRALES SE JOIGNENT A LUI! POURQUOI?

Exubérance, exubérance.

Le S&P500 a gagné 2,3 % (en hausse de 9,7 % depuis le début de l’année) et le Dow Jones a augmenté de 2,0 % (en hausse de 4,7 %).

Les services publics ont augmenté de 1,5% (en hausse de 1,4%). Les banques ont bondi de 3,7 % (en hausse de 5,9 %) et les courtiers ont gagné 1,8 % (en hausse de 8,0 %).

Les Transports récupèrent 3,3% (+0,7%).

Le S&P 400 des Midcaps a augmenté de 2,3 % (en hausse de 7,5 %) et les petites capitalisations du Russell 2000 ont gagné 1,6 % (en hausse de 2,2 %).

Le Nasdaq100 a progressé de 3,0% (en hausse de 9,0%). Les semi-conducteurs ont rebondi de 3,2% (+17,5%).

Les Biotechs progressent de 1,2% (en baisse de 2,8%). Alors que le lingot a augmenté de 10 $, l’indice aurifère HUI a diminué de 0,9 % (en baisse de 5,2 %).

Ailleurs:

 L’indice actions britanniques FTSE a bondi de 2,6 % (en hausse de 2,6 % depuis le début de l’année).

L’indice japonais Nikkei Equities a bondi de 5,6 % (en hausse de 22,2 % depuis le début de l’année).

Le CAC40 français a reculé de 0,2% (+8,1%).

L’indice boursier allemand DAX a augmenté de 1,5% (+8,7%).

L’indice boursier espagnol IBEX 35 a bondi de 3,3% (+8,3%). L’indice italien FTSE MIB a gagné 1,2% (+13,2%).

Les réunions des banques centrales au cours de la semaine ont TOUTES été dans le sens du relâchement. . Parmi les décisions figurent la baisse surprise des taux de la Banque Nationale Suisse et le virage accommodant de la Banque d’Angleterre et les promesses de baisse des taux de la BCE. 

Mais la palme du pyromane en chef revient à Powell, pendant qu’il parlait le marché américain a bondi de plus de 1%;

Powell sur la hausse des prix, une vraie colombe : « Je dirais que le chiffre de janvier, qui était très élevé, les chiffres du CPI et du PCE de janvier étaient assez élevés. Il y a des raisons de penser qu’il pourrait y avoir des effets saisonniers. Pour autant, nous ne voulons pas le rejeter complètement. « 

 » Mais je prends les deux CPI de janvier et février] ensemble, et je pense qu’ils n’ont pas vraiment changé l’histoire globale, qui est celle d’une inflation descendant progressivement sur un chemin parfois semé d’embûches vers 2 %. Je ne pense pas que cette histoire ait changé .

« … L’histoire est en réalité essentiellement la même, à savoir une inflation qui descend progressivement vers 2 % sur un chemin parfois cahoteux . »

« Nous avons maintenant neuf mois d’inflation à 2 1/2 %, et nous avons eu deux mois d’inflation assez cahoteuse. »

Powell tout aussi conciliant sur l’emploi, il minimise!

Jeanna Smialek du New York Times : « Mais un recrutement aussi important sur le marché du travail ne serait pas en soi une raison pour retarder les baisses de taux ? »

Powell« Non, pas tout seul non… Vous avez vu l’année dernière des embauches très fortes et une inflation en baisse rapide. Nous avons maintenant une meilleure idée qu’une grande partie de cette évolution est due à la guérison du côté de l’offre, en particulier avec la croissance de la population active. Ainsi, en soi, une forte croissance de l’emploi n’est pas une raison pour nous de nous inquiéter de l’inflation.

Powell : « Nous ne pensons pas que l’inflation n’ait pas été provoquée à l’origine, nous pensons, je ne pense pas, par les salaires principalement. Ce n’était pas vraiment l’histoire.

Powell a ajouté «un affaiblissement inattendu du marché du travail pourrait également justifier une réponse politique. »

Les marchés se sont immédiatement emballés suite aux déclaration de Powell.

Pourquoi les banques centrales sont elles aussi pressées de baisser les taux et surtout de faire en sorte que les marchés le prennent en compte par anticipation, au risque de relancer les hausses de prix et surtout de provoquer une nouvelle flambée spéculative? C’est à mon avis la vraie question importante.

J’imagine plusieurs raisons:

– l’ampleur des dettes des gouvernements et la montée en flèche des coûts du service de la dette

– le spectre de l’instabilité des marchés des pensions et des marchés monétaires

-la peur d’un désendettement désordonné qui ferait chuter en boule de neige les vedettes de la spéculation et de l’IA

-la situation critique des marchés immobiliers mondiaux et des créances correspondantes

-crainte des conséquences potentielles de la normalisation de la politique monétaire de la Banque du Japon sur les flux mondiaux

-fragilité mondiale suite à la hausse des rendements du Trésor et du dollar dans un monde sur endetté et surtout très en levier en particulier sur les marchés obligataires mondiaux

-la peur de l’effet de contagion de la situation Chinoise

Les gnomes savent ils des choses que nous ne connaissons pas?

Tout cela montre que la politique monétaire, partout dans le monde a d’autres priorités que la lutte contre la hausse des prix: elle dépend de la finance!

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