Dario est un bon observateur, un bon commentateur mais ce n’est pas un grand analyste.
La Fed n’a pas décidé ou choisi de défendre et protéger la bulle des actifs financiers à tout prix,
Non! La Fed ne choisit rien, elle obéit, elle suit ce qui découle de la Necessité.
Depuis que l’inflationnisme a été choisi – il y a 40 ans – , l’engrenage est en place et c’est par des tromperies successives que les gnomes ont réussi de temps autre à faire croire qu’ils avaient un choix; il n’en ont aucun.
NOTE BB
Depuis le début
des années 80 je critique la financialisation.
Ayant participé aux travaux qui allaient y conduire sous la pression des grandes banques et des intérêts dynastiques privés j’ai toujours développé l’idée que la financialisation était criminelle car elle consistait à mettre de l’infini, des signes, sur du fini; des biens et services réels limités.
Il m’a été repondu au plus haut niveau que ce n’était pas grave et qu’il suffisait de faire en sorte de créer de temps a autre un peu de nettoyage et qu’entre temps il suffisait de veiller à ce que toujours la monnaie reste piégées dans les actifs papier, et els actifs de marché.
C’est la definition exacte de la financialisation ; la régulation par bulles successives, puis éclatement, puis nettoyage , puis relance.
Bref il m’ a été repondu qu’a long terme nous serions tous morts; hélas le long terme est là, il a plus de 40 ans et il pointe son horrible visage grimaçant.
Les gnomes n’ ont aucun choix depuis Bernanke et sa fameuse analyse révisionniste qui l’a conduit à diagnostiquer que la crise de 1929 avait eu lieu parce que la Fed avait resserré sa politique monétaire .
Tout s’est joué dans cette analyse révisionniste inversée de l’histoire de la Grande Crise; si vous affirmez que la crise a été causée par le resserrement de la Fed à cette époque alors vous arrivez à la conclusion pompeusement idiote de Bernanke :
plus jamais cela.
On a tout sacrifié en 2008 pour éviter une petite révulsion qui aurait , à cette époque, encore été gérable, mais depuis tout est multiplié par 10 ou quelquefois 100 ! Et essayer d’arrêter la course vers l’abime couterait des dizaines de fois plus cher qu’en 2008; donc oubliez cela, on ne peut corriger, c’est marche et crève. C’est à dire qu’il faut protéger la bulle le plus longtemps possible et accepter l’idée qu’après ce sera le déluge.
EN PRIME
| L’économie américaine est en grande partie une économie « financialisée ». Financialisation : « L’augmentation de la taille et de l’importance du secteur financier d’un pays par rapport à son économie globale. »La financiarisation est-elle une maladie des empires en voie de corrosion ? Existe-t-il des exemples précédents ? Oui, bien sur. Le secteur financier représentait 10 % du produit intérieur brut en 1970. En 2010, le système financier représentait 20 % du produit intérieur brut… gonflé par l’hélium des taux d’intérêt artificiellement déprimés. Une économie financialisée exige un crédit en constante expansion – c’est-à-dire de la dette – pour maintenir ce qui devient un spectacle ou si on veut un imaginaire. il faut produire de plus en plus de dettes pour un rendement en terme de production de richesses réelles qui se réduit de plus en plus. Cette dette devient un boulet posé au pied de la société. Cela étouffe l’épargne et l’investissement dans les actifs productifs. Les spéculations deviennent folles. J’ai expliqué a maintes reprises la cause première de la financialisation: c’est l’insuffisance de profit et de revenus gagnés face à la masse de capital . Pour compenser l’insuffisance de profits, et l’impossibilité de hausser les revenus sauf à encore faire baisser les profits on invente des promesses, c’est à dire que l’on crée des promesses sur le futur; des dettes, des actifs imaginaires. On s’envoie en l’air, dans les airs d’où le nom de toutes ces conséquences: des bulles! Des bulles qui flottent qui lévitent détachées, désancracrées. Grace a la production de crédita les prix des actifs fictifs, -les indices boursiers-s’envolent , le moyen le plus utilisé est les buy-backs, c’est à dire le rachat par les entreprises de leurs propres actions pour les faire monter! https://x.com/ISABELNET_SA/status/1778721810134999250 Mais ces promesses s ‘accumulent! Les promesses créent des droits pour ceux qui les détiennent et ils veulent qu’elles soient tenues et leurs droits respectés ;, donc il faut sans cesse repousser dans le futur l’heure des comptes et en même temps exploiter/prelever de plus en plus durement sur l’activité, sur le travail présent. La grande divergence Pendant ce temps, les salaires chutent – et les classes moyennes avec eux. Le grand gouffre a commencé à se creuser au milieu des années 1980 : ![]() L’ historien du capitalisme mondial Giovanni Arrighi (1937-2009)… a exploré les origines et l’évolution des systèmes capitalistes remontant à la Renaissance et a montré comment les phases récurrentes d’expansion et d’effondrement financiers sous-tendent des reconfigurations géopolitiques plus larges. L’idée selon laquelle le cycle d’ascension et de chute de chaque hégémon successif se termine par une crise de financialisation occupe une place centrale dans sa théorie. C’est cette phase de financialisation qui facilite le passage au prochain hégémon. A un moment donné l’hegemon bute sur ses limites, il faut assurer l’investissement productif, les armes, le pain, le beurre et la rémunération du capital accumlé. La période d’ascension est basée sur une expansion du commerce et de la production. Mais cette phase finit par atteindre sa maturité, moment auquel il devient plus difficile de réinvestir le capital de manière rentable dans une expansion ultérieure. En d’autres termes, les efforts économiques qui ont propulsé la puissance montante deviennent de moins en moins rentables à mesure que l’économie devient de plus en plus gourmande en capital c’est à dire qu’elle devient capital intensive. L’économie réelle devient de plus en plus difficile a faire croitre, les salaires sont plus bas. L’augmentation des dépenses administratives et le coût du maintien d’une armée en constante expansion contribuent aux déséquilibres . Cela conduit à l’apparition de ce qu’Arrighi appelle une « crise du signal », c’est-à-dire une crise économique qui signale le passage de l’accumulation par expansion matérielle à l’accumulation par expansion financière. S’ensuit une phase caractérisée par l’intermédiation financière et la spéculation. Une autre façon de voir les choses est qu’après avoir perdu la base réelle de sa prospérité économique, une nation se tourne vers la finance comme dernier domaine économique dans lequel son hégémonie peut être maintenue. La phase de financiarisation Arrighi démontre comment le tournant vers la financiarisation, qui s’avère initialement très lucrative, peut offrir un répit temporaire et illusoire sur la trajectoire du déclin, retardant ainsi l’apparition de la crise terminale. Au début des années 1980, les 1 % les plus riches ont bénéficié d’un colossal enrihissement tombé du ciel de la financialisation d’un enrichissement sans cause! ![]() |


2 réflexions sur “Editorial. « Plus jamais cela! » Il faut protéger la bulle le plus longtemps possible et accepter l’idée qu’après ce sera le déluge.”