Depuis de nombreuses années je défends et je promeus l’idée que les maîtres, les élites, les kleptocrates et leurs larbins qui sont à leur service vous font vivre dans un imaginaire. Ils créent une « réalité » et c’est à cette « réalité imaginaire et imaginée » que vous vous adaptez croyant que vous vous adaptez au vrai réel.
L’idée de base c’est de vous faire vivre à coté du réel, de vous détourner, de vous faire marcher a coté de vos pompes, vous faire rêver, vous distraire afin que vous soyez totalement et de plus en plus incapables de vous situer dans la vie, dans le monde et surtout surtout par rapport à « eux »;
Mai 68 a été une étape toute fait significative dans cette voie, avec la libération du poids du réel, libération vis à vis des règles, vis à vis des limites, , vis à vis de la morale, vis à vis de l’Œdipe, bref libération vis à vis de tout tout ce qui empêchait la jouissance et la transgression.
C’est grace à cette libération que la société française s’est ouverte sur la société de consommation, l’américanisation, la marchandisation, la destruction des identités, le « tout est permis » etc.
Toute cette entreprise a été pilotée, presque planifiée, grace au cinéma d’Hollywood, à l’art, la musique, , tout a été destructuré, on a cassé les codes afin de faire, de produire des sujets aussi vierges que possible, loin de toute détermination personnelle, vierges pour qu’ils consomment et soient soumis.
Il y a, a notre époque de multiples moyens de s’envoyer en l’air ,de planer, de ne plus toucher le sol; la pornographie , le virtuel, les drogues
Les USA sont en train d’en faire la cruelle experience dramatique avec les opioïdes;
mais en Europe nous sommes en retard et il faut vite rattraper le temps perdu.
Si vous voulez encore comprendre tout cela, lisez, si vous n’êtes pas totalement abruti, les ouvrages de Clouscard, c’est génial.
Le Parlement allemand a suivi la voie du Canada et des États-Unis et a approuvé la légalisation de la « weed ».
Il sera légal de cultiver et de posséder de la marijuana en Allemagne. Vous pouvez désormais transporter jusqu’à 25 grammes de cannabis, stocker jusqu’à 50 grammes de fournitures à la maison et cultiver vous-même jusqu’à trois plantes.
Avec la connivence des autorités, l’organisation d’un système de livraison de doses en ligne est déjà en cours d’élaboration.
Et ce n’est que la première partie du plan.
À l’avenir, ils créeront même des « clubs » spéciaux où il sera possible de cultiver du chanvre et de partager la récolte. Fumer de l’herbe est autorisé mais à une distance de 100 mètres des jardins d’enfants et des terrains de jeux.
Et bien sûr, la libéralisation affectera les trafiquants de drogue déjà emprisonnés : les condamnations des années précédentes pour possession ou culture seront radiées du Registre central fédéral.
Les enquêtes en cours seront clôturées – cela représente près de 3 500 cas rien que dans la capitale.
Le Tagesspiegel écrivait récemment que Berlin est envahie par la criminalité liée à la drogue : un crime sur deux y est désormais lié à la drogue.
Le plus étonnant est que le gouvernement allemand comprend parfaitement vers quoi il mène son pays. L’épidémie d’opioïdes aux États-Unis et au Canada n’est pas passée inaperçue. Les drogues sont la destruction d’une nation et le déni d’un avenir pour vous et vos enfants.
Voici une citation ancienne du ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach : « Le chanvre est un poison pour le cerveau. »
Complement politique
Karl Rove, conseiller politique de George W. Bush, a, pendant les deux mandats de celui-ci, appliqué une stratégie qu’il qualifie de « stratégie de Shéhérazade » : « Quand la politique vous condamne à mort, commencez à raconter des histoires – des histoires si fabuleuses, si captivantes, si envoûtantes que le roi (ou, dans ce cas, les citoyens américains, qui, en théorie, gouvernent notre pays) oubliera sa condamnation capitale. »
Rove ne cesse d’inventer des histoires de bon et de méchant à l’usage des candidats républicains au Congrès. Il s’efforce de transformer toute élection en théâtre moral, en un conflit opposant la rigueur morale des républicains à la confusion morale des démocrates.
« Karl Rove, explique Ira Chernus, a fait le pari que les électeurs seront hypnotisés par des histoires du style John Wayne avec de « vrais hommes » combattant le diable à la frontière – en tout cas suffisamment d’Américains pour éviter la sentence de mort que les électeurs peuvent prononcer contre un parti qui nous a conduits au désastre en Irak (…). Rove veut que chaque vote en faveur des républicains soit une prise de position symbolique. »
CDans un article du New York Times publié quelques jours avant l’élection présidentielle de 2004, Ron Suskind, qui fut, de 1993 à 2000, éditorialiste au Wall Street Journal et auteur de plusieurs enquêtes sur la communication de la Maison Blanche depuis 2000, révéla les termes d’une conversation qu’il avait eue, au cours de l’été 2002, avec Karl Rove : « Il m’a dit que les gens comme moi faisaient partie de ces types « appartenant à ce que nous appelons la communauté réalité » the reality-based community : « Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable. » J’ai acquiescé et murmuré quelque chose sur les principes des Lumières et l’empirisme. Il me coupa : « Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire, maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons. » »
Je crois que la clé du marché de la drogue ce ne sont pas les trafiquants mais les consommateurs.
Lutter contre les trafiquants, les dealers, les mafias….etc… c’est un travail de Sisyphe. Lutter contre la consommation, c’est tuer le trafic
Donc les allemands ont tout faux !
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En écho littéraire:
A Scanner darkly, de Philip K Dick (Substance mort).
A se demander si la lecture des auteurs de science-fiction (et de philosophie) qui nous avertissent des maux à venir n’inspire pas au contraire les pervers au pouvoir!
Cordialement
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